L’AFAC félicite les trois lauréats du Prix Hillman 2016 d’excellence en journalisme canadien pour leur travail sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

OTTAWA (Ontario), le 25 avril 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada félicite le service des nouvelles de la CBC et sa section consacrée aux Autochtones, ainsi que Radio-Canada et le Globe and Mail, qui ont remporté le Prix Hillman 2016 d’excellence en journalisme canadien.

Par un processus exhaustif d’interviews, de recherche et d’enquête sur des cas s’étalant sur plus de 60 ans, CBC Aboriginal et CBC News ont créé une base de données interactive sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Cette base de données renferme de l’information sur 230 femmes et filles disparues qui jette de la lumière sur la vie de ces femmes et les circonstances entourant leur disparition ou leur meurtre. La démarche a mis au jour de nouveaux éléments de preuve qui ont amené la GRC et le service de police de la ville de Winnipeg à rouvrir des dossiers de cas non résolus.

Radio-Canada a fait enquête sur des cas de femmes qui avaient subi des traitements horrifiques de la part d’agents de police de Val-d’Or : violence, abus, prostitution, agression sexuelle et viol selon les sources de ce reportage, qui ont décrit aussi ce qu’on appelle des « cures géographiques », c’est-à-dire que les agents conduisaient les femmes loin à l’extérieur de la ville, où ils les abandonnaient. Les plaintes portées par ces femmes auprès du conseil d’éthique de la police sont restées sans réponse. Depuis, de nombreux changements positifs ont résulté de l’enquête menée par Radio-Canada.

Le Globe and Mail a levé le voile sur le fait que plus de 250 restes humains non identifiés ne figuraient pas dans la base de données gérée par la GRC; le quotidien de Toronto a fait enquête sur le programme de soins d’urgence aux enfants du Manitoba et révélé que les femmes autochtones sont quelque sept fois plus susceptibles que les femmes non autochtones d’être victimes d’un tueur en série. Le projet comprenait une caractéristique particulière interactive qui retraçait la vie de cinq femmes assassinées par des prédateurs en série, exposant les facteurs sociaux qui rendaient les victimes vulnérables.

La présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, a déclaré :

« Félicitations à chacune des personnes qui ont participé aux travaux ayant mené à l’attribution du Prix Hillman. Avec vos mots et vos images, vous avez tissé des récits puissants et vous avez aidé à mieux faire connaître le message de longue date de l’AFAC, c’est-à-dire la nécessité de tenir une enquête nationale sur la disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones. »

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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Pour obtenir plus d’information, s’adresser à :

Dan Peters
Directeur général intérimaire
1, rue Nicholas, 9e étage
Ottawa, ON  K1N 7B7
Téléphone :        613-722-3033, poste 249
Sans frais :    1-800-461-4043
Courriel :       dpeters@nwac.ca

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L’AFAC accueille Lisa Abbott à titre de directrice générale

L’AFAC accueille Lisa Abbott à titre de directrice générale

OTTAWA (Ontario), le 19 avril 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada accueille sa
nouvelle directrice générale en la personne de Lisa Abbott. Au nom de l’Association des femmes
autochtones du Canada (AFAC), la présidente Dawn Lavell Harvard souhaite la bienvenue à Mme Lisa
Abbott à titre de directrice générale de l’AFAC.

