La nouvelle structure fédérale des Affaires autochtones doit inclure la pleine consultation des femmes autochtones

OTTAWA (Ontario), le 29 août 2017 – Au moment où le gouvernement du Canada annonce l’établissement de deux nouveaux ministères pour faire le travail accompli auparavant par Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC), l’Association des femmes autochtones du Canada soutient qu’elle doit être incluse dans les processus décisionnels qui entourent la structure et la mise en œuvre des changements.

« Le gouvernement du Canada a tenu compte en priorité de ses propres besoins en créant deux nouveaux ministères sans le consentement préalable libre et éclairé des femmes autochtones », a déclaré la présidente de l’AFAC, Francyne D. Joe. L’obligation de consulter les institutions qui représentent les peuples autochtones est reconnue par l’article 19 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et confirmée par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. « Sans avoir été consultées, nous nous trouvons soudain dans la position de développer la capacité de dialoguer avec la ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord et la ministre des Services aux Autochtones », de dire Mme Joe.

« Cette double approche peut présenter un risque : celui que la nouvelle délégation des responsabilités crée encore plus d’obstacles administratifs à l’habilitation des femmes autochtones. La priorité doit être accordée aux besoins des communautés. Nous nous attendons à participer pleinement à la prise de décisions pour toutes les questions qui touchent les femmes et les filles autochtones, y compris la formation des changements structurels. »

« Il a fallu 20 ans au gouvernement pour mettre en œuvre la recommandation du Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones (CRPA) de réorganiser le Ministère en nouveaux ministères distincts. Pour être fidèle à l’esprit de la CRPA, il faut aussi donner suite à la recommandation selon laquelle les gouvernements devraient veiller à ce que les femmes soient pleinement et équitablement représentées dans la prise des décisions », a poursuivi Mme Joe.

« La création de deux nouveaux ministères peut constituer une occasion de mieux définir notre rôle dans la relation Couronne-Autochtones et la relation de nation à nation », a déclaré Mme Joe. Dans son exposé de position sur le rapport entre les femmes autochtones et le concept de nation à nation, l’AFAC a précisé en quoi le gouvernement fédéral actuel manque à son obligation d’appuyer l’inclusion réelle des femmes autochtones. « Il faut élargir le cadre du concept de nation à nation pour y inclure l’AFAC, en reconnaissance du besoin crucial d’une optique de “genre” sur toutes les questions qui touchent le bien-être des femmes et des filles autochtones, ce qui comprend les mesures législatives et administratives comme celles que le Cabinet du premier ministre vient d’annoncer. Je me réjouis à la perspective de travailler avec la ministre Bennett et la ministre Philpott afin de trouver des moyens d’améliorer le bien-être des femmes et des filles autochtones. »

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La voix nationale des femmes autochtones réduite au silence au niveau national

OTTAWA (Ontario), le 8 septembre 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) n’a pas reçu d’invitation à la prochaine rencontre des premiers ministres announcée le 7 septembre 2017. « Le Cabinet du premier ministre du Canada maintient une approche de nation à nation qui exclut délibérément les points de vue des femmes sur les décisions qui touchent leur vie », a déclaré la présidente de l’AFAC, Francyne D. Joe.

La mise en œuvre du Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques et la croissance économique durable seront à l’ordre du jour de la rencontre des premiers ministres, le 3 octobre. Il est établi que les changements climatiques touchent particulièrement les gens qui vivent dans la pauvreté, un groupe où les femmes et les enfants autochtones sont surreprésentés. Lorsque les Autochtones sont refoulés d’un territoire par la colonisation, les changements climatiques et la pollution, ils en subissent des répercussions mentales, émotionnelles, physiques et spirituelles. Les effets sont profonds sur la santé maternelle, la sécurité économique et la capacité à partager le savoir traditionnel d’une génération à l’autre.

« Pour reconnaître la valeur des femmes autochtones et de leurs communautés, promouvoir les droits des Autochtones et combattre l’inégalité entre les sexes, il faut que les femmes autochtones aient leur mot à dire dans la planification des mesures d’urgence, la durabilité environnementale et les discussions entourant les changements climatiques », a poursuivi Mme Joe.

