L’Association des femmes autochtones du Canada dit adieu à sa directrice générale sortante, Claudette Dumont-Smith : activiste passionnée, experte en matière de santé et bien-aimée dirigeante algonquine

 

 

OTTAWA (Ontario), le 31 mars 2016 – C’est dans la plus grande tristesse que le personnel et le conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada disent adieu à la formidable et imperturbable Claudette Dumonth-Smith.

Forte femme de la nation algonquine de Kitigan Zibi (Québec), Claudette a travaillé toute sa vie, inlassablement, pour améliorer les conditions de vie des Autochtones, particulièrement nos femmes et nos filles.

Claudette Dumont-Smith a été commissaire de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et elle a travaillé en tant que professionnelle de la santé dans des communautés autochtones à partir de la fin des années 1970. Infirmière autorisée, elle a occupé des postes de direction dans différentes organisations nationales spécialisées en santé des femmes et des enfants autochtones, notamment l’Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada et la National Aboriginal Child Care Commission. Elle a également œuvré à titre de consultante indépendante en gestion, spécialisée dans la consultation en matière de santé.

Claudette a fait de la recherche et elle a écrit sur des questions de violence et de santé dans les communautés autochtones, y compris les mauvais traitements envers les aînés et les enfants, la violence familiale et les problèmes auxquels les femmes autochtones doivent faire face dans les réserves et hors de ces communautés. Elle est titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’Université Queens et d’un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en soins infirmiers de l’Université du Québec.

Ceux et celles parmi nous qui ont eu la grande chance de travailler pour Claudette et avec elle savent qu’elle est l’un des êtres humains les plus authentiques, chaleureux et respectables qu’on puisse jamais rencontrer. Tous ceux qui l’entourent, dans sa vie professionnelle comme dans sa vie personnelle, sont importants pour elle. Claudette exerce ses fonctions de directrice générale avec un sens remarquable de la patience et de la ténacité et prend bien soin de remonter le moral de tous, au besoin, avec la vivacité algonquine de ses traits d’esprit et son sens contagieux de l’optimisme.

Claudette va beaucoup nous manquer et nous lui souhaitons tout ce qu’il y a de mieux dans la retraite. Félicitations, Claudette!

 

CITATION

 

« La présence de Claudette a été un atout incomparable pour l’AFAC pendant certaines des années les plus difficiles qu’a connues notre organisation. Elle faisait preuve d’un leadership solide et constant et prenait bien soin de s’assurer que les membres de son personnel étaient valorisés et qu’on s’occupait bien d’eux. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir eu Claudette pour collègue et encore plus de la compter comme amie chère. Merci infiniment, Claudette, pour tout ce que tu as fait pour cette organisation et pour les femmes et les filles autochtones de tout le Canada. Félicitations et bonne retraite! »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

 

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L’Association des femmes autochtones du Canada félicite sept sénateurs nouvellement nommés

 

 

OTTAWA (Ontario), le 30 mars 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) exprime ses sincères félicitations aux sept nouveaux sénateurs dont le premier ministre Justin Trudeau a annoncé la nomination le vendredi 18 mars 2016.

Le juge Murray Sinclair, Chantal Petitclerc, V. Peter Harder, Frances Lankin, Ratna Omidvar, Raymonde Gagné et André Pratte sont tous des personnes impeccablement accomplies. L’AFAC est sûre que ces nouveaux sénateurs contribueront au développement d’un processus législatif plus robuste, indépendant et représentatif au Canada.

L’AFAC félicite particulièrement notre cher ami, le juge Murray Sinclair, qui a présidé la Commission de vérité et réconciliation du Canada. De son travail de juge au Manitoba à sa passion et son engagement à la formulation des recommandations contenues dans le rapport historique de la Commission, le juge Sinclair a consacré sa vie entière à la réconciliation des Autochtones et du reste de la population canadienne. Sa candidature à cette haute fonction prestigieuse est véritablement des plus pertinentes.

Au nom de tous les membres du personnel et des associations provinciales et territoriales membres de l’AFAC, félicitations! Nous nous réjouissons à la perspective de collaborer avec vous pour améliorer la vie des femmes et des filles autochtones.

 

CITATION :

 

« Chacun de ces individus incarne la réalisation de façon remarquable. J’ai confiance en leur capacité collective de maintenir l’indépendance, la diplomatie et le leadership non partisan qu’exige cette haute fonction. Félicitations! »
―Claudette Dumont-Smith, directrice générale de l’Association des femmes autochtones du Canada

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.


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La présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, participe à deux réunions parallèles dans le cadre de la session 2016 de la Commission du Statut de la femme de l’ONU

 

New York (New York, États-Unis), le 24 mars 2016 – Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a participé à deux réunions parallèles clés à la 60e session de la de la Commission du statut de la femme des Nations Unies (#CSW60) à New York (New York).

La première de ces activités parallèles, sur le thème de l’habilitation des femmes autochtones pour combattre l’épidémie mondiale de meurtre et de disparition de femmes autochtones, a jeté un regard interdisciplinaire et intergénérationnel sur la violence disproportionnée à laquelle sont confrontées les femmes et les filles autochtones partout en Amérique du Nord. Les autres panélistes étaient la Dre Mary Roessel (Navajo), de l’Indian Hospital de Santa Fe, Noel Altaha (Apache) de l’Université Columbia et Betty M. Lyons (Onondaga), présidente de l’American Indian Law Alliance. La modération de la discussion était assurée par Tia Oros Peters (Zuni), directrice générale de Seventh Generation Fund.

