share

L’AFAC publie le rapport « Ce que nous disent leurs histoires », culmination de la recherche sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées au Canada

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) publiera le 6 avril 2010 le rapport « Ce que nous disent leurs histoires », qui est la culmination de la recherche effectuée dans le cadre de l’initiative Sœurs par l’esprit au cours des cinq dernières années. Cette recherche est axée principalement sur l’étendue et la profondeur des travaux quantitatifs réalisés dans le cadre de l’initiative et les lacunes dans les connaissances qui entravent l’élaboration de politiques et de programmes efficaces pour contrer le nombre accablant de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées au Canada.

Au 31 mars 2010, l’AFAC avait constaté que plus de 582 femmes et filles autochtones au Canada avaient disparu ou été assassinées. Dans un rapport précédent, « Les Voix de nos sœurs par l'esprit : Rapport aux familles et aux communautés, deuxième édition », produit en 2009, l’AFAC identifiait 520 femmes et filles autochtones disparues ou assassinées.

Comme le dit la présidente de l’AFAC, Jeannette Corbiere Lavell, « la disparition ou la mort de 520 de nos femmes et filles étaient déjà assez tragique, mais à mesure que nous poursuivons nos recherches, les nouveaux renseignements qui font surface au sujet de la disparition et de la mort de 582 de nos femmes sont tout simplement inacceptables. Ces femmes laissent derrière elles des enfants, des familles, des amis et des êtres chers. Nous devons agir pour contrer ce traumatisme en améliorant les réponses, en formulant des stratégies de prévention et en garantissant un soutien accessible et approprié aux familles de ces femmes ».

Le rapport Ce que nous disent leurs histoires fait ressortir le lien qui existe entre le nombre élevé de femmes et de filles autochtones qui ont disparu ou qui ont été retrouvées mortes et les inégalités économiques et sociales qui caractérisent la situation des femmes et des filles autochtones. Les constatations permettent de conclure que, même en sachant que les femmes autochtones sont exposées à des taux de violence beaucoup plus élevés que les femmes non autochtones, l’étendue de ce problème est sous représentée par les données actuelles. Le manque de cadres particuliers aux femmes autochtones ou à un sexe plutôt qu’à l’autre limite aussi les données existantes.

Il faut comprendre cette violence dans le contexte du colonialisme, qui cherchait à déshumaniser les femmes autochtones. Par divers moyens complexes, cette situation continue d’avoir des répercussions directes sur la sécurité des femmes et des filles autochtones, dans la société canadienne et dans les communautés autochtones. Ces répercussions continues sont nombreuses; mentionnons entre autres des traumatismes intergénérationnels, la surreprésentation des enfants autochtones pris en charge par les services de protection de l’enfance et l’insécurité qui mène à des options limitées et des choix inadéquats.

L’AFAC espère que les constatations de ce rapport serviront à éclairer l’élaboration de politiques et de programmes en favorisant la pleine compréhension des éléments complexes qui sous tendent cette violence.

Pour obtenir plus de renseignements, s’adresser à :
Andrea Ruttan, M.A., conseillère en communications Téléphone : 613 656 3012 Cellulaire : 613 295 2719 Télécopieur : 613 722 7687 courriel : aruttan@nwac.ca