L’AFAC indique au Conseil de la fédération les priorités ce qui est prioritaire pour appuyer les femmes et les filles autochtones

EDMONTON (Alberta), le 19 juillet 2017 – La présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), Francyne D. Joe, s’est adressée au Conseil de la fédération, lundi, à propos de l’importance d’inclure l’AFAC dans tous les pourparlers de nation à nation, le travail de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées lorsqu’il s’agit d’améliorer le statut socioéconomique des femmes autochtones et le besoin d’un modèle communautaire de prévention pour guider le système de protection des enfants dans toutes les régions du pays.

Le Conseil de la fédération (COF), dont la rencontre estivale est présidée cette année par la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, regroupe les 13 premiers ministres des provinces et des territoires; il se réunit deux fois par an et les cinq organismes autochtones nationaux sont habituellement inclus dans sa rencontre estivale.

La présidente Joe a exhorté les provinces et les territoires à prendre en compte et appuyer les femmes autochtones et les organisations qui les représentent, en citant comme exemple l’appui que la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a accordé à l’association des femmes autochtones de cette province, l’Ontario Native Women’s Association. « La création de mécanismes bilatéraux permanents entre le Cabinet du premier ministre du Canada et trois des organismes autochtones nationaux est un geste par lequel le gouvernement fédéral reconnaît la discrimination raciale, mais il n’inclut pas la perspective du genre », a dit Mme Joe. « Les provinces et les territoires peuvent corriger cette marginalisation des femmes autochtones dans le discours national par une action raisonnée, comme ce serait le cas d’un appui à nos associations provinciales et territoriales membres (APTM). Nous avons maintenant offert de faciliter la conclusion de ces alliances », a-t-elle ajouté.

L’AFAC a souligné la nécessité de mobiliser les femmes des Premières Nations et les Métisses de la base pour mieux comprendre leurs priorités distinctes et générer des moyens robustes de mesurer les résultats pour l’habilitation socioéconomique des femmes autochtones. « Les femmes, les filles, les transgenres et les personnes bispirituelles doivent être libres de la menace disproportionnée de la violence pour arriver à réaliser l’égalité », a déclaré Mme Joe. « C’est un des moyens par lesquels les recommandations de l’Enquête nationale appuieront le progrès socioéconomique. »

Incitant les premiers ministres à agir face à la crise du système de protection des enfants, la présidente de l’AFAC a livré le message suivant lors de la conférence de presse tenue à l’issue de la réunion, lundi : « Nous devons appuyer Cindy Blackstock et le principe de Jordan. Nous espérons que les premiers ministres nous appuieront davantage à un moment donné pour que nous puissions nous assurer que ce gouvernement tienne ses promesses en ce qui concerne l’équité pour nos enfants ».

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L’assemblée générale annuelle de l’AFAC donne à Francyne D. Joe un mandat de 3 ans

EDMONTON (Alberta), le 17 juin 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) remercie les ministres, sénatrices, aînées, jeunes, déléguées et observatrices qui ont appuyé l’AFAC lors de sa 43e assemblée générale annuelle (AGA). Francyne Joe a été élue présidente à l’issue de l’AGA, qui avait lieu sur le territoire du Traité no 6, à Edmonton (Alberta) les 15 et 16 juillet 2017.

Le ministre des Relations avec les Autochtones de l’Alberta, l’honorable Richard Feehan, a accueilli plus de 120 personnes qui ont participé à l’AGA. Le ministre a reconnu que les femmes autochtones sont exclues de la relation de nation à nation, soulignant qu’il est essentiel d’inclure dans le leadership les voix expertes des femmes autochtones.

La conférencière d’honneur et ministre des Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC), Carolyn Bennett, a réitéré son appui à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elle s’est engagée à travailler aux côtés de l’AFAC à l’élaboration de résultats mesurables pour l’habilitation réussie des femmes et des filles autochtones, ainsi qu’à la détermination du besoin de services pour les Autochtones et qu’un élément clé de ce travail sera la prestation de ces services par les Autochtones.

Deux ex-présidentes de l’AFAC, la commissaire Michèle Audette et Jeannette Corbiere Lavell, Ph. D., ont présenté des mises à jour éclairantes, l’une à propos de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées en invitant l’assistance à appuyer la version du projet de loi S‑3 modifiée par les sénateurs, désignée communément du nom de « 6(1)a) jusqu’au bout ».

Pour sa part, la présidente du Comité sénatorial des peuples autochtones, la sénatrice Lillian Dyck, a présenté une mise à jour sur le projet de loi S‑3 et l’élimination de la discrimination fondée sur le sexe de la Loi sur les Indiens. Elle a également souligné les raisons qui sous-tendaient la rédaction du projet de loi S‑215, Loi modifiant le Code criminel (peine pour les infractions violentes contre les femmes autochtones).

La sénatrice Kim Pate, partisane parmi les plus intransigeants à la Chambre des communes de la lutte par la loi et les politiques à la discrimination fondée sur la race et le sexe, a fait des rapprochements éloquents entre les causes profondes de la surincarcération des femmes autochtones et celles qui contribuent à la disparition et au meurtre de femmes et de filles autochtones. Comme moyen d’action immédiat, elle demande aux communautés de revendiquer la responsabilité de réhabiliter ou de parrainer ces femmes dans leurs propres communautés.