La deuxième réunion parallèle, sur le thème Ensemble nous sommes plus fortes : les mouvements de femmes autochtones pour mettre fin à la violence envers les Amérindiennes, les Autochtones de l’Alaska et les femmes autochtones, avait pour but de reconnaître, renforcer et honorer le mouvement mondial grandissant qui vise à mettre fin à la crise des droits de la personne que constitue la violence envers les femmes et les filles autochtones. Les autres participantes étaient Terri Henry, coprésidente du groupe de travail sur la violence envers les femmes du National Congress of American Indians et présidente du conseil d’administration de l’Indian Law Resource Centre, ainsi que Tamra Truett Jerue, directrice de l’Alaska Native Women’s Resource Centre, administratrice tribale et directrice des services sociaux pour le Conseil tribal du village d’Anvik.

CITATION

 

« C’est un honneur de participer à chacune de ces réunions parallèles d’importance critique pendant la 60e session de la Commission des Nations Unies sur le statut de la femme. Traverser l’île de la Tortue pour nous joindre à nos sœurs d’ici et d’ailleurs est un élément crucial de la solution à cette épidémie internationale. Pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones, nous devons continuer de collaborer – partager nos histoires et établir des partenariats stratégiques interdisciplinaires. Ensemble, nous sommes plus fortes. »
―Dawn Lavell-Harvard, Ph. D., présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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L’AFAC pleure la vie de Delaine Copenace et réitère sa demande d’action immédiate aux différents ordres de gouvernement pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones

OTTAWA (Ontario), le 23 mars 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est dévastée d’apprendre que la vie d’une jeune fille nous est volée une fois de plus. Ils ont retrouvés le corps de Delaine Copenace (16 ans) de la Nation Onigaming hier (mardi, 22 Mars, 2016) près de sa communauté de Kenora, en Ontario.

Comme devait l’indiquer la lame de fond des veilles communautaires et des équipes de recherche publiques au cours du mois qui s’est écoulé depuis sa disparition, Delaine Copenace était aimée et chérie de tous ceux qui la connaissaient.

L’AFAC continue de revendiquer une action concertée immédiate du gouvernement fédéral et de tous les gouvernements des provinces et des territoires afin d’empêcher cette épidémie nationale de se perpétuer. L’AFAC maintient que l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, ainsi que les nouveaux investissements de l’Ontario sont des premières mesures positives – mais que les autorités de toutes les provinces et des territoires et toutes les institutions publiques doivent reconnaître la situation et agir de concert afin de concilier ces réalités et progresser ensemble dans ce dossier.

À la lumière de cette tragédie crève-cœur, l’AFAC tient à exprimer nos plus sincères condoléances à la famille Copenace, à tous les membres de la Nation Onigaming, à tous les membres d’autres familles éprouvées qui pourraient subir un nouveau traumatisme en apprenant cette tragédie et à toute la communauté de Kenora qui a lutté avec acharnement depuis février pour retrouver cette belle jeune fille. Vous êtes dans nos cœurs.

CITATION

« Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à tous les membres de la famille, aux amis et à toute la communauté élargie de Kenora qui est aux prises avec la perte de Delaine. Ces actes de violence insensés envers nos jeunes filles doivent prendre fin immédiatement. Le Canada doit rectifier les structures socioéconomiques qui favorisent la discrimination envers nos filles et nos femmes pour empêcher que ces tragédies se perpétuent. Nous allumons une chandelle à la mémoire de cette jeune sœur qu’on nous a volée et nous poursuivons ensemble notre cheminement pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones sous toutes les formes que prend cette violence. Nous n’arrêterons pas tant que la violence n’aura pas cessé. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

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Ovation debout à la réunion 2016 de la Commission du statut de la femme des Nations Unies pour la présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, qui a parlé de la détresse des femmes et des filles autochtones au Canada


New York (New York, États-Unis), le 18 mars 2016 – Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, a été invitée à joindre la soixantième session de la Commission du statut de la femme des Nations Unies, qui a commencé le 14 mars et se poursuit jusqu’au 24 mars 2016 au siège des Nations Unies, à New York.

Mme Lavell-Harvard s’est jointe hier (le 17 mars 2016) à un groupe estimé de femmes autochtones pour une réunion parallèle spéciale sur le thème des voies de l’égalité pour les femmes et les filles autochtones. Ayant pour but d’examiner les facteurs sous-jacents qui contribuent aux mauvais traitements envers les femmes et les filles autochtones, notamment les répercussions à long terme du colonialisme, du racisme et du sexisme, cette réunion parallèle était parrainée par le Canada.

Outre Mme Lavell-Harvard, le panel comprenait mesdames Chandra Roy Henriksen, chef du Secrétariat de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, Betty Lyons, présidente et directrice générale de l’American Indian Law Alliance et Mirna Cunningham Kain, ex-présidente de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones. Ce groupe d’expertes était modéré par la ministre de la Justice et procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould.

Les panélistes ont parlé collectivement du besoin persistant d’approches holistiques dirigées par des Autochtones pour s’attaquer à la discrimination dont les femmes et les filles autochtones continuent de faire l’objet, y compris la violence et les mauvais traitements.

