COMMUNIQUÉ : L’AFAC encourage les Autochtones à participer à l’examen des processus d’évaluation environnementale du gouvernement

Le 28 juin 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) encourage les Autochtones partout au pays à participer 1) à l’examen des processus d’évaluation environnementale du gouvernement associés à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012), 2) à la modernisation de l’Office national de l’énergie et 3) au rétablissement de mesures de protection et à l’introduction de garanties modernes dans la Loi sur les pêches et la Loi sur la protection de la navigation.

Les groupes autochtones auront accès à une aide financière pour leur participation à des réunions et des séances de consultation qui auront lieu à compter de septembre 2016. Les demandes d’aide financière seront acceptées à partir de juillet.

Les Autochtones, et plus particulièrement les femmes autochtones, s’emploient depuis des décennies à sensibiliser le public au besoin de mesures de protection environnementales accrues pour les ressources telles que l’eau. Les manifestantes de marches pour l’eau, par exemple, sont des femmes autochtones qui portent sur de grandes distances, sans véhicule, un récipient d’eau ouvert, sans en répandre une goutte. Inspirée par la croyance traditionnelle selon laquelle la responsabilité de l’eau est confiée aux femmes, Josephine Mandemin, une nohkomis (grand-mère) militante qui vient de la Première Nation de Wikwemikong, a entrepris de marcher pour l’eau. Elle a longé ainsi les rives des cinq Grands Lacs – plus de 20 000 km ou la moitié de la circonférence de la terre. En faisant bon accueil aux Autochtones et aux communautés autochtones dans l’examen des processus d’évaluation environnementale, le gouvernement fédéral démontre son engagement à l’égard du respect impératif de l’eau, des terres et des ressources naturelles des peuples autochtones au Canada.

Aînée Josephine Mandamin de la Première Nation de Wikwemikong a parcouru plus de 20 000 km pour l'eau (Ayse Gursoz , photo de Indigenous Rising)
Aînée Josephine Mandamin de la Première Nation de Wikwemikong a parcouru plus de 20 000 km pour l’eau (Ayse Gursoz , photo de Indigenous Rising)

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique, avec l’appui de la ministre des Affaires autochtones et du Nord, du ministre des Ressources naturelles et du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne est chargée de constituer un comité d’experts qui examinera tous les processus d’évaluation environnementale associés à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012), notamment l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et la Commission canadienne de sûreté nucléaire, afin de rétablir la confiance du public. L’examen a pour but d’établir de nouveaux processus fondés scientifiquement, qui favoriseront la protection de l’environnement, le développement de l’économie et le respect des droits fondamentaux des peuples autochtones.

Dans le cadre du processus de modernisation de l’Office national de l’énergie, le ministre des Ressources naturelles et son comité d’experts solliciteront les opinions du public, en particulier celles des peuples autochtones de l’ensemble du pays, afin de structurer un organisme de contrôle de l’énergie robuste et efficace, qui tiendra compte des spécificités régionales et réglementera les grands projets du secteur de l’énergie, comme la construction de pipelines.

Troisièmement, le ministre des Transports et le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne confient à deux comités parlementaires le mandat d’examiner la mise en œuvre de mesures de protection perdues et l’introduction de garanties modernes dans la Loi sur les pêches et la Loi sur la protection de la navigation. La Loi sur les pêches autorise la gestion gouvernementale des pêches canadiennes et la protection des habitats marins. La Loi sur la protection de la navigation autorise et réglemente les atteintes au droit public à la navigation dans les eaux navigables, ainsi que l’assèchement de voies navigables.

Ces trois examens nécessitent une forte participation, robuste et inclusive des Autochtones et des communautés autochtones des diverses régions du pays, tout comme des organisations autochtones régionales et des organismes autochtones nationaux, pour que les examens relatifs à l’évaluation environnementale et la réglementation soient considérés légitimes et justifiés.

Citation :

« À l’Association des femmes autochtones du Canada, nous encourageons fortement la participation à l’examen des processus fédéraux relatifs à l’environnement et à l’énergie, de la législation correspondante et des organismes de réglementation, ainsi que l’engagement politique des Autochtones à cet égard. Il est très important que nos voix soient entendues, que nos communautés soient consultées, que nos droits fondamentaux soient respectés et que nos terres soient protégées, comme l’affirme la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones », a dit la présidente Lavell-Harvard.

Pour obtenir plus d’information, consulter le site Web du gouvernement du Canada, à l’adresse suivante :

http://nouvelles.gc.ca/web/article-fr.do?nid=1088199&_ga=1.185014253.591637226.1466618190

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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Pour obtenir plus d’information, s’adresser à :

Dan Peters
Directeur général intérimaire
1, rue Nicholas, 9e étage
Ottawa, ON  K1N 7B7
Téléphone :        613-722-3033, poste 249
Sans frais :    1-800-461-4043
Courriel :       dpeters@nwac.ca

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