L’AFAC continue de réclamer la tenue d’une enquête nationale publique et l’élaboration d’un plan d’action exhaustif dans le dossier de la violence envers les femmes et les filles autochtones

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 17 septembre 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est heureuse du fait que la violence envers les femmes et les filles autochtones est une priorité pour le gouvernement du Canada, que celui-ci considère inacceptables les taux élevés de disparition et d’assassinat de femmes et de filles autochtones et qu’il soit d’avis que cette situation doit prendre fin.

L’AFAC apprend avec une certaine satisfaction que le gouvernement fédéral s’est engagé à reconduire pour une période additionnelle de cinq ans le financement des programmes existants qui ont pour but d’améliorer la vie des femmes autochtones, comme l’indique le « Plan d’action pour contrer la violence familiale et les crimes violents à l’endroit des femmes et des filles autochtones ». Cependant, il est important de noter que certains de ces programmes, comme le Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés et le Répertoire de données génétiques sur les personnes disparues, qui seront d’une grande utilité pour déterminer l’ethnicité des personnes disparues et assassinées, concernent toutefois la population en général et non les Autochtones en particulier. « Il n’en reste pas moins que la mise en place de ce plan d’action est un pas dans la bonne direction », dit la présidente de l’AFAC, Michèle Audette.

« Nous savons que les mesures déjà en place sont inadéquates pour régler le problème des taux élevés de meurtre de femmes autochtones et de violence envers les femmes autochtones », ajoute Mme Audette. « L’AFAC demande une table ronde nationale pour rassembler tous les ordres de gouvernement, les organismes autochtones nationaux et des représentants des familles éprouvées, afin de se pencher ensemble sur des questions comme le développement économique, la formation, le logement, l’éducation, la santé et le soin des enfants, pour mieux examiner les programmes et les services existants. Cet examen permettra d’élaborer un plan d’action exhaustif continu et d’éviter le développement de programmes et de services fragmentaires et décousus. »

« L’AFAC considère toujours qu’il est nécessaire de tenir une enquête publique nationale pour évaluer l’ampleur du problème et dévoiler, une fois pour toutes, la gravité du problème de la violence envers les femmes autochtones, parce que les prédateurs pensent qu’ils peuvent faire violence et même assassiner nos femmes en toute impunité », poursuit la présidente de L’AFAC. « L’Association des femmes autochtones du Canada est prête à collaborer véritablement avec le gouvernement fédéral pour s’attaquer au problème de la violence, car c’est toujours une question hautement prioritaire pour l’AFAC, comme ce devrait l’être pour toute la population du Canada », précise-t-elle.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des Métisses et des femmes des Premières Nations, au sein de leurs communautés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de réaliser l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

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Pour obtenir plus d’information, s’adresser à:

Claudette Dumont-Smith Directrice générale
Téléphone : 613-722-3033, poste 223
Sans frais : 1-800-461-4043
Courriel : cdumontsmith@nwac.ca

14.09.17 Réaction de l’AFAC au Plan d’action du gouvernement du Canada

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