Mme Lavell-Harvard a parlé du fait que les circonstances déplorables, complexes et particulières des femmes et des filles autochtones au Canada, malgré l’élection récente d’un gouvernement prometteur, demeurent graves et affirmé que cette situation exige que des mesures soient prises pour y remédier. La présidente de l’AFAC a décrit les efforts exténuants de la base, déployés depuis des décennies par l’Association des femmes autochtones du Canada, ainsi que d’autres groupes et activistes à titre individuel des différentes régions du Canada, qui ont travaillé sans relâche pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la réalité des femmes autochtones disparues et assassinées – ce qui a mené finalement à la tenue de l’enquête nationale maintenant amorcée.

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CITATION
« Être née Autochtone et femme dans un pays comme le Canada signifie que nous sommes dès la naissance des êtres politiques. Nous reconnaissons que le Canada a maintenant les ressources et l’infrastructure nécessaires pour battre la marche afin de faire cesser la violence envers les femmes et les filles autochtones à l’échelle nationale et internationale. Mettre fin à des décennies d’oppression systémique et de mauvais traitements ne peut pas se faire du jour au lendemain, mais le pouvoir de nos femmes peut venir à bout de l’opposition la plus solide si nous sommes toutes unies. Ensemble, aux côtés de nos partenaires internationaux, nous allons mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

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L’AFAC renouvelle son appel à un renforcement immédiat des services de santé et des ressources pour les communautés confrontées à une épidémie de suicides

L’Association des femmes autochtones du Canada renouvelle son appel à un renforcement immédiat des services de santé et des ressources pour les communautés confrontées à une épidémie de suicides

 

OTTAWA (Ontario), le 11 mars 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) éprouve un immense chagrin à la suite des événements tragiques survenus récemment dans la Nation crie de Pimicikamak. Nous offrons nos sincères condoléances à la communauté, ainsi qu’aux familles et aux amis endeuillés par la perte de leurs proches.

Les rapports récents faisant état de suicides et de tentatives de suicide dans la Nation crie de Pimicikamak sont dévastateurs; cette réalité n’est toutefois malheureusement pas un fait isolé. Selon l’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations 2002-2003, trois adultes sur dix (31 %) ont indiqué avoir eu des pensées suicidaires et un sur six (16 %) avait fait une tentative de suicide au cours de sa vie. De plus, les femmes autochtones étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir tenté de se suicider (18,5 % comparés à 13,1 %).

Santé Canada rapportait en 2010 que, selon les estimations, le taux de suicide chez les jeunes Autochtones au Canada est de cinq à six fois plus élevés qu’il ne l’est chez leurs homologues non autochtones. C’est une crise de droits de la personne à laquelle il faut réagir immédiatement.

L’AFAC est actuellement partenaire des Instituts de recherche en santé du Canada dans le cadre de leur initiative Voie de l’équité en santé pour les Autochtones, laquelle est concentrée sur l’avancement de la recherche portant sur des interventions communautaires en matière de santé mentale et de mieux-être adaptées au sexe et au contexte culturel.

 

CITATION :

 

« Les communautés autochtones sont confrontées à une épidémie de suicide. Lorsque nous perdons un membre de notre communauté au suicide, surtout s’il s’agit d’une jeune personne, la communauté entière en ressent collectivement les répercussions. Il faut immédiatement des services plus robustes dans nos communautés pour empêcher ces tragédies de se reproduire, ce qui signifie reconnaître l’oppression structurelle à laquelle nos communautés sont assujetties et instaurer dès maintenant des services plus solides. Il est clair que cette épidémie exige une action immédiate; nos communautés n’ont pas les moyens d’attendre. »

―Dawn Lavell-Harvard, présidente, Association des femmes autochtones du Canada
 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

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L’ASSOCIATION DES FEMMES AUTOCHTONES DU CANADA MARQUE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES 2016

 

L’ASSOCIATION DES FEMMES AUTOCHTONES DU CANADA MARQUE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES 2016

 

OTTAWA (Ontario), le 8 mars 2016 – Aujourd’hui, Journée internationale des femmes, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) joint sa voix à toutes les autres voix, sur tous les continents qui célèbrent le rôle essentiel que jouent les femmes dans nos communautés.

Malgré les structures actuelles de discrimination, les femmes occupent un nombre croissant de rôles qui exercent une influence puissante partout au monde et ici même, au Canada. Sans nos mères, nos grands-mères, nos sœurs, nos filles et nos tantes, nous savons que notre mode de vie lui-même se désintégrerait.

Dans certaines cultures autochtones, les femmes conservent une relation particulière et distincte à l’eau, relation enracinée dans les croyances culturelles, les pratiques sociales et les contextes économiques. Pour ce qui est d’un grand nombre de nos enseignements entourant la langue et la culture, les femmes sont porteuses de ce savoir – maintenant ensemble en fin de compte nos traditions et par extension nos familles et nos communautés.

En tant que voix nationale des femmes autochtones au Canada, l’AFAC veut exprimer son profond respect, son appréciation et son amour envers toutes les femmes – qui, contre toute attente, maintiennent nos communautés en vie partout au monde de tant de manières différentes.

Au nom de nous toutes et tous à l’Association des femmes autochtones du Canada, bonne Journée internationale des femmes!

 

CITATION

« Les femmes autochtones sont la force et la résilience incarnées. Nos femmes sont des dirigeantes, des donneuses de vie, des décisionnaires, le cœur et le sang mêmes de nos communautés. Sans nos femmes, il n’y aurait pas de communautés du tout. J’encourage tous les Autochtones et les non-Autochtones, aujourd’hui et tous les jours, à exprimer leur gratitude aux femmes de leur vie pour tout ce qu’elles font pour nous. »

―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 
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COMMUNIQUÉ – RÉSULTATS ET DOMAINES D’ACTION PRIORITAIRES POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE LA VIOLENCE À L’ENCONTRE DES FEMMES ET DES JEUNES FILLES AUTOCHTONES

COMMUNIQUÉ – RÉSULTATS ET DOMAINES D’ACTION PRIORITAIRES POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE LA VIOLENCE À L’ENCONTRE DES FEMMES ET DES JEUNES FILLES AUTOCHTONES

Le 26 février 2016, Winnipeg (Manitoba) :  Des dirigeants inuits, métis et des Premières Nations, des familles de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, Greg Selinger, premier ministre du Manitoba, Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, ainsi que des ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux se sont engagés aujourd’hui à agir de toute urgence de manière continue et concertée afin de prévenir et de combattre la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones et à poursuivre leur action durant l’enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.

Les participants se sont réunis à Winnipeg aujourd’hui pour la table ronde nationale de 2016 sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées organisée par Greg Selinger, premier ministre du Manitoba, et ils ont convenu de collaborer pour mettre en œuvre les actions prévues dans le document intitulé Table ronde nationale de 2016 sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées : Résultats et domaines d’action prioritaires pour prévenir et combattre la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles autochtones.  Ce document énonce 20 domaines d’action prioritaires du gouvernement classés sous trois grands thèmes, soit prévention et sensibilisation, sécurité communautaire et interventions policières et mesures de justice adaptées à la culture, et il s’appuie sur les engagements pris à la table ronde de 2015 tenue à Ottawa.

 

Les participants à la table ronde nationale de 2016 ont convenu de travailler avec les familles et les partenaires locaux dans les  buts suivants :

 

  • Continuer de collaborer et d’agir ensemble pour prévenir et combattre la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones et poursuivre pendant l’enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.

 

  • Importance d’une enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles disparues ou assassinées, avec un engagement de participation et de pleine coopération au processus de la part des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

 

  • S’appuyer sur l’actuel groupe de travail sur les affaires autochtones afin d’inclure le gouvernement fédéral comme coprésident, en consacrant du temps aux questions relatives aux femmes et aux jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, y compris à la coordination permanente des efforts, à la surveillance des progrès et à la détermination des priorités d’action, y compris les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux  responsables.

 

  • Appuyer l’élaboration de programmes de formation dirigés par les Autochtones sur le savoir-faire culturel, la lutte contre le racisme et la lutte contre le sexisme, destinés à tous les fonctionnaires de toutes les administrations publiques, aux policiers et aux membres du système judiciaire, et portant notamment sur l’histoire des Autochtones, les répercussions des politiques, la législation et les traumatismes historiques.

 

  • Créer et mettre en œuvre un ensemble de mesures de rendement communes pour évaluer les progrès réalisés en vue de traiter et de réduire les fossés socio-économique que connaissent les peuples autochtones.

 

  • Travailler en collaboration pour améliorer la communication et la coordination entre les familles et les communautés autochtones, les services aux victimes, les services de police, les services chargés des poursuites judiciaires, les groupes de femmes, les groupes de lutte contre la violence et les travailleurs des refuges.

 

  • Mettre en œuvre une campagne de prévention et de sensibilisation à l’échelle du Canada visant à changer la perception et les attitudes du public afin de contribuer à faire cesser a violence à l’égard des femmes et des jeunes filles autochtones.

 

 

Faits saillants :

 

Des membres de familles de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées étaient présents à une rencontre séparée tenue hier avec les participants à la table ronde de 2016, qui visait à discuter directement avec les dirigeants provinciaux et territoriaux de leurs recommandations visant à assurer la justice et à mettre un terme à la violence.

 

Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, a fait le point sur la campagne de prévention et de sensibilisation à l’échelle du Canada que les participants se sont engagés à finaliser à la table ronde de 2015.

 

Richard Feehan, ministre des Relations avec les Autochtones de l’Alberta, a fait le point sur les travaux en cours du groupe de travail sur les affaires autochtones, qui élabore un plan d’action socioéconomique pour les femmes autochtones.  Ce plan présentera une vision globale des difficultés et des obstacles qui ont une influence négative sur les résultats socioéconomiques pour les femmes autochtones.  Il indiquera aussi les pratiques exemplaires et les mesures axées sur la collaboration qui permettront d’améliorer les résultats socioéconomiques pour les femmes autochtones.

 

Les ministres fédéraux Jody Wilson-Raybould, Carolyn Bennett et Patty Hajdu ont pour leur part communiqué les plus récentes nouvelles concernant le processus d’engagement et la planification pour une enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.  Les participants ont manifesté leur appui à l’enquête nationale et ils ont fait part de leur opinion sur les manières de rallier les régions et de tenir compte des perspectives et des intérêts régionaux.

