Document final adopté par tous les États membres des Nations Unies, sauf le Canada

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 24 septembre 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) participe à la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones qui se déroule cette semaine au siège des Nations Unies, à New York. L’AFAC est heureuse du fait que tous les États membres ont adopté le document final, mais déçue de la position prise par le Canada.

Des peuples autochtones du monde entier se sont rassemblés pour tenter de faire progresser leurs droits en tant que peuples autochtones, ce qui comprend la mise en œuvre des principes et des objectifs de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Les participants à la Conférence mondiale ont adopté officiellement lundi un « document final » axé sur l’action, qui traite expressément de la mise en œuvre des droits des peuples autochtones et de l’atteinte d’objectifs de développement convenus à l’échelle internationale.

« L’adoption du document final ouvre la voie à la mise en œuvre de ces droits », a déclaré la présidente de l’AFAC, Michèle Audette, « parce qu’ils sont reconnus au niveau le plus élevé de la structure des Nations Unies ». Et elle ajoute : « Si le Canada n’avait pas fait d’objection, tous les États membres auraient collaboré avec les peuples autochtones pour assurer la mise en œuvre des principes de la Déclaration des Nations Unies. Le Canada est le seul pays à l’échelle internationale qui fait obstacle à l’adoption du document final dans son intégralité. Cela démontre un manque d’engagement véritable à l’égard du processus de réconciliation entre les peuples autochtones et le Canada. »

Le principe du consentement préalable des peuples autochtones, donné librement et en connaissance de cause relativement à des activités qui constitueraient une ingérence sur leurs terres et contreviendraient à leurs droits est la principale objection exprimée par le Canada, qui refuse de signer le document final. Malgré le fait que la Déclaration des Nations Unies est entièrement fondée sur ce principe, qui a de plus été confirmé dans des causes entendues par la Cour suprême du Canada, le gouvernement du Canada refuse son approbation.

Dans le cadre de sa participation à la Conférence mondiale sur les peuples autochtones, l’AFAC signera les déclarations communes et fera des interventions reflétant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, dans l’espoir que le Canada mettra les principes en œuvre au pays par la suite, surtout en ce qui concerne la sécurité et le bien-être des femmes autochtones. L’AFAC continuera de tenir le Canada responsable des déclarations et des accords qu’il prend en ce qui concerne la mise en œuvre des droits des peuples autochtones, de sorte qu’ils aboutissent à des mesures concrètes au Canada.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des Métisses et des femmes des Premières Nations, au sein de leurs communautés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de réaliser l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

Pour obtenir plus d’information sur la Conférence mondiale des peuples autochtones, consulter le site Web des Nations Unies à l’adresse suivante : http://www.un.org/fr/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/69/l.1

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Claudette Dumont-Smith, directrice générale
1, rue Nicholas, 9e étage Ottawa (Ontario) K1N 7B7
Téléphone : 613-722-3033, poste 223
Sans frais : 1-800-461-4043
Courriel : cdumontsmith@nwac.ca

14.09.24 Document final adopté par tous les états membres des Nations-Unies, sauf le Canada

 

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