À l’occasion du mois de la prévention de l’agression sexuelle, l’AFAC souligne l’importance de dénoncer le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles

OTTAWA (Ontario), le 12 mai 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) observe le mois de la prévention de l’agression sexuelle en exprimant son appui aux femmes et aux filles autochtones courageuses qui dénoncent le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles. Malgré les obstacles multiples auxquels sont confrontées les femmes et les filles autochtones qui veulent dénoncer ces comportements, le public est de plus en plus sensibilisé à l’importance de documenter les incidents et d’intenter des poursuites judiciaires contre leurs auteurs.

Afin de faciliter l’engagement des femmes autochtones en ce sens, l’AFAC intervient actuellement sur le plan des politiques en appuyant des mesures législatives comme le projet de loi S‑215. Selon ce projet de loi, dans la détermination de la peine imposée aux auteurs d’agressions violentes de nature sexuelle envers des femmes autochtones, un tribunal serait tenu de prendre en compte la race et le genre d’une femme comme « facteur aggravant ». Le service Sécurité et prévention de la violence de l’AFAC offre aussi des ressources pour les femmes qui affrontent la violence familiale.

La présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe souligne toutefois l’importance d’agir à titre individuel afin de pousser les autorités au changement. « L’éventail de ce qui est considéré comme des actes de violence sexuelle va du harcèlement, qui est une violation des droits de la personne, à l’agression sexuelle, qui est un acte criminel. Il est important de dénoncer le harcèlement et les actions ou les propos déplacés, pour régler des cas individuels et pour établir des données exactes qui montrent à quel point le harcèlement sexuel est répandu. C’est une étape cruciale de la prévention. »

Il est particulièrement difficile de porter plainte à la police quand on n’est pas certaine de ce qui s’est passé ou si on craint de devoir défendre les choix qu’on a fait pour se retrouver dans une mauvaise situation », ajoute Mme Joe à propos du signalement des agressions sexuelles. « L’AFAC veut que les femmes et les filles autochtones sachent que personne n’est responsable d’une agression sexuelle dont elle fait l’objet. Nous continuons de formuler des recommandations afin que la police apporte des changements positifs à ses procédures de réception des plaintes, pour tenir compte de la dimension culturelle et éliminer les processus qui ont pour effet de blâmer la victime. Le processus de guérison entre les communautés autochtones et la police ne fait que commencer. »

L’AFAC encourage les femmes autochtones à se renseigner sur leurs droits en utilisant des ressources comme la Politique sur la prévention du harcèlement sexuel et du harcèlement fondé sur le sexe de la Commission ontarienne des droits de la personne et à partager leurs connaissances avec leurs êtres chers. Nous conseillons aux femmes et aux filles qui sont maltraitées ou qui l’ont été de demander de l’aide et le soutien de quelqu’un en qui elles ont confiance et d’appeler la police si elles se sentent en sécurité de le faire.

« Le lancement de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et l’annonce d’un investissement de 100 millions de dollars pour élaborer la Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe et la mettre en œuvre renforcent le message de l’AFAC; les femmes autochtones sont aimées et valorisées », poursuit Mme Joe. « Nous ne serons plus obligées de porter en silence le poids des structures coloniales mises en place pour nous voler notre pouvoir. Nous nous tiendrons debout, en tant que nation et à titre individuel, pour reconquérir nos droits. »

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