« Merci à chacune et chacun de vous qui avez joué un rôle dans la réalisation de l’AGA de l’AFAC cette année d’avoir partagé votre temps avec nous afin de nous aider à bâtir un avenir meilleur pour la prochaine génération de femmes autochtones », a dit la présidente Francine Joe. « Toute cette puissance qui se rallie à nous me rassure; on reconnaît de plus en plus que la manière dont ce pays s’attaque aux problèmes qui nous touchent doit être façonnée par celles qui connaissent intimement l’expérience de vie des femmes autochtones parce que c’est leur propre expérience. »

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L’AFAC joint sa voix à celles qui demandent une restructuration de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

OTTAWA (Ontario), le 11 juillet 2017 – À la suite de la démission de la commissaire Marilyn Poitras, hier, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) joint sa voix à celles qui demandent que le processus actuel de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées soit restructuré et que l’Enquête se concentre sur la mise en œuvre d’un modèle axé sur les familles. Après avoir fait des représentations pendant plus d’une décennie, l’AFAC a un engagement envers les réussites, les résultats et le legs de l’Enquête nationale.

« Ce processus est désorienté, il n’est plus concentré sur les gens qui subissent les effets de la perte d’être chers et perd de vue le devoir d’honorer la vie des femmes autochtones », a fait remarquer la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « Le départ d’une commissaire, immédiatement après la démission de la directrice générale, indique clairement qu’il y a des problèmes structurels non résolus aux niveaux les plus élevés. Il est temps de donner aux familles le processus libre d’obstacles qu’elles méritent. »

Dix mois après le début du mandat de la Commission, les commissaires doivent maintenant accepter la responsabilité de construire un nouveau modèle. L’AFAC est d’avis que l’Enquête nationale doit être capable de corriger les problèmes fondamentaux de sa structure et d’assurer les familles que la Commission de vérité et réconciliation du Canada a réussi ce genre de correction de cap.

« L’Enquête nationale a passé des mois à recevoir des conseils des familles et d’organismes internationaux des droits de la personne, ce qui ne se reflète pas dans sa structure », a dit Mme Joe. « Nous avons besoin de voir la mise en œuvre d’un processus qui tient compte des traumatismes par l’adoption d’une approche fondée sur les droits de la personne. Il faut que l’Enquête prenne clairement ses distances avec l’approche légaliste à laquelle nous avons assisté dans l’attribution des fonds et les multiples obstacles à la participation des familles, comme l’offre inadéquate de soutiens et de ressources aux membres des familles éprouvées qui veulent participer aux travaux de l’Enquête et le processus de validation inutilement intense. »

L’AFAC appuie la mise en œuvre des recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme et du rapport du Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) dans les procédures de cette enquête, particulièrement la création de mécanismes permettant de commander des examens indépendants de cas individuels lorsqu’il y a des préoccupations non résolues quant au caractère adéquat des enquêtes policières.

« Pour l’Enqupete nationale, la confiance des familles est la seule source importante de crédibilité et de confiance en elle », a conclu Mme Joe. « Les conséquences ne peuvent pas alourdir davantage le fardeau des familles éprouvées. »

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L’AFAC réclame un leadership autochtone robuste à la suite de la démission de la directrice générale de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

OTTAWA (Ontario), le 11 juillet 2017 – À la suite de la démission de la commissaire Marilyn Poitras, hier, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) joint sa voix à celles qui demandent que le processus actuel de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées soit restructuré et que l’Enquête se concentre sur la mise en œuvre d’un modèle axé sur les familles. Après avoir fait des représentations pendant plus d’une décennie, l’AFAC a un engagement envers les réussites, les résultats et le legs de l’Enquête nationale.

« Ce processus est désorienté, il n’est plus concentré sur les gens qui subissent les effets de la perte d’être chers et perd de vue le devoir d’honorer la vie des femmes autochtones », a fait remarquer la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « Le départ d’une commissaire, immédiatement après la démission de la directrice générale, indique clairement qu’il y a des problèmes structurels non résolus aux niveaux les plus élevés. Il est temps de donner aux familles le processus libre d’obstacles qu’elles méritent. »

Dix mois après le début du mandat de la Commission, les commissaires doivent maintenant accepter la responsabilité de construire un nouveau modèle. L’AFAC est d’avis que l’Enquête nationale doit corriger les problèmes fondamentaux de sa structure et assurer les familles que la Commission de vérité et réconciliation du Canada a réussi ce genre de correction de cap.

« L’Enquête nationale a passé des mois à recevoir des conseils des familles et d’organismes internationaux des droits de la personne, ce qui ne se reflète pas dans sa structure », a dit Mme Joe. « Nous avons besoin de voir la mise en œuvre d’un processus qui tient compte des traumatismes par l’adoption d’une approche fondée sur les droits de la personne. Il faut que l’Enquête prenne clairement ses distances avec l’approche légaliste à laquelle nous avons assisté dans l’attribution des fonds et les multiples obstacles à la participation des familles, comme l’offre inadéquate de soutiens et de ressources aux membres des familles éprouvées qui veulent participer aux travaux de l’Enquête et le processus de validation inutilement intense. »

L’AFAC appuie la mise en œuvre des recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme et du rapport du Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) dans les procédures de cette enquête, particulièrement la création de mécanismes permettant de commander des examens indépendants de cas individuels lorsqu’il y a des préoccupations non résolues quant au caractère adéquat des enquêtes policières.

« Pour l’Enquête nationale, la confiance des familles est la seule source importante de crédibilité et de confiance en elle », a conclu Mme Joe. « Les conséquences ne peuvent pas alourdir davantage le fardeau des familles éprouvées. »

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