COMMUNIQUÉ // PUBLICATION IMMÉDIATE : L’AFAC accueille favorablement la décision du Tribunal canadien des droits de la personne qui donne raison à la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada

L’AFAC accueille favorablement la décision du Tribunal canadien des droits de la personne qui donne raison à la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada


OTTAWA (Ontario), le 26 janvier 2015 – L’Association des femmes autochtones du Canada accueille favorablement la décision du Tribunal canadien des droits de la personne, qui s’est prononcée en faveur de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, laquelle est dirigée par la courageuse directrice générale Cindy Blackstock.

 

Dans une affaire qui fera référence, le Tribunal canadien des droits de la personne a statué que les enfants des Premières Nations dans les réserves sont victimes de pratiques discriminatoires de la part du gouvernement du Canada. Après des luttes juridiques qui ont duré neuf longues années et coûté des millions de dollars, les enfants des Premières Nations, leurs familles et les sympathisants partout au pays reçoivent enfin la justification qu’ils méritent.

 

Aujourd’hui, le gouvernement est finalement tenu responsable du traitement qu’il a accordé par le passé et qu’il accorde encore à une génération entière d’enfants autochtones – dans les réserves, jusqu’à 38 % moins de fonds qu’ailleurs sont attribués aux services de bien-être des enfants. Cette situation a pour effet de perpétuer des taux extrêmement élevés de placements familiaux qui entraînent les taux élevés que l’on connaît actuellement de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées.

 

L’AFAC suit ce dossier de près depuis son dépôt initial par Cindy Blackstock et l’Assemblée des Premières Nations, en 2007. Compte tenu du fait que la Loi canadienne sur les droits de la personne a pour but de protéger les individus contre la discrimination, cette décision indique catégoriquement que la loi et le gouvernement du Canada ont clairement manqué pendant des années à l’obligation de protéger nos enfants des Premières Nations.

 

Au cours de la conférence de presse tenue aujourd’hui, Cindy Blackstock demande : « Ne croyez-vous pas que l’élément que nous devrions réussir [à propos de réconciliation], c’est d’élever une génération d’enfants des Premières Nations qui n’auront plus besoin de se remettre de leur enfance? [traduction] ».

 

Maintenant que notre gouvernement a reconnu cette sinistre réalité, l’AFAC espère que cette décision marquera le début d’un avenir meilleur pour les enfants des Premières Nations au Canada, dans les réserves et à l’extérieur des réserves.

 

CITATION

 

« Je suis ravie d’apprendre qu’après des années de déni et de détournement, la vérité est enfin proclamée et que Cindy Blackstock reçoit enfin la décision pour laquelle elle a travaillé depuis si longtemps. Toute forme de discrimination envers les enfants des Premières Nations (ou n’importe quels enfants autochtones, d’ailleurs) est inacceptable. Le Canada ne doit jamais revoir un cas comme celui de Jordan River Anderson passer  entre les mailles de notre filet institutionnel. Nous devons à Jordan et à des milliers d’autres enfants comme lui de faire mieux. Il est temps de reconnaître les pratiques discriminatoires du gouvernement du Canada et de commencer à édifier un avenir meilleur pour la prochaine génération. Les enfants des Premières Nations méritent plus que de la rhétorique – ils méritent que le gouvernement agisse immédiatement. »

 

– Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’AFAC
 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des Métisses et des femmes des Premières Nations au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de parvenir à l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

-30-

 

Pour les requêtes médiatiques ou pour obtenir plus d’information :

 

Jenn Jefferys – agente d’information

Association des femmes autochtones du Canada

+1 613-722.3033, poste 235
+1 613-485-1988 (cell.)
jjefferys@nwac.ca

Please follow and like us: