L’ACCP et l’AFAC annoncent une collaboration – femmes autochtones disparues ou assassinées

(Ottawa, ONT) – C’est avec plaisir que l’Association canadienne des chefs de police (ACCP) et l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) émettent la déclaration suivante :

Aujourd’hui, une rencontre entre l’Association canadienne des chefs de police (ACCP) et l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) s’est avérée très constructive et cordiale. Les deux organisations sont grandement préoccupées par l’enjeu des femmes autochtones disparues ou assassinées. Nous avons convenu d’agir en partenariat et d’être des voix constructives dans le développement de solutions sur cet enjeu critique. Des leaders des services policiers s’engagent dans des mesures concrètes, peu importe le processus déterminé.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) vise un but collectif : favoriser, promouvoir et encourager le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières nations et métisses au sein des sociétés des Premières nations, métisses et canadiennes. À titre d’organisation nationale représentant les femmes autochtones depuis 1974, le mandat de l’AFAC est d’obtenir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

L’Association canadienne des chefs de police (ACCP) a été fondée en 1905 et elle représente quelque 1000 dirigeants policiers de toutes les régions du Canada. Elle s’emploie à appuyer et promouvoir l’efficacité dans l’application de la loi ainsi que la protection et la sécurité de la population du Canada. Par l’entremise de ses membreschefs de police et autres hauts dirigeants policiers, l’ACCP représente plus de 90 % du milieu policier au Canada, y compris aux échelons fédéral, provincial, régional et municipal, au sein des Premières Nations, dans les transports et dans les Forces canadiennes.

– 30-

Pour plus de détails, veuillez communiquer avec :

Claudette Dumont-Smith
Directrice générale Association des femmes autochtones du Canada
cdumontsmith@nwac.ca

Timothy M. Smith
Relations gouvernementales et communications stratégiques Association canadienne des chefs de police
Mobile : 613-601-0692
timsmith2000@rogers.com

14.09.30L’AFAC et l’Association canadienne des chefs de police annoncent une collaboration

Stopper la violence envers les femmes et les filles autochtones doit faire partie des enjeux majeurs des prochaines élections

OTTAWA Le 29 septembre 2014 – Alors que les partis politiques se préparent pour les prochaines élections fédérales, Amnistie internationale et l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) lancent un cri d’appel aux Canadiens pour qu’ils demandent à tous les politiciens de donner une priorité pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones. Nos organisations travailleront avec les organisations de femmes et tous les alliés à travers le Canada pour s’assurer que tous les partis s’engagent concrètement à mettre fin à la violence faite aux femmes et filles autochtones pour les prochaines élections.

Les dernières statistiques publiées par la GRC font état de 1017 femmes et filles assassinées entre 1980 et 2012 et de plus de 100 femmes portées disparues dans des circonstances inexpliquées ou suspectes.

Lors d’une conférence de presse sur la Colline du Parlement aujourd’hui, la présidente de l’AFAC, madame Michèle Audette, a déclaré : « Chaque femme était quelqu’un. Toutes ces femmes, sœurs, filles, amies ou mères ont le droit de vivre à l’abri de la violence. Elles méritent mieux que des excuses de la part du gouvernement et qu’un ensemble disparate de programmes et de services inadéquats et sous-financés. Nous avons besoin de solutions et d’actions qui font faire une différence dans la vie des femmes. »

Selon Alex Neve, Secrétaire général d’Amnistie internationale Canada anglophone, « plutôt que d’adopter des mesures concertées et exhaustives qui s’imposent de toute urgence, tous les gouvernements successifs se sont contentés de la même approche fragmentée qui n’accorde pas la protection dont ont besoin les femmes et les filles autochtones. De plus en plus de Canadiens se mobilisent pour la mise en place de mesures concrètes, mais nous avons besoin d’un plus grand nombre de voix. »

Amnistie internationale a publié il y a dix ans un important rapport de recherche ayant pour titre : Canada. On a volé la vie de nos sœurs. Discrimination et violence contre les femmes autochtones. Ce rapport faisait suite à une campagne nationale menée par l’AFAC pour attirer l’attention sur les graves menaces auxquelles font face les femmes et les filles autochtones. À l’époque, tous les partis représentés à la Chambre des communes reconnaissaient l’urgence d’agir.

