L’AFAC réclame un leadership autochtone robuste à la suite de la démission de la directrice générale de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

OTTAWA (Ontario), le 11 juillet 2017 – À la suite de la démission de la commissaire Marilyn Poitras, hier, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) joint sa voix à celles qui demandent que le processus actuel de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées soit restructuré et que l’Enquête se concentre sur la mise en œuvre d’un modèle axé sur les familles. Après avoir fait des représentations pendant plus d’une décennie, l’AFAC a un engagement envers les réussites, les résultats et le legs de l’Enquête nationale.

« Ce processus est désorienté, il n’est plus concentré sur les gens qui subissent les effets de la perte d’être chers et perd de vue le devoir d’honorer la vie des femmes autochtones », a fait remarquer la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « Le départ d’une commissaire, immédiatement après la démission de la directrice générale, indique clairement qu’il y a des problèmes structurels non résolus aux niveaux les plus élevés. Il est temps de donner aux familles le processus libre d’obstacles qu’elles méritent. »

Dix mois après le début du mandat de la Commission, les commissaires doivent maintenant accepter la responsabilité de construire un nouveau modèle. L’AFAC est d’avis que l’Enquête nationale doit corriger les problèmes fondamentaux de sa structure et assurer les familles que la Commission de vérité et réconciliation du Canada a réussi ce genre de correction de cap.

« L’Enquête nationale a passé des mois à recevoir des conseils des familles et d’organismes internationaux des droits de la personne, ce qui ne se reflète pas dans sa structure », a dit Mme Joe. « Nous avons besoin de voir la mise en œuvre d’un processus qui tient compte des traumatismes par l’adoption d’une approche fondée sur les droits de la personne. Il faut que l’Enquête prenne clairement ses distances avec l’approche légaliste à laquelle nous avons assisté dans l’attribution des fonds et les multiples obstacles à la participation des familles, comme l’offre inadéquate de soutiens et de ressources aux membres des familles éprouvées qui veulent participer aux travaux de l’Enquête et le processus de validation inutilement intense. »

L’AFAC appuie la mise en œuvre des recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme et du rapport du Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) dans les procédures de cette enquête, particulièrement la création de mécanismes permettant de commander des examens indépendants de cas individuels lorsqu’il y a des préoccupations non résolues quant au caractère adéquat des enquêtes policières.

« Pour l’Enquête nationale, la confiance des familles est la seule source importante de crédibilité et de confiance en elle », a conclu Mme Joe. « Les conséquences ne peuvent pas alourdir davantage le fardeau des familles éprouvées. »

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