l’AFAC ont collectivement déterminé les noms de trois femmes autochtones décédées à présenter à la Banque du Canada

 

OTTAWA (Ontario), le 15 avril 2016 – Le personnel et le conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada ont collectivement déterminé les noms de trois femmes autochtones décédées à présenter à la Banque du Canada dans le cadre du processus d’appel de candidatures ouvert pour faire figurer une femme sur son prochain billet de banque.

À titre de voix des femmes autochtones au Canada, l’AFAC est d’avis qu’il est de notre devoir de célébrer le rôle d’une grande influence joué par les femmes autochtones dans notre histoire collective. En mettant en vedette l’une ou l’autre des formidables femmes suivantes, la Banque du Canada ferait non seulement un grand pas vers la réconciliation, mais elle se joindrait à nos communautés pour reconnaître le leadership et la résilience de nos femmes.

L’AFAC a choisi les trois femmes suivantes dont nous soumettons les noms à la Banque du Canada :

1. E. Pauline Johnson (1861-1913) :
Mohawk de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, en Ontario, Emily Pauline Johnson (nom mohawk : Tekahionwake) s’est fait connaître avantageusement dans le domaine des arts en tant qu’écrivaine, poète et interprète acclamée. Ses œuvres ont été publiées et applaudies par de nombreux publics au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

2. Annie Mae Aquash (1945-1975)
Mi’kmaq de Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, Annie Mae Aquash (nom mi’kmaq : Naguset Eask) était inébranlable dans la détermination avec laquelle elle revendiquait l’habilitation et la souveraineté des Autochtones. Activiste pendant toute sa vie, elle a milité pour le mouvement indien d’Amérique du Nord dans les années 1970.

3. Shannen Koostachin (1995-2010)
La jeune militante crie Shannen Koostachin, de la Première Nation d’Attawapiskat dans le nord de l’Ontario, était intrépide et courageuse. Shannen’s Dream [le rêve de Shannen], un mouvement de jeunes qui revendiquent le financement équitable de l’éducation pour les enfants des Premières Nations, découle de son activisme. Malgré le fait qu’elle ne correspond malheureusement pas tout à fait aux critères, puisqu’elle a perdu la vie il y a six ans seulement, l’AFAC croit que, par son esprit, son influence et son militantisme, Shannen a plus que mérité sa place à titre de candidate.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

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CITATION :

« Chacune à sa manière, ces trois personnes incarnent ce qu’il y a de beau et de puissant chez les femmes autochtones. J’espère sincèrement que la Banque du Canada tiendra compte de la candidature de ces femmes remarquables pour son prochain billet de banque. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

CONTACT MÉDIAS :

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
jjefferys@nwac.ca
+1 613-485-1988