Une décennie plus tard, force est de constater que l’engagement du gouvernement est nettement insuffisant compte tenu de l’ampleur et de la gravité de la violence. Malheureusement, les recommandations faites par les organisations de femmes autochtones ainsi qu’un large plaidoyer pour une enquête publique indépendante sont restés lettre morte.

Des vigiles sont prévues le 4 octobre prochain dans plusieurs collectivités au pays et dans le monde pour honorer la mémoire des femmes et des filles autochtones qui ont perdu la vie dans des circonstances violentes. Ces manifestations sont coordonnées par l’AFAC et organisées par des groupes de la collectivité et les familles touchées, appuyés par un grand nombre d’organisations militant pour les droits humains, la justice sociale et par des associations religieuses.

Amnistie internationale et l’AFAC prient le gouvernement fédéral de collaborer avec les organisations autochtones afin de mettre sur pied un plan d’action national exhaustif en conformité avec les obligations internationales du Canada en matière de droits humains; ce plan d’action devra inclure une enquête publique indépendante pour enfin identifier les causes profondes.

Béatrice Vaugrante, Directrice générale, Amnistie internationale Canada francophone, mentionne que « les normes internationales en matière de droits humains exigent que les gouvernements mettent tout en œuvre pour stopper la violence envers les femmes. Le message envoyé au Canada par les organismes internationaux pour les droits humains est sans équivoque : Le Canada doit de toute urgence mener une enquête publique indépendante et mettre en place un plan d’action national exhaustif et coordonné. »

Michèle Audette souligne : « Nous ne voulons plus venir au Parlement pleurer la perte de centaines de femmes et de filles, année après année. Nous nous tenons unis avec tous les Canadiens pour exiger des mesures concrètes. Maintenant. »

AFAC a été fondée sur le but collectif de promouvoir, renforcer et favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et Métis au sein des sociétés des Premières Nations, Métis et canadiennes. En tant qu’organisation représentant les femmes autochtones depuis 1974, le mandat d’ AFAC est d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes autochtones du Canada.

Amnistie internationale est un mouvement mondial fort de plus de trois millions de sympathisants à travers 150 pays agissant pour protéger et promouvoir les droits humains. Notre vision est celui d’un monde dans lequel tous les gouvernements respectent les droits inscrits dans les instruments internationaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones.

Pour plus d’information, veuillez contacter

Anne Ste-Marie, Responsable des communications
Amnistie International Canada
1.514.766.9766, poste 230
1.514.268.4983 (cell) aste-marie@amnistie.ca

Claudette Dumont-Smith, Directrice générale
l’Association des femmes autochtones du Canada
1.613.722.3033

14.09.29 Mettre fin à la violence – Amnistie internationale et AFAC

Document final adopté par tous les États membres des Nations Unies, sauf le Canada

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 24 septembre 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) participe à la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones qui se déroule cette semaine au siège des Nations Unies, à New York. L’AFAC est heureuse du fait que tous les États membres ont adopté le document final, mais déçue de la position prise par le Canada.

Des peuples autochtones du monde entier se sont rassemblés pour tenter de faire progresser leurs droits en tant que peuples autochtones, ce qui comprend la mise en œuvre des principes et des objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Les participants à la Conférence mondiale ont adopté officiellement lundi un « document final » axé sur l’action, qui traite expressément de la mise en œuvre des droits des peuples autochtones et de l’atteinte d’objectifs de développement convenus à l’échelle internationale.