 

Tous les participants tiennent à reconnaître l’excellent travail accompli lors du Sommet des praticiens de la justice de 2016 et s’efforceront d’examiner toutes les recommandations contenues dans le rapport. Étaient réunis pour l’occasion près de deux cents participants de partout au Canada, soit des experts et des praticiens dans trois secteurs-clés : les services d’aide aux victimes, les poursuites et les services de police.

 

Les participants à la table ronde ont exprimé leur soutien pour les efforts déployés de façon soutenue par l’ensemble des gouvernements et des organisations visant à contribuer à mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones.

 

En bref :

 

  • La violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones est systémique et représente une crise nationale qui exige des mesures urgentes, éclairées et concertées.

 

  • Les femmes autochtones courent trois fois plus de risques que les autres d’être victimes de violence.

 

  • Les données publiques actuelles sur les femmes et les jeunes filles autochtones victimes de violence banalisent et sous-représentent l’ampleur du problème, même si elles font ressortir des tendances complexes et généralisées de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles autochtones, qui sont souvent ciblées à cause de leur sexe et de leur identité autochtone.

 

  • Malgré les nombreux rapports citant des nombres beaucoup plus élevés, l’Aperçu opérationnel national de 2014 de la GRC indique 1 017 homicides de femmes autochtones entre 1980 et 2012 et 164 enquêtes sur des disparitions de femmes autochtones remontant à 1952.

 

  • De 2001 à 2014, le taux moyen d’homicides avec des victimes autochtones de sexe féminin était quatre fois plus élevé que pour les autres femmes.

 

  • Il y a 16 % des femmes assassinées et 11 % des femmes disparues qui sont des femmes autochtones, même si les Autochtones représentent à peine 4,3 % de la population canadienne.

 

À la table ronde nationale de 2016, les participants comprenaient des membres des familles de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, Greg Selinger, premier ministre du Manitoba, Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, les ministres fédéraux de la Justice, des Affaires autochtones et du Nord et de la Condition féminine, des ministres provinciaux et territoriaux, Perry Bellegarde, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Dwight Dorey, chef national du Congrès des Peuples Autochtones, Natan Obed, président d’Inuit Tapiriit Kanatami,  Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis, Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, Rebecca Kudloo, présidente de Pauktuutit Inuit Women of Canada et Melanie Omeniho, présidente de Femmes Michif Otipemisiwak / Women of the Métis Nation.

 

Vous trouverez la liste complète des participants à la table ronde de 2016 ci-joint.

 

Citations :

Madame Jody Wilson-Raybould, ministre de la Justice et procureure générale du Canada :  »Une des priorités de notre gouvernement est la création d’une voie menant à une réconciliation substantielle et réelle et à une relation renouvelée avec les peuples autochtones dans notre pays; la façon dont nous traitons les questions autochtones dans notre pays sera le témoignage durable de notre gouvernement. Un grand nombre des femmes et des jeunes filles disparues ou assassinées sont certainement victimes de crimes, mais la question va bien au-delà de notre système de justice pénale, et nous devons examiner les racines de cette tragédie. Les engagements que nous avons pris en vue d’évaluer nos progrès dans la réduction des inégalités sociales et économiques dans les communautés autochtones et d’améliorer la communication entre les communautés autochtones, les services de police et les services chargés des poursuites judiciaires représenteront des étapes importantes pour guérir cette relation. »

 

Madame Carolyn Bennett, ministre des Affaires indiennes et du Nord Canada :  »Aujourd’hui, le gouvernement du Canada s’est joint à des familles, à des organisations autochtones, aux provinces et aux territoires et a accompli de réels progrès en prenant un engagement à l’égard d’une enquête nationale dont le besoin se fait grandement sentir. Avec l’appui des provinces et des territoires, une enquête nationale peut examiner un grand nombre des questions essentielles qui sont de leur ressort, telles que la protection de l’enfance et les services de police. Je voudrais remercier l’ensemble des familles, des survivants et des aînés pour leur apport qui continuera d’être essentiel pour concevoir la meilleure enquête possible. Nous sommes déterminés à bien faire les choses, à honorer l’esprit et la mémoire des personnes que nous avons perdues, et à protéger les générations futures. »

 

Madame Patty Hajdu, ministre de la Condition féminine : « La violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones ne cessera pas d’elle-même. Il faudra que les gouvernements, les organisations et les individus agissent de concert pour empêcher que d’autres tragédies se produisent.  La table ronde représente donc une bonne occasion d’explorer des solutions et de prendre l’engagement, en tant que pays, de collaborer pour donner du pouvoir aux femmes et aux jeunes filles autochtones et assurer leur sécurité dans l’immédiat et dans l’avenir. »

 

Monsieur Greg Selinger, premier ministre du Manitoba :  »Au nom de tous les Manitobains et Manitobaines, je suis honoré d’avoir été l’hôte de cette deuxième table ronde sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. Je suis très touché par les histoires que j’ai entendues ici et par le niveau d’engagement des dirigeants présents. Ces expériences de douleur et de traumatisme sont difficiles à entendre, tout comme il est difficile pour ces familles de les faire partager, mais il s’agit là d’une part importante de la réconciliation. Il est important pour nous d’écouter ces expériences douloureuses, car cela informera et éclairera le travail que nous faisons en allant de l’avant pour garantir la sécurité aux femmes et aux jeunes filles autochtones. La violence à laquelle elles ont été soumises  est intolérable, et je suis convaincu que cette table ronde sera une source d’inspiration à tous les niveaux afin de travailler collectivement  pour y mettre fin définitivement. »

 

Madame Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario : « Le nombre élevé de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées est inacceptable. Le moment est venu d’unir nos efforts afin de prendre des mesures importantes pour que les femmes et les jeunes filles autochtones soient en sécurité au Canada. La table ronde nationale nous a aidés à faire progresser un certain nombre d’initiatives clés, notamment l’élaboration d’une campagne pancanadienne de sensibilisation au problème. Je suis ravie que l’Ontario joue un rôle de premier plan dans l’élaboration de cette campagne, car la sensibilisation est la première étape à franchir pour régler la crise. »

 

Monsieur Perry Bellegarde, chef national de l’Assemblée des Premières Nations :  « Les engagements pris aujourd’hui par les représentants gouvernementaux sont les bienvenus, mais il est impératif de joindre le geste à la parole  et d’obtenir des résultats.  Nous continuerons d’exercer des pressions à tous les niveaux afin que la sécurité des femmes et des jeunes filles autochtones et de leur famille soit assurée. »

 

Monsieur Shane Gottfriedson, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations :  « Il ne faut pas attendre l’enquête nationale pour commencer à déployer des efforts afin de prévenir et d’éliminer la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones et il ne faudra pas arrêter à la fin de l’enquête.  Ce qu’on observe aujourd’hui est une forme d’engagement politique, et nous devons maintenant concrétiser cet engagement.  Nous ne pouvons pas attendre la fin de l’enquête avant de voir des résultats sur le terrain.  Il y a des choses que nous pouvons faire dès maintenant pour améliorer la sécurité des personnes les plus vulnérables. »

 

Monsieur Dwight Dorey, chef national du Congrès des Peuples Autochtones : « J’ai été extrêmement satisfait du niveau d’engagement et de collaboration cette semaine pendant les discussions avec les dirigeants autochtones, fédéraux, provinciaux et territoriaux à la table ronde nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. Nous devons agir rapidement et avec détermination pour réduire le niveau inacceptable de violence que subissent de nombreuses femmes et jeunes filles autochtones depuis trop longtemps et faire de la prévention. Je suis persuadé que les discussions constituent un grand pas en avant et qu’elles donneront des résultats. »

 

Monsieur Natan Obed, président d’Inuit Tapiriit Kanatami :  »Aujourd’hui, nous avons reconnu qu’il est en notre pouvoir,  en tant que représentants de gouvernements et d’organisations, et en tant que Canadiennes et Canadiens, de mettre fin au cycle de la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles autochtones. Nous avons décidé que cela doit se terminer avec nous. À présent, nous devons donner suite aux mesures que nous avons convenu de prendre ensemble et en faire une priorité dans tous les aspects de notre travail et de nos vies. »

 

Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis : « La nation métisse se réjouit de l’action concertée des différents paliers de gouvernement dans le dossier de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones. Nos gouvernements et communautés travaillent sans relâche pour améliorer la vie de notre population et ils ont besoin d’un soutien actif et constant dans leurs démarches qui visent à assurer la sécurité dans les communautés. Un plan d’action fondé sur un véritable engagement de l’ensemble des administrations publiques est essentiel pour que les mesures destinées à protéger des vies et à créer des possibilités soient efficaces. »

 

Madame Melanie Omeniho, présidente de Femmes Michif Otipemisiwak / Women of the Métis Nation : « L’organisation Femmes Michif Otipemiswaké / Women of the Metis Nation est très fier des engagements importants pris par les divers niveaux de gouvernement partout au pays. Avec leur aide, nous espérons sincèrement pouvoir continuer de collaborer afin de faire changer les statistiques et d’amener les femmes et jeunes filles métisses à se sentir libres et valorisées dans la société. »

 

Madame Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada : « Le front commun que nous avons créé au Canada contre la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones est solide. D’un océan à l’autre, un esprit d’unité a émergé parmi les dirigeants des organisations autochtones nationales et les dirigeants provinciaux et fédéraux élus. La violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones ne sera pas tolérée. Une action nationale coordonnée s’impose. L’Association des femmes autochtones du Canada espère que la table ronde de cette année jettera des bases solides pour la prochaine étape de l’enquête nationale. Il faut gérer la crise efficacement afin de rompre le cycle de la violence dont nos sœurs sont victimes. Nous n’avons qu’une seule chance de bien faire les choses, et nous devons rester vigilants. »
Madame Rebecca Kudloo, présidente de Pauktuutit Inuit Women of Canada : « L’enquête nous apprendra sûrement des choses, mais nous en savons déjà beaucoup sur ce qu’il faut faire pour empêcher la violence et les mauvais traitements dans nos communautés. Je suis heureuse que les provinces et territoires se soient engagés aujourd’hui à collaborer afin de coordonner les démarches pendant l’enquête nationale. »

 

Monsieur Richard Feehan, ministre des Relations avec les Autochtones de l’Alberta : « Je suis fier de représenter l’Alberta à cette table ronde nationale qui est l’occasion pour les familles autochtones, les dirigeants autochtones et les représentants gouvernementaux d’unir leur cœur et leur esprit. Cette tribune est un endroit où nous pouvons écouter, apprendre et collaborer à l’élaboration de mesures visant à mettre fin à la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones. »

 

Madame Suzanne Anton, procureure générale et ministre de la Justice de la Colombie-Britannique : « Assurer la sécurité des femmes et des jeunes filles autochtones est l’un des grands enjeux de notre époque. Les discussions d’aujourd’hui portaient sur des actions mesurables destinées à apporter des changements dans notre société. En Colombie-Britannique, nous croyons que la participation des familles dans cet important dossier est essentielle à la réussite. Cela éclairera nos démarches futures et notamment la contribution de la Colombie-Britannique à l’enquête nationale à venir. Conscient qu’il reste beaucoup à faire, notre gouvernement est déterminé à réaliser des progrès significatifs avec ses homologues de tout le pays afin d’assurer la sécurité des femmes et des jeunes filles autochtones. »

 

 

Monsieur Ed Doherty, ministre responsable des Affaires autochtones du Nouveau-Brunswick :  « Il s’agit d’une occasion importante de stimuler la discussion et la coopération pour faire avancer le dossier des femmes et des jeunes filles autochtones disparues ou assassinées au Canada.  Nous sommes heureux de participer à la table ronde encore cette année et de collaborer afin de créer les conditions qui permettront d’améliorer la qualité de vie des femmes et des jeunes filles autochtones au Nouveau-Brunswick et partout au pays. »

 

Monsieur Andrew Parsons, ministre de la Justice et de la Sécurité publique et procureur général de Terre-Neuve-et-Labrador : « Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador est impatient de collaborer avec le gouvernement du Canada, les autres provinces et territoires et les organisations autochtones nationales dans le cadre d’une enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. Nous demeurons déterminés à éliminer toutes les formes de violence que subit ce groupe vulnérable, et notre but premier est d’accroître la sécurité dans les communautés et au pays pour toute la population canadienne. »

 

Madame Caroline Cochrane, ministre déléguée à la Condition féminine des Territoires-du-Nord-Ouest :  »Les Territoires du Nord-Ouest demeurent engagés dans ce travail et à l’égard du principe selon lequel on obtient les meilleurs résultats par la collaboration, en particulier avec les personnes les plus directement touchés par la question et avec les gouvernements et les organisations qui les représentent. La table ronde a été une occasion importante pour ce genre de collaboration et nous devons continuer à travailler sur la question des femmes  et des jeunes filles autochtones disparues ou assassinées avec tous nos partenaires »

 

Madame Joanne Bernard, ministre des Services communautaires et ministre responsable de la Condition féminine de la Nouvelle-Écosse : « C’est un honneur pour moi de pouvoir continuer de participer à cet important processus de collaboration. J’ai bon espoir que, grâce aux décisions prises aujourd’hui, la population canadienne sera de plus en plus engagée et sensibilisée au fil des démarches visant à réduire les taux disproportionnés de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. Je suis particulièrement heureuse et pleine d’espoir en ce qui concerne l’engagement à l’égard de conservations permanentes axées sur la protection de l’enfance. »

 

Madame Monica Ell-Kanayuk, ministre responsable de la Condition féminine du Nunavut : « On ne peut plus fermer les yeux devant les difficultés des femmes et jeunes filles métisses, inuites et des Premières Nations. La deuxième table ronde nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées a renforcé notre engagement commun, en tant que Canadiens, à mettre fin à cette tragédie. La violence faite aux femmes autochtones est au cœur même de cette rencontre, et nous nous engageons à trouver des moyens d’aider les victimes, d’accroître la sensibilisation et d’enrayer cette crise. »

 

Madame Paula Biggar, ministre des Transports, de l’Infrastructure et de l’Énergie et ministre responsable de la Condition féminine de l’Île-du-Prince-Édouard :  « J’ai été profondément touchée par l’honnêteté et le courage des membres des familles qui nous ont fait part de leur expérience.  Leurs récits orienteront et inspireront nos démarches de collaboration en vue d’éliminer la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones. Ensemble, nous pouvons rompre le cycle de la violence et amorcer le processus de guérison et de réconciliation. »

 

Monsieur Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones du Québec :  »Nous avons déjà consacré des efforts considérables à un vaste éventail de sujets liés à la violence faite aux femmes autochtones avec les organisations des Premières Nations au Québec, mais nous cherchons toujours à faire davantage.  Nous sommes convaincus que c’est la collaboration entre les divers niveaux de gouvernement, les dirigeants autochtones et les communautés qui permettra de trouver des solutions. Notre présence ici aujourd’hui reflète fidèlement notre volonté de collaborer avec les autres provinces et le gouvernement fédéral pour mettre en commun nos ressources et notre expérience de manière à éliminer la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones, notre but ultime commun. »

 

Monsieur Gordon Wyant, ministre de la Justice et procureur général de la Saskatchewan :  « La table ronde nationale a été une excellente occasion de collaborer avec mes homologues et les représentants des organisations autochtones nationales afin de déterminer les démarches nécessaires pour faire du Canada un endroit plus sécuritaire pour les femmes et les jeunes filles autochtones. Depuis un an, des mesures importantes ont été prises dans la foulée de la table ronde et d’autres tribunes, notamment la publication de la version finale du cadre juridique des ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la Justice et de la Sécurité publique concernant la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles autochtones, le Sommet des praticiens de la justice de Winnipeg et la prise par le gouvernement fédéral d’un engagement à participer à l’enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. »   