Lisa Abbott est Crie de la Première Nation de Pelican Lake, au nord‐ouest de Saskatoon (Saskatchewan).
Elle a élevé seule ses deux filles, tout en poursuivant ses études et a obtenu un baccalauréat en droit de
l’Université de la Saskatchewan en 2005. Elle a commencé sa carrière en droit par un stage à l’AFAC,
sous la direction de l’éminente avocate spécialiste des droits de la personne Mary Eberts.
Lisa dit qu’elle a le sentiment de rentrer chez elle en revenant à l’AFAC, près d’une décennie après le
stage qu’elle y a fait. Profondément engagée, elle milite avec passion pour les droits des femmes et la
justice sociale, ayant servi notamment à titre de conseillère principale auprès d’une présidente de
l’AFAC précédente, aux débuts de la campagne Soeurs par l’esprit. Elle s’est fait la championne de
dossiers clés comme la violence envers les femmes, les biens immobiliers matrimoniaux dans les
réserves et l’accès à la justice. Lisa a travaillé avec l’Assemblée des Premières Nations (APN) pour des
questions de politique stratégique, de planification et de droit et elle a occupé le poste de conseillère
politique auprès du chef de l’organisme Federation of Saskatchewan Indian Nations (FSIN).
Avocate et entrepreneure, elle a dirigé au cours des cinq dernières années un cabinet d’avocats
prospère, Abbott Law Office, qui s’occupe particulièrement de défendre des survivants des pensionnats
autochtones, et elle agit à titre de conseillère juridique pour des enfants pris en charge. Lisa est une chef
de file de sa communauté et elle a fait du bénévolat pour des initiatives comme Walking with Our Sisters
[Marcher avec nos soeurs] et Women Entrepreneurs of Saskatchewan Inc.
L’AFAC se réjouit à la perspective d’une nouvelle relation avec Mme Abbott.
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Pour obtenir plus d’information, communiquer avec :
Dan Peters
Directeur général intérimaire
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l’AFAC ont collectivement déterminé les noms de trois femmes autochtones décédées à présenter à la Banque du Canada

 

OTTAWA (Ontario), le 15 avril 2016 – Le personnel et le conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada ont collectivement déterminé les noms de trois femmes autochtones décédées à présenter à la Banque du Canada dans le cadre du processus d’appel de candidatures ouvert pour faire figurer une femme sur son prochain billet de banque.

À titre de voix des femmes autochtones au Canada, l’AFAC est d’avis qu’il est de notre devoir de célébrer le rôle d’une grande influence joué par les femmes autochtones dans notre histoire collective. En mettant en vedette l’une ou l’autre des formidables femmes suivantes, la Banque du Canada ferait non seulement un grand pas vers la réconciliation, mais elle se joindrait à nos communautés pour reconnaître le leadership et la résilience de nos femmes.

L’AFAC a choisi les trois femmes suivantes dont nous soumettons les noms à la Banque du Canada :

1. E. Pauline Johnson (1861-1913) :
Mohawk de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, en Ontario, Emily Pauline Johnson (nom mohawk : Tekahionwake) s’est fait connaître avantageusement dans le domaine des arts en tant qu’écrivaine, poète et interprète acclamée. Ses œuvres ont été publiées et applaudies par de nombreux publics au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

2. Annie Mae Aquash (1945-1975)
Mi’kmaq de Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, Annie Mae Aquash (nom mi’kmaq : Naguset Eask) était inébranlable dans la détermination avec laquelle elle revendiquait l’habilitation et la souveraineté des Autochtones. Activiste pendant toute sa vie, elle a milité pour le mouvement indien d’Amérique du Nord dans les années 1970.

3. Shannen Koostachin (1995-2010)
La jeune militante crie Shannen Koostachin, de la Première Nation d’Attawapiskat dans le nord de l’Ontario, était intrépide et courageuse. Shannen’s Dream [le rêve de Shannen], un mouvement de jeunes qui revendiquent le financement équitable de l’éducation pour les enfants des Premières Nations, découle de son activisme. Malgré le fait qu’elle ne correspond malheureusement pas tout à fait aux critères, puisqu’elle a perdu la vie il y a six ans seulement, l’AFAC croit que, par son esprit, son influence et son militantisme, Shannen a plus que mérité sa place à titre de candidate.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

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CITATION :

« Chacune à sa manière, ces trois personnes incarnent ce qu’il y a de beau et de puissant chez les femmes autochtones. J’espère sincèrement que la Banque du Canada tiendra compte de la candidature de ces femmes remarquables pour son prochain billet de banque. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

CONTACT MÉDIAS :

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
jjefferys@nwac.ca
+1 613-485-1988

 

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L’AFAC accueille favorablement la décision de la Cour suprême au sujet des Métis et des Indiens non inscrits

OTTAWA (Ontario) – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) accueille favorablement la plus récente décision de la Cour suprême et y voit une journée historique pour les droits des peuples autochtones. Nous accueillons favorablement cette décision parce qu’un grand nombre des nôtres ont été exclus de nos communautés à cause de détails techniques et qu’on ne leur a jamais reconnu le statut ni les droits découlant du fait d’être reconnus comme Autochtones.

Des femmes autochtones qui avaient épousé des hommes non autochtones et perdu le statut d’Indien inscrit ont pu le recouvrer grâce au projet de loi C-31, mais n’ont jamais été acceptées en tant que membres de la bande dont elles étaient issues. Par le passé et même aujourd’hui encore, les Indiennes sans statut et les Métisses ainsi que leurs enfants sont parmi les personnes les plus désavantagées au Canada. L’AFAC est optimiste et voit en cette décision un premier pas sur le long chemin qui devrait mener à une vie meilleure pour tous les nôtres et, au bout du compte, à l’éradication de la pauvreté envahissante.

 

CITATION : Aujourd’hui est un bon jour pour les femmes autochtones et leurs enfants au Canada. L’AFAC a toujours appuyé les Métisses et les femmes autochtones sans statut, de même que leurs enfants; c’était un des objectifs fondateurs de l’AFAC, ce qui fait que cette décision a une portée encore plus grande pour l’AFAC. Nous allons continuer d’appuyer cette décision et nous veillerons à ce que les femmes et les enfants autochtones jouissent des avantages dont ils sont les bénéficiaires en vertu de cette décision.

―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

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CONTACT :

Dan Peters, directeur général intérimaire
Association des femmes autochtones du Canada
dpeters@nwac.ca
+1-613-410-2230

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L’AFAC appuie les femmes autochtones de Val-d’Or et encourage toutes les survivantes de violence policière à continuer de se manifester

OTTAWA (Ontario), le 1er avril 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) apprend que d’autres femmes autochtones se sont manifestées dans la région de Val-d’Or (Québec) pour parler d’agressions sexuelles et autres formes de violence sexiste et raciste qu’elles ont subies aux mains de policiers au Québec.

 

Par le passé, tous les niveaux de services institutionnels de protection ont infligé aux nôtres des actes de violence, à nos femmes et nos filles en particulier. Le racisme et du sexisme mènent directement à des actes de violence fondée sur le genre et la race, ce qui est tout simplement inacceptable dans quelque communauté que ce soit, surtout aux mains de ceux en qui on a confiance parce qu’ils ont pour mission de protéger et de servir la population.

La cause qui continue d’évoluer à Val-d’Or préoccupe gravement l’AFAC. Notre organisation condamne toutes les formes de violence envers nos mères, nos filles, nos sœurs, nos tantes et nos grands-mères et tient à exprimer notre sincère gratitude aux braves survivantes qui ont pris la parole pour raconter leur histoire.

L’AFAC espère que les survivantes de cette violence continueront de se manifester, lorsqu’elles seront prêtes, si elles choisissent de le faire. Ce n’est qu’en faisant la lumière sur ces injustices atroces et inacceptables que nous pourrons mettre à jour la discrimination systémique et aller vers des solutions concrètes.

À toutes les survivantes : vous avez notre appui.

CITATION

« Je suis profondément préoccupée par les allégations émanant de Val-d’Or, mais pas du tout surprise. Nous savons que des actes de violence physique, sexuelle et institutionnelle ont été infligés à nos femmes et nos filles aux mains des autorités depuis des décennies. J’espère qu’en faisant jaillir la lumière dans ces recoins sombres, nous parviendrons un jour à la justice. Il faut que cesse la violence envers les femmes et les filles autochtones. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

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