« L’adoption du document final ouvre la voie à la mise en œuvre de ces droits », a déclaré la présidente de l’AFAC, Michèle Audette, « parce qu’ils sont reconnus au niveau le plus élevé de la structure des Nations Unies ». Et elle ajoute : « Si le Canada n’avait pas fait d’objection, tous les États membres auraient collaboré avec les peuples autochtones pour assurer la mise en œuvre des principes de la Déclaration des Nations Unies. Le Canada est le seul pays à l’échelle internationale qui fait obstacle à l’adoption du document final dans son intégralité. Cela démontre un manque d’engagement véritable à l’égard du processus de réconciliation entre les peuples autochtones et le Canada. »

Le principe du consentement préalable des peuples autochtones, donné librement et en connaissance de cause relativement à des activités qui constitueraient une ingérence sur leurs terres et contreviendraient à leurs droits est la principale objection exprimée par le Canada, qui refuse de signer le document final. Malgré le fait que la Déclaration des Nations Unies est entièrement fondée sur ce principe, qui a de plus été confirmé dans des causes entendues par la Cour suprême du Canada, le gouvernement du Canada refuse son approbation.

Dans le cadre de sa participation à la Conférence mondiale sur les peuples autochtones, l’AFAC signera les déclarations communes et fera des interventions reflétant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, dans l’espoir que le Canada mettra les principes en œuvre au pays par la suite, surtout en ce qui concerne la sécurité et le bien-être des femmes autochtones. L’AFAC continuera de tenir le Canada responsable des déclarations et des accords qu’il prend en ce qui concerne la mise en œuvre des droits des peuples autochtones, de sorte qu’ils aboutissent à des mesures concrètes au Canada.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des Métisses et des femmes des Premières Nations, au sein de leurs communautés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de réaliser l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

Pour obtenir plus d’information sur la Conférence mondiale des peuples autochtones, consulter le site Web des Nations Unies à l’adresse suivante : http://www.un.org/fr/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/69/l.1

– 30 –

Claudette Dumont-Smith, directrice générale
1, rue Nicholas, 9e étage Ottawa (Ontario) K1N 7B7
Téléphone : 613-722-3033, poste 223
Sans frais : 1-800-461-4043
Courriel : cdumontsmith@nwac.ca

14.09.24 Document final adopté par tous les états membres des Nations-Unies, sauf le Canada

 

Canada uses World Conference to continue indefensible attack on UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples

EN ANGLAIS SEULEMENT

PRESS RELEASE – FOR IMMEDIATE RELEASE

September 24, 2014 – Indigenous peoples’ organizations and human rights groups are outraged that the federal government used a high level United Nations forum on Indigenous rights as an opportunity to continue its unprincipled attack on the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. On Monday, the World Conference on Indigenous Peoples — a high level plenary of the UN General Assembly in New York — adopted a consensus statement reaffirming support for the UN Declaration. Canada was the only member state to raise objections.

Chief Perry Bellegarde, Federation of Saskatchewan Indian Nations, said, “The World Conference was an opportunity for all states to reaffirm their commitment to working constructively with Indigenous peoples to uphold fundamental human rights standards. Alone among all the UN members, Canada instead chose to use this forum to make another unprincipled attack on those very standards.”

The Outcome Document, the product of many months of negotiations between states and Indigenous representatives prior to the World Conference, calls on member states to take “appropriate measures at the national level, including legislative, policy and administrative measures, to achieve the ends of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.”’

The Outcome Document also affirms provisions in the UN Declaration that decisions potentially affecting the rights of Indigenous peoples should be undertaken only with their free, prior and informed consent. After the Outcome Document was adopted, Canada filed a two page statement of objections, saying that it could not commit to uphold provisions in the UN Declaration that deal with free, prior and informed consent (FPIC) if these provisions were “interpreted as a veto.”

The notion that the  Declaration could be interpreted as conferring an absolute and unilateral veto power has been repeatedly raised by Canada as a justification for its continued opposition to the Declaration. This claim, however, has no basis either in the UN Declaration or in the wider body of international law. Like standards of accommodation and consent set out by the Supreme Court of Canada, FPIC in international law is applied in proportion to the potential for harm to the rights of Indigenous peoples and to the strength of these rights.