 

Madame Elaine Taylor, vice-première ministre et ministre chargée du Bureau de promotion des intérêts de la femme du Yukon :  »Notre délégations apporte une voix forte et unie pour appuyer les familles des femmes et des jeunes filles autochtones disparues ou assassinées au Yukon. En tant que dirigeants, nous sommes déterminés à lutter contre la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles autochtones, et à agir en collaboration pour traiter cette question importante à l’échelle territoriale aussi bien que nationale.’ S’il y a un intérêt pour tenir une troisième table nationale, le Yukon serait heureux d’en être l’hôte. »

 

Accès le document au complet du 2016 tableronde ici 

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration officielle de Dawn Lavell-Harvard sur l’exclusion de l’Association des femmes autochtones du Canada de la rencontre des premiers ministres de mars 2016 à Vancouver, en Colombie-Britannique

 

 

LES FEMMES ET LES FILLES AUTOCHTONES MÉRITENT LEUR PLACE À LA TABLE

 

 

VANCOUVER (Colombie-Britannique), le 2 mars 2016 ― Quand Paul Martin, à la tête du gouvernement canadien, a présidé la rencontre des premiers ministres et des leaders autochtones du Canada préalable à l’Accord de Kelowna, en 2005, l’Association des femmes autochtones du Canada était à la table.

Aujourd’hui, en revanche, l’Association n’a pas été invitée à cette rencontre cruciale des premiers ministres à Vancouver, sans explication ni justification claires.

Malgré notre force et notre résilience, bien que nous soyons source de vie, source de la vie qui bat dans nos communautés, nous les femmes et filles autochtones devons lutter sans cesse, depuis des décennies, pour faire entendre notre voix.

Depuis toujours, nous sommes catégoriquement réduites au silence, exclues, évincées des processus décisionnels essentiels par les hommes, autochtones et non autochtones, en vertu du sexisme, du racisme et d’obstacles inhérents à un système patriarcal.

En guise de protestation contre cette invitation refusée à l’Association des femmes autochtones du Canada, je me présente ici, à Vancouver, aujourd’hui, pour me battre au nom des femmes et des filles autochtones de tout le Canada.

La décision d’exclure l’Association de la rencontre des premiers ministres est injuste. Elle en dit long sur le manque de respect qui perdure à l’égard des femmes et des filles autochtones du Canada.

L’Association applaudit à la décision de mener l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (une initiative historique très attendue, que nous avons été les premières à réclamer), mais nous refusons d’être exclues des principales réunions et consultations avec le gouvernement, en particulier de celles où le premier ministre est présent.

Les femmes et les filles autochtones méritent leur place à la table des discussions.

Respectueusement,

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Dawn Lavell-Harvard
Présidente
Association des femmes autochtones du Canada

 

 

___________________________________

RENSEIGNEMENTS (MÉDIAS)

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
[email protected]
+1 613-485-1988

 

Déclaration officielle de Dawn Lavell-Harvard sur l’exclusion de l’Association des femmes autochtones du Canada de la rencontre des premiers ministres de mars 2016 à Vancouver, en Colombie-Britannique

Déclaration officielle de Dawn Lavell-Harvard sur l’exclusion de l’Association des femmes autochtones du Canada de la rencontre des premiers ministres de mars 2016 à Vancouver, en Colombie-Britannique

LES FEMMES ET LES FILLES AUTOCHTONES MÉRITENT LEUR PLACE À LA TABLE

VANCOUVER (Colombie-Britannique), le 2 mars 2016 ― Quand Paul Martin, à la tête du gouvernement canadien, a présidé la rencontre des premiers ministres et des leaders autochtones du Canada préalable à l’Accord de Kelowna, en 2005, l’Association des femmes autochtones du Canada était à la table.

Aujourd’hui, en revanche, l’Association n’a pas été invitée à cette rencontre cruciale des premiers ministres à Vancouver, sans explication ni justification claires.

Malgré notre force et notre résilience, bien que nous soyons source de vie, source de la vie qui bat dans nos communautés, nous les femmes et filles autochtones devons lutter sans cesse, depuis des décennies, pour faire entendre notre voix.

Depuis toujours, nous sommes catégoriquement réduites au silence, exclues, évincées des processus décisionnels essentiels par les hommes, autochtones et non autochtones, en vertu du sexisme, du racisme et d’obstacles inhérents à un système patriarcal.

En guise de protestation contre cette invitation refusée à l’Association des femmes autochtones du Canada, je me présente ici, à Vancouver, aujourd’hui, pour me battre au nom des femmes et des filles autochtones de tout le Canada.

La décision d’exclure l’Association de la rencontre des premiers ministres est injuste. Elle en dit long sur le manque de respect qui perdure à l’égard des femmes et des filles autochtones du Canada.

L’Association applaudit à la décision de mener l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (une initiative historique très attendue, que nous avons été les premières à réclamer), mais nous refusons d’être exclues des principales réunions et consultations avec le gouvernement, en particulier de celles où le premier ministre est présent.

Les femmes et les filles autochtones méritent leur place à la table des discussions.

Respectueusement,

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Dawn Lavell-Harvard
Présidente
Association des femmes autochtones du Canada

 

 

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RENSEIGNEMENTS (MÉDIAS)

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
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+1 613-485-1988