L’absence d’accusations contre les agents de la région de Val-d’Or concernant des allégations d’agression sexuelle illustre la violence systémique infligée aux femmes autochtones

OTTAWA (Ontario), le 16 novembre 2016 – Après avoir exprimé son appui aux femmes autochtones de la région de Val-d’Or qui avaient eu le courage de raconter leurs histoires troublantes d’abus par des agents de la Sûreté du Québec (SQ), c’est avec une grande tristesse que l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) reconnaît qu’aucune accusation ne sera portée contre six des agents en cause.

L’émission Enquête de Radio-Canada a attiré l’attention des médias sur des plaintes d’agression sexuelle et de violence par des agents de police de la région de Val-d’Or en octobre 2015. Après avoir entendu qu’elles n’étaient pas seules dans ces expériences dégradantes, d’autres femmes autochtones qui avaient subi des traitements similaires aux mains de la police par le passé, jusqu’à dix ans plus tôt, ont parlé elles aussi de ce qui leur était arrivé; au total, 37 plaintes ont été déposées. C’est le manque de preuves dans ces cas ainsi que d’autres plus récents qu’invoque le Directeur des poursuites criminelles et pénales pour expliquer l’absence d’accusations contre les agents en cause.

Le résultat positif de tant de femmes qui avaient osé dire la vérité et en inspirer d’autres à faire de même est devenu un exemple de plus à propos de la marginalisation et de l’incapacité des femmes autochtones à faire valoir leurs droits. Le manque de confiance envers les autorités en ce qui concerne un traitement juste envers les Autochtones, la crainte d’être humiliées et la culture du silence sont des éléments essentiels du cycle perpétuel de la violence envers les femmes autochtones.

« Notre organisation condamne toutes les formes de violence envers nos mères, nos filles, nos sœurs, nos tantes et nos grands-mères et nous tenons à exprimer notre appui continu à ces femmes courageuses, ainsi qu’à toutes les autres survivantes pour qui justice n’a pas été faite », dit la présidente de l’AFAC, Francyne Joe. « Cette réponse inadéquate aux appels à l’aide lancés par des femmes est consternante et elle illustre bien la nécessité d’aborder franchement le problème des relations tendues entre les autorités et les Premières Nations, les Inuits et les Métis, même au-delà du lent processus de l’enquête sur les femmes et les filles autochtones en cours. »

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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