COMMUNIQUÉ : L’AFAC forme un partenariat avec EDSC pour élaborer un cadre autochtone d’apprentissage et de garde des jeunes enfants

OTTAWA (Ontario), le 31 mai 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC)  reconnaît les répercussions continues de la colonisation sur l’expérience des soins et de l’enseignement que reçoivent les enfants autochtones. C’est pourquoi l’AFAC s’associe à Emploi et Développement social Canada (EDSC) dans le but élaborer un cadre autochtone d’apprentissage et de garde des jeunes enfants afin d’assurer la prestation de soins culturellement appropriés qui reflètent les besoins particuliers des enfants et des familles des Métis et des Premières Nations.

Bon nombre de familles autochtones à faible revenu sont actuellement exclues de l’accès à des services de garde de haute qualité. En l’absence d’autres options à prix abordable, les enfants reçoivent des services qui imitent un environnement institutionnel et favorisent la poursuite d’un processus continu de colonisation et d’assimilation. Les enfants handicapés ne sont pas soutenus adéquatement, l’offre de services culturellement appropriés est nulle et des installations insuffisamment dotées en personnel  créent un manque de développement des capacités.

L’application de techniques d’apprentissage et la prestation de services de garde des jeunes enfants de qualité sont essentielles au développement sain des enfants et constituent un facteur déterminant solide de leur réussite par la suite. La présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe, propose ce qui suit relativement au vif contraste entre les réalités que vivent les enfants autochtones et les étapes nécessaires à franchir en vue de la réconciliation :

« Il est inacceptable que les enfants autochtones continuent de recevoir des services inférieurs à ceux dont les enfants non autochtones au Canada font l’objet. Notre culture reconnaît la valeur de chaque individu et se réjouit de leurs talents d’une manière qui insuffle aux enfants un sens vigoureux de leur valeur et de leur appartenance; leur enfance est incomplète s’ils n’acquièrent pas ces valeurs ou s’ils n’intègrent pas ces traditions. Nous nous réjouissons à la perspective de travailler avec Emploi et Développement social Canada pour élaborer conjointement un cadre autochtone de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants qui créera un lieu d’apprentissage favorisant la fierté chez nos enfants et les aidera à cheminer vers la réussite. »

L’AFAC et EDSC ont déjà entrepris une démarche d’engagement de la base auprès de femmes autochtones afin de mieux saisir les changements positifs qui contribueront à établir ce cadre. Des membres de familles, des communautés, des éducateurs de la petite enfance et des experts ont été mis à contribution à l’échelle du pays par l’intermédiaire de sondages en ligne et de séances de table ronde.

Aujourd’hui, EDSC poursuit son processus d’engagement en ligne avec le lancement d’un nouveau programme portant sur les récits et les recommandations d’Autochtones des différentes régions du pays à propos de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants. L’AFAC encourage les femmes autochtones qui utilisent des programmes d’apprentissage et de garde des jeunes enfants à raconter leurs histoires et à présenter leurs idées en anglais, en français ou dans des langues autochtones jusqu’à ce que les séances prennent fin, en juillet 2017.

Pour obtenir plus d’information ou participer à une séance de participation en ligne avec le gouvernement du Canada, consultez la page Web du processus d’engagement de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants, ici.

Pour répondre au sondage en ligne de l’AFAC sur cet engagement, cliquez ici.

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Deuxième fiche de rendement de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées présentée par la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe

 

Chères familles et communautés, chers intervenants et commissaires,

Au nom de l’Association des femmes autochtones du Canada, je vous présente notre deuxième fiche de rendement, qui évalue dans quelle mesure l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a réussi à assumer ses responsabilités au cours des trois derniers mois.

L’AFAC travaille depuis longtemps avec les membres de familles de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées. Nous avons créé des réseaux de familles par la réalisation d’une série de projets comme des rassemblements de familles, la numérisation de leurs récits et de leurs histoires, les veilles de Sœurs par l’esprit et une recherche de grande envergure. Notre sentiment de responsabilité envers les familles et les communautés qui sont au cœur du travail de l’AFAC est profond et nous demeurons déterminées à agir et à produire des résultats grâce auxquels, nous l’espérons, nous commencerons à remplir nos obligations envers les femmes et les filles autochtones dont nous représentons les intérêts.

Pour fournir une rétroaction productive, fondée sur des forces et axée sur des solutions, l’impartialité doit être notre principale préoccupation. Nous avons reconnu nos liens personnels à ce travail et nous avons appliqué un jugement critique pour éliminer toute réaction émotive du présent document. Notre dernière fiche de rendement, rédigée à partir d’informations minimales, réclamait de l’Enquête la transparence, la communication et un processus sensible à la culture et aux traumatismes. Nous avons maintenant la tâche solennelle de déterminer en quoi l’Enquête a échoué et nous demandons encore une fois aux commissaires de se préoccuper en premier lieu des familles touchées et de consulter véritablement l’AFAC dans le cadre d’un processus où nous nous sommes déjà profondément investies.