« Ce modèle de renouvellement des relations ne tient aucun compte de la nécessité absolue d’un point de vue de « genre » dans la prise de décisions. Il dénigre le rôle des femmes autochtones en tant que représentantes égales de leurs peuples et réduit l’AFAC au silence en tant qu’organisme que les femmes autochtones ont établi pour promouvoir et défendre leurs droits et leurs intérêts au niveau national. »

L’AFAC a été exclue de la réunion des premiers ministres de mars 2016 et de celle du 9 décembre 2017, ainsi que d’une rencontre de réconciliation de haut niveau avec le Cabinet du premier ministre, le 8 décembre 2017. « Le cadre de nation à nation actuellement en place est un échec, il ne décolonise pas la relation du Canada avec les femmes autochtones », souligne la directrice générale, Lynne Groulx. « Quand nos points de vue sont ignorés, le gouvernement perpétue l’inégalité structurelle envers toutes les femmes autochtones. Il place les femmes autochtones au second rang des priorités. »

« Les femmes autochtones sont fortes et résilientes; elles méritent de s’exprimer elles-mêmes et d’établir des priorités au niveau le plus élevé. Notre message au premier ministre Trudeau, c’est que l’édification des nations et la réconciliation sont aussi l’affaire des femmes autochtones », a conclu Mme Joe.

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L’AFAC indique au Conseil de la fédération les priorités ce qui est prioritaire pour appuyer les femmes et les filles autochtones

EDMONTON (Alberta), le 19 juillet 2017 – La présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), Francyne D. Joe, s’est adressée au Conseil de la fédération, lundi, à propos de l’importance d’inclure l’AFAC dans tous les pourparlers de nation à nation, le travail de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées lorsqu’il s’agit d’améliorer le statut socioéconomique des femmes autochtones et le besoin d’un modèle communautaire de prévention pour guider le système de protection des enfants dans toutes les régions du pays.

Le Conseil de la fédération (COF), dont la rencontre estivale est présidée cette année par la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, regroupe les 13 premiers ministres des provinces et des territoires; il se réunit deux fois par an et les cinq organismes autochtones nationaux sont habituellement inclus dans sa rencontre estivale.

La présidente Joe a exhorté les provinces et les territoires à prendre en compte et appuyer les femmes autochtones et les organisations qui les représentent, en citant comme exemple l’appui que la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a accordé à l’association des femmes autochtones de cette province, l’Ontario Native Women’s Association. « La création de mécanismes bilatéraux permanents entre le Cabinet du premier ministre du Canada et trois des organismes autochtones nationaux est un geste par lequel le gouvernement fédéral reconnaît la discrimination raciale, mais il n’inclut pas la perspective du genre », a dit Mme Joe. « Les provinces et les territoires peuvent corriger cette marginalisation des femmes autochtones dans le discours national par une action raisonnée, comme ce serait le cas d’un appui à nos associations provinciales et territoriales membres (APTM). Nous avons maintenant offert de faciliter la conclusion de ces alliances », a-t-elle ajouté.

L’AFAC a souligné la nécessité de mobiliser les femmes des Premières Nations et les Métisses de la base pour mieux comprendre leurs priorités distinctes et générer des moyens robustes de mesurer les résultats pour l’habilitation socioéconomique des femmes autochtones. « Les femmes, les filles, les transgenres et les personnes bispirituelles doivent être libres de la menace disproportionnée de la violence pour arriver à réaliser l’égalité », a déclaré Mme Joe. « C’est un des moyens par lesquels les recommandations de l’Enquête nationale appuieront le progrès socioéconomique. »

Incitant les premiers ministres à agir face à la crise du système de protection des enfants, la présidente de l’AFAC a livré le message suivant lors de la conférence de presse tenue à l’issue de la réunion, lundi : « Nous devons appuyer Cindy Blackstock et le principe de Jordan. Nous espérons que les premiers ministres nous appuieront davantage à un moment donné pour que nous puissions nous assurer que ce gouvernement tienne ses promesses en ce qui concerne l’équité pour nos enfants ».

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L’assemblée générale annuelle de l’AFAC donne à Francyne D. Joe un mandat de 3 ans

EDMONTON (Alberta), le 17 juin 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) remercie les ministres, sénatrices, aînées, jeunes, déléguées et observatrices qui ont appuyé l’AFAC lors de sa 43e assemblée générale annuelle (AGA). Francyne Joe a été élue présidente à l’issue de l’AGA, qui avait lieu sur le territoire du Traité no 6, à Edmonton (Alberta) les 15 et 16 juillet 2017.

Le ministre des Relations avec les Autochtones de l’Alberta, