COMMUNIQUÉ: Un Rapport Commun de l’AFAC et de Statistique Canada Démontre des Taux Élevés d’Idées Suicidaires chez les Jeunes Autochtones

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le 13 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), en collaboration avec Statistique Canada, a publié un rapport fondé sur les données provenant de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2012, qui est intitulé Pensées suicidaires au cours de l’année précédente parmi les Premières Nations vivant hors réserve, les Métis et les Inuits âgés de 18 à 25 ans : prévalence et caractéristiques connexes. Les résultats de ce rapport ne sont pas étonnants, puisque la perte d’êtres chers par le suicide est une réalité dans beaucoup de communautés autochtones depuis plusieurs générations.

La prévalence de pensées suicidaires au cours de la vie parmi les jeunes adultes autochtones était presque deux fois plus élevée (27 %) que chez leurs homologues non autochtones (15 %). Les statistiques montrent, en particulier chez les jeunes femmes autochtones, une tendance à une prévalence plus élevée de pensées suicidaires au cours de la vie et qu’elles sont plus susceptibles que les hommes de déclarer avoir eu des troubles de l’humeur et/ou d’anxiété et un climat d’intimidation à l’école.

En 2012, de 5 à 10 % des jeunes adultes parmi les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze mois précédents. Parmi les trois groupes autochtones à l’étude, les jeunes adultes qui déclaraient avoir des troubles de l’humeur et/ou d’anxiété, avoir déjà consommé des drogues ou avoir éprouvé du désespoir étaient plus susceptibles d’avoir eu des pensées suicidaires au cours de la dernière année.

Inversement, un niveau élevé d’estime de soi était associé à une probabilité réduite de pensées suicidaires chez les membres des Premières Nations vivant hors des réserves, les Métis et les Inuits. Des liens solides avec les membres de la famille élargie et la fréquentation d’un établissement d’études postsecondaires n’étaient associés que dans le cas des jeunes adultes des Premières Nations hors réserve. Ces associations pourraient nourrir la discussion sur l’élaboration et l’évaluation de programmes de prévention du suicide axés sur le genre et la communauté particuliers aux groupes cibles.

Dans des travaux de recherche publiés en 2008, Chandler et Lalonde ont conclu que certains facteurs ont un effet protecteur contre le suicide. Ces facteurs comprennent l’habilitation des communautés et des individus, le contrôle de la vie personnelle, les liens à la culture, la participation des femmes aux conseils de bande locaux et le contrôle des services aux enfants et aux familles dans la communauté.

L’AFAC applaudit l’engagement que le gouvernement libéral a annoncé récemment d’investir 70 millions de dollars en nouveau financement au cours des trois prochaines années pour contrer l’état de crise liée à la santé et au suicide chez les Autochtones qui vivent dans des réserves et dans les territoires. Cependant, le besoin de solutions à long terme, de ressources améliorées et de services de santé mentale sensibles à la culture pour les Autochtones sur et hors réserve est urgent afin de contrer cette crise et de remédier aux problèmes systémiques sous-jacents qui contribuent au risque de suicide et aux pensées suicidaires chez les jeunes Autochtones, partout au Canada.

CITATION :

« L’épidémie de suicides dans nos communautés autochtones impose d’agir immédiatement. C’est seulement par le partage des connaissances et l’application de la recherche dans des programmes de prévention viables qu’on peut réduire les taux effarants de pensées suicidaires parmi les jeunes Autochtones. Les interventions doivent être adaptées aux besoins spécifiques des communautés. »

— Francyne Joe, présidente, l’Association des femmes autochtone du Canada

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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