The word “veto” does not appear in the UN Declaration. « The right of free, prior and informed consent is crucial to us, as self-determining peoples,” said Matthew Coon Come, Grand Chief of the Grand Council of the Crees. “The government has never explained what it means by ‘veto.’ Is a ‘veto’ absolute? If so, then a ‘veto’ isn’t the same thing as ‘consent.’” In international law, human rights are generally relative and not absolute. The right to free, prior and informed consent in the UN Declaration is not absolute. Grand Chief Ed John, First Nations Summit, said, “In the recent decision recognizing Tsilhqot’in title, the Supreme Court itself rejected Canada’s incomprehensible position.”

In its unanimous decision recognizing Tsilhqot’in ownership of a large part of their traditional lands, the Supreme Court stated in June, “Governments and individuals proposing to use or exploit land, whether before or after a declaration of Aboriginal title, can avoid a charge of infringement or failure to adequately consult by obtaining the consent of the interested Aboriginal group.” National Chief Ghislain Picard, Assembly of First Nations, said, “Canada keeps insisting that Indigenous peoples don’t have a say in development on their lands.

This position is not consistent with the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, decisions by its own courts, or the goal of reconciliation.” Regional Chief Stan Beardy, Chiefs of Ontario, said, “Either through the social license to operate, which refers to the level of acceptance or approval that a local community provides to development, or a Notice of Assertions as provided by First Nations in Ontario this past summer, First Nations are already exercising a direct say about development on their lands — whether Canada objects internationally or not.”

Grand Chief Stewart Phillip, President of the Union of BC Indian Chiefs, said, “The Outcome Document speaks directly to the pressing human rights concerns of Indigenous Peoples in Canada such as Indigenous Peoples’ participation in consent-based decisions regarding resource development, the need to close the gap in access to government services, and the dire need to address violence against Indigenous women.

In light of the game-changing Supreme Court of Canada Tsilhqot’in Nation decision, Canada should have embraced the Outcome Document rather than be the only State in the United Nations to invent self-serving reasons to object.” Canada’s objection to the World Conference Outcome Document contradicts Canada’s 2010 statement of endorsement of the UN Declaration in which the government said, “We are now confident that Canada can interpret the principles expressed in the Declaration in a manner that is consistent with our Constitution and legal framework.”

In contrast, Canada told the UN that FPIC provisions in the Declaration “run counter to Canada’s constitution” and would “negate” Supreme Court mandated policies on consultation and accommodation. “It strains credibility to think Canadian officials could actually believe the ridiculous claims they presented to the United Nations,” said Michelle Audette, President of the Native Women’s Association of Canada. “This kind of bad faith and dishonesty will only further tarnish Canada’s reputation and erode Canada’s influence on the world stage.”

On 1 May 2008, over 100 scholars and experts in Canadian constitutional and international law signed an Open Letter stating that the Declaration was “consistent with the Canadian Constitution and Charter … Government claims to the contrary do a grave disservice to the cause of human rights and to the promotion of harmonious and cooperative relations.”

The Outcome Document adopted by the UN General Assembly also calls for “equal access to high-quality education that recognizes the diversity of the culture of indigenous peoples, as well as health, housing, water, sanitation and other economic and social programmes to improve their well-being.” Specific measures are urged for Indigenous people with disabilities and to address HIV/AIDS.

In addition, the Outcome Document calls for “measures which will ensure the full and effective participation of indigenous women in decision making processes at all levels and in all areas,” as well as intensified efforts to stop violence against Indigenous women. Ad hoc coalition on the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples Statement endorsed by: Amnesty International Canada Assembly of First Nations Canadian Friends Service Committee Chiefs of Ontario Federation of Saskatchewan Indian Nations First Nations Summit Grand Council of the Crees (Eeyou Istchee) Indigenous World Association KAIROS: Canadian Ecumenical Justice Initiatives Native Women’s Association of Canada Union of British Columbia Indian Chiefs

14.09.24 Canada Continues Attack on UNDRIP Joint Statment

Déclaration commune pour l’anniversaire de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones : les droits relatifs aux territoires et aux ressources doivent être reconnus et protégés

(12 septembre 2014)–Le 13 septembre marque le 7e anniversaire de l’adoption de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, un outil de consensus global sur les droits de la personne. La Déclaration demande à tous les États de sauvegarder les droits relatifs aux territoires traditionnels et aux ressources des peuples autochtones, incluant les titres juridiques des territoires. De plus, la Déclaration exige des mécanismes équitables et transparents pour s’assurer que tout différend relatif aux territoires et aux ressources soit résolu de manière juste et opportune.

La reconnaissance et la protection des droits exigés par la Déclaration se reflètent de plus en plus dans les décisions des tribunaux canadiens.

Par exemple, dans une décision unanime, Tsilhqot’in Nation c. Colombie-Britannique, la Cour suprême du Canada a statué que le peuple Tsilhqot’in du centre de la C.-B. continue à détenir le titre à 1700 km2 de son territoire traditionnel. Par conséquent, ce peuple a le droit de contrôler la façon dont le territoire est utilisé et de profiter de ses ressources.

Avec cette importante décision, la Cour suprême a affirmé que les titres de territoires autochtones datant d’avant l’arrivée des Européens en Amérique continuent d’exister et peuvent s’appliquer juridiquement. Dans cette décision, la juge en chef, Beverley McLachlin, a affirmé avec insistance qu’il serait sage que les gouvernements et l’industrie obtiennent le consentement des peuples autochtones, puisque des décisions sans leur consentement peuvent être rejetées, une fois le titre résolu. La décision stipule que « si la Couronne entreprend un projet sans le consentement préalable au titre autochtone établi, il pourrait être nécessaire d’annuler le projet lors de l’établissement du titre. »

De tels droits de contrôle et de consentement sont en accord avec la Déclaration de l’ONU.

La Déclaration de l’ONU et la décision dans l’affaire Tsilhqot’in Nation présentent des occasions cruciales pour retisser les liens avec les peuples autochtones de façon à ce que les droits de la personne soient entièrement respectés et que les peuples autochtones soient en mesure d’assurer la sécurité et le bien-être des générations actuelles et futures. À cette fin, les gouvernements du Canada doivent être disposés à rompre avec le statu quo qui a dépossédé, marginalisé et appauvri des nations, des communautés et des familles autochtones.

Nos organisations demandent aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de confirmer et de respecter les droits des peuples autochtones comme le stipulent la constitution canadienne, les traités et la loi des droits de la personne. Ceci nécessite :

  • de travailler en collaboration avec les peuples autochtones pour résoudre les conflits existants sur les territoires et les différends concernant les traités de manière équitable, opportune et en accord avec les obligations juridiques locales et internationales du Canada;
  • d’abandonner les approches antagonistes et régressives maintenant fermement rejetées par les tribunaux et les institutions internationales des droits de la personne;
  • de fournir une protection efficace des droits et intérêts des peuples autochtones en attendant la résolution des conflits reliés aux territoires et aux ressources, incluant de respecter leur consentement libre, préalable et éclairé sur toutes les décisions pouvant potentiellement avoir une incidence sur leurs droits;
  • de respecter la décision de la Cour suprême dans l’affaire Tsilhqot’in Nation stipulant que « les incursions sur le titre autochtones ‘ne peuvent jamais être justifiées’ si elles privaient considérablement les générations futures des avantages du territoire. »

Il y a près de vingt ans, la Commission royale sur les peuples autochtones (« CRPA ») a conclu que les peuples des Premières nations, Inuits et Métis ont des droits légaux légitimes pour un territoire beaucoup plus grand que ce qu’ils contrôlent actuellement. La CRPA a indiqué que si les peuples autochtones « ne peuvent pas obtenir une plus grande part des territoires et des ressources du pays, leurs institutions d’autogouvernance échoueront… ils seront poussés au bout de l’extinction économique, culturelle et politique. »

L’affirmation des droits reliés aux territoires et aux ressources des Autochtones ne peuvent être différés pour une autre génération. Les gouvernements du Canada doivent agir maintenant avec urgence et bonne volonté. Comme l’a souligné la Cour suprême dans la décision Tsilhqot’in, « ce qui est en jeu n’est rien de moins que la justice… et… la réconciliation. »

 

Coalition ad hoc sur la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones

Organisations signataires : Amnistie internationale Canada Assemblée des Premières nations

Secours Quaker canadien Chiefs of Ontario Federation of Saskatchewan Indian Nations Sommet des Premières nations Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee) Association du monde indigène KAIROS – Initiatives œcuméniques canadiennes pour la justice Ralliement national des Métis

14.09.22 Anniversaire de la DDPA de l’ONU

L’AFAC continue de réclamer la tenue d’une enquête nationale publique et l’élaboration d’un plan d’action exhaustif dans le dossier de la violence envers les femmes et les filles autochtones

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 17 septembre 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est heureuse du fait que la violence envers les femmes et les filles autochtones est une priorité pour le gouvernement du Canada, que celui-ci considère inacceptables les taux élevés de disparition et d’assassinat de femmes et de filles autochtones et qu’il soit d’avis que cette situation doit prendre fin.

L’AFAC apprend avec une certaine satisfaction que le gouvernement fédéral s’est engagé à reconduire pour une période additionnelle de cinq ans le financement des programmes existants qui ont pour but d’améliorer la vie des femmes autochtones, comme l’indique le « Plan d’action pour contrer la violence familiale et les crimes violents à l’endroit des femmes et des filles autochtones ». Cependant, il est important de noter que certains de ces programmes, comme le Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés et le Répertoire de données génétiques sur les personnes disparues, qui seront d’une grande utilité pour déterminer l’ethnicité des personnes disparues et assassinées, concernent toutefois la population en général et non les Autochtones en particulier. « Il n’en reste pas moins que la mise en place de ce plan d’action est un pas dans la bonne direction », dit la présidente de l’AFAC, Michèle Audette.

« Nous savons que les mesures déjà en place sont inadéquates pour régler le problème des taux élevés de meurtre de femmes autochtones et de violence envers les femmes autochtones », ajoute Mme Audette. « L’AFAC demande une table ronde nationale pour rassembler tous les ordres de gouvernement, les organismes autochtones nationaux et des représentants des familles éprouvées, afin de se pencher ensemble sur des questions comme le développement économique, la formation, le logement, l’éducation, la santé et le soin des enfants, pour mieux examiner les programmes et les services existants. Cet examen permettra d’élaborer un plan d’action exhaustif continu et d’éviter le développement de programmes et de services fragmentaires et décousus. »

« L’AFAC considère toujours qu’il est nécessaire de tenir une enquête publique nationale pour évaluer l’ampleur du problème et dévoiler, une fois pour toutes, la gravité du problème de la violence envers les femmes autochtones, parce que les prédateurs pensent qu’ils peuvent faire violence et même assassiner nos femmes en toute impunité », poursuit la présidente de L’AFAC. « L’Association des femmes autochtones du Canada est prête à collaborer véritablement avec le gouvernement fédéral pour s’attaquer au problème de la violence, car c’est toujours une question hautement prioritaire pour l’AFAC, comme ce devrait l’être pour toute la population du Canada », précise-t-elle.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des Métisses et des femmes des Premières Nations, au sein de leurs communautés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de réaliser l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

– 30 –

Pour obtenir plus d’information, s’adresser à:

Claudette Dumont-Smith Directrice générale
Téléphone : 613-722-3033, poste 223
Sans frais : 1-800-461-4043
Courriel : cdumontsmith@nwac.ca

14.09.17 Réaction de l’AFAC au Plan d’action du gouvernement du Canada