Nous ne demandons à personne, et surtout pas aux membres des familles éplorées, de faire preuve de patience dans la progression de l’Enquête. Nous vous demandons de rester forts et de faire face à l’adversité avec la même détermination qui a rendu l’Enquête possible. Dans un esprit de solidarité, nous ne reculerons pas tant que l’Enquête ne tiendra pas ses promesses. Familles et communautés, cette Enquête vous appartient, c’est à vous qu’il revient de lui donner forme et c’est à vous de raconter les faits qui vous concernent. Intervenants, c’est une possibilité de guérison en tant que nation et une étape essentielle du processus de décolonisation et de réconciliation. Commissaires et membres du personnel de l’Enquête, l’immense défi que présente ce travail est également une force d’impulsion favorable à la croissance, qui offre des possibilités incroyables.

Je vous enjoins à trouver votre voix pour tenir l’Enquête responsable et continuer de vous joindre à nous afin de plaider en faveur d’un processus qui reflète les valeurs, les espoirs et les rêves que nous partageons. Il faut continuer d’écrire et de signer des lettres à l’Enquête, tenir vos propres rassemblements de familles et parler aux médias pour faire connaître vos histoires et vos positions. J’espère que la concentration de nos énergies produira un résultat qui honorera nos femmes et filles autochtones disparues et assassinées comme elles le méritent et contribuera à assurer un avenir libre de violence pour les femmes et les filles autochtones que nous aimons.

Sincèrement,

 

Francyne Joe, présidente intérimaire, Association des femmes autochtones du Canada

Vos préoccupations sont importantes. Écrivez-nous par courriel (reception@nwac.ca) ou appelez-nous (téléphone : 613‑722‑3033, sans frais : 1‑800‑461‑4043).

 

Pour vous présenter en tant que contact auprès des médias, à votre discrétion, communiquez avec :

Amy Ede, directrice des communications, par téléphone (613‑722‑3033, poste 100; sans frais : 1‑800‑461‑4043, poste 100) ou par courriel (aede@nwac.ca); site Web (www.nwac.ca).

 

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À l’occasion du mois de la prévention de l’agression sexuelle, l’AFAC souligne l’importance de dénoncer le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles

OTTAWA (Ontario), le 12 mai 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) observe le mois de la prévention de l’agression sexuelle en exprimant son appui aux femmes et aux filles autochtones courageuses qui dénoncent le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles. Malgré les obstacles multiples auxquels sont confrontées les femmes et les filles autochtones qui veulent dénoncer ces comportements, le public est de plus en plus sensibilisé à l’importance de documenter les incidents et d’intenter des poursuites judiciaires contre leurs auteurs.

Afin de faciliter l’engagement des femmes autochtones en ce sens, l’AFAC intervient actuellement sur le plan des politiques en appuyant des mesures législatives comme le projet de loi S‑215. Selon ce projet de loi, dans la détermination de la peine imposée aux auteurs d’agressions violentes de nature sexuelle envers des femmes autochtones, un tribunal serait tenu de prendre en compte la race et le genre d’une femme comme « facteur aggravant ». Le service Sécurité et prévention de la violence de l’AFAC offre aussi des ressources pour les femmes qui affrontent la violence familiale.

La présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe souligne toutefois l’importance d’agir à titre individuel afin de pousser les autorités au changement. « L’éventail de ce qui est considéré comme des actes de violence sexuelle va du harcèlement, qui est une violation des droits de la personne, à l’agression sexuelle, qui est un acte criminel. Il est important de dénoncer le harcèlement et les actions ou les propos déplacés, pour régler des cas individuels et pour établir des données exactes qui montrent à quel point le harcèlement sexuel est répandu. C’est une étape cruciale de la prévention. »

Il est particulièrement difficile de porter plainte à la police quand on n’est pas certaine de ce qui s’est passé ou si on craint de devoir défendre les choix qu’on a fait pour se retrouver dans une mauvaise situation », ajoute Mme Joe à propos du signalement des agressions sexuelles. « L’AFAC veut que les femmes et les filles autochtones sachent que personne n’est responsable d’une agression sexuelle dont elle fait l’objet. Nous continuons de formuler des recommandations afin que la police apporte des changements positifs à ses procédures de réception des plaintes, pour tenir compte de la dimension culturelle et éliminer les processus qui ont pour effet de blâmer la victime. Le processus de guérison entre les communautés autochtones et la police ne fait que commencer. »

L’AFAC encourage les femmes autochtones à se renseigner sur leurs droits en utilisant des ressources comme la Politique sur la prévention du harcèlement sexuel et du harcèlement fondé sur le sexe de la Commission ontarienne des droits de la personne et à partager leurs connaissances avec leurs êtres chers. Nous conseillons aux femmes et aux filles qui sont maltraitées ou qui l’ont été de demander de l’aide et le soutien de quelqu’un en qui elles ont confiance et d’appeler la police si elles se sentent en sécurité de le faire.

« Le lancement de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et l’annonce d’un investissement de 100 millions de dollars pour élaborer la Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe et la mettre en œuvre renforcent le message de l’AFAC; les femmes autochtones sont aimées et valorisées », poursuit Mme Joe. « Nous ne serons plus obligées de porter en silence le poids des structures coloniales mises en place pour nous voler notre pouvoir. Nous nous tiendrons debout, en tant que nation et à titre individuel, pour reconquérir nos droits. »

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Pour obtenir plus d’information, contacter :

Lynne Groulx, directrice générale
1, rue Nicholas, 9e étage
Ottawa, ON K1N 7B7
Téléphone : 613-722-3033, poste 233
Sans frais : 1-800-461-4043
Courriel : lgroulx@nwac.ca

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