Déclaration officielle de Dawn Lavell-Harvard sur l’exclusion de l’Association des femmes autochtones du Canada de la rencontre des premiers ministres de mars 2016 à Vancouver, en Colombie-Britannique

Déclaration officielle de Dawn Lavell-Harvard sur l’exclusion de l’Association des femmes autochtones du Canada de la rencontre des premiers ministres de mars 2016 à Vancouver, en Colombie-Britannique

LES FEMMES ET LES FILLES AUTOCHTONES MÉRITENT LEUR PLACE À LA TABLE

VANCOUVER (Colombie-Britannique), le 2 mars 2016 ― Quand Paul Martin, à la tête du gouvernement canadien, a présidé la rencontre des premiers ministres et des leaders autochtones du Canada préalable à l’Accord de Kelowna, en 2005, l’Association des femmes autochtones du Canada était à la table.

Aujourd’hui, en revanche, l’Association n’a pas été invitée à cette rencontre cruciale des premiers ministres à Vancouver, sans explication ni justification claires.

Malgré notre force et notre résilience, bien que nous soyons source de vie, source de la vie qui bat dans nos communautés, nous les femmes et filles autochtones devons lutter sans cesse, depuis des décennies, pour faire entendre notre voix.

Depuis toujours, nous sommes catégoriquement réduites au silence, exclues, évincées des processus décisionnels essentiels par les hommes, autochtones et non autochtones, en vertu du sexisme, du racisme et d’obstacles inhérents à un système patriarcal.

En guise de protestation contre cette invitation refusée à l’Association des femmes autochtones du Canada, je me présente ici, à Vancouver, aujourd’hui, pour me battre au nom des femmes et des filles autochtones de tout le Canada.

La décision d’exclure l’Association de la rencontre des premiers ministres est injuste. Elle en dit long sur le manque de respect qui perdure à l’égard des femmes et des filles autochtones du Canada.

L’Association applaudit à la décision de mener l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (une initiative historique très attendue, que nous avons été les premières à réclamer), mais nous refusons d’être exclues des principales réunions et consultations avec le gouvernement, en particulier de celles où le premier ministre est présent.

Les femmes et les filles autochtones méritent leur place à la table des discussions.

Respectueusement,

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Dawn Lavell-Harvard
Présidente
Association des femmes autochtones du Canada

 

 

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RENSEIGNEMENTS (MÉDIAS)

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
jjefferys@nwac.ca
+1 613-485-1988