L’AFAC exprime sa solidarité avec la Commission de vérité et réconciliation

PUBLICATION IMMÉDIATE
L’AFAC exprime sa solidarité avec la Commission de vérité et réconciliation à l’occasion de la publication de son rapport final sur le legs tragique des pensionnats indiens au Canada

 

OTTAWA (Ontario), le 15 décembre 2015 – L’Association des femmes autochtones du Canada tient à exprimer sa gratitude et sa solidarité à nos braves amis de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. La Commission marque la fin de son mandat de six ans par la publication aujourd’hui de son rapport final sur le déplorable régime des pensionnats indiens et ses legs dans le Canada.

 

La présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, Ph. D. et la directrice générale de l’AFAC, Claudette Dumont Smith seront toutes deux présentes lors de la publication du rapport final de la Commission aujourd’hui, à Ottawa.

 

« Je suis honorée d’être ici, aujourd’hui », dit Mme Lavell-Harvard. « Le génocide culturel envers notre peuple est finalement terminé, mais c’est aujourd’hui seulement que les peuples autochtones peuvent entamer le processus de guérison. Maintenant que toute la population du Canada connaît enfin la vérité au sujet de notre sombre passé, nous pouvons commencer à guérir ensemble. »

 

L’AFAC est reconnaissante envers la Commission d’avoir souligné dans son rapport final le besoin urgent de tenir une enquête nationale sur la question des femmes autochtones disparues et assassinées. Au nombre de ses 94 recommandations au gouvernement du Canada, la Commission de vérité et réconciliation indique ce qui suit :

  1. Nous demandons au gouvernement fédéral de nommer, à la suite de consultations avec des organisations autochtones, une commission d’enquête publique chargée de se pencher sur les causes de la disproportion de la victimisation des femmes et des jeunes filles autochtones, et sur les moyens possibles pour y remédier. Le mandat de la commission d’enquête devra comprendre, notamment : i. la réalisation d’enquêtes sur la disparition et l’assassinat de femmes et de jeunes filles autochtones; ii. l’établissement de liens avec les effets intergénérationnels des pensionnats autochtones.

L’AFAC reconnaît qu’il n’y aura pas de solution miracle pour arriver à la réconciliation. Cependant, malgré le fait que sept générations d’Autochtones innocents ont été assujettis au programme des pensionnats et malgré le fait que la douleur intergénérationnelle continuera de se faire sentir, maintenant que nous connaissons la vérité, nous pouvons enfin entreprendre ensemble le processus de guérison.

 

 

Pour reprendre les paroles de notre cher ami le juge Murray Sinclair, de la Commission de vérité et réconciliation du Canada : « La réconciliation repose sur le concept suivant : Je veux être ton ami et je veux que tu sois le mien, et si nous sommes amis, tu pourras compter sur moi quand tu en auras besoin et je pourrai compter sur toi [traduction]. »

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de parvenir à l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

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Pour en savoir davantage et pour les requêtes médiatiques :

 

Jenn Jefferys – agente d’information
Association des femmes autochtones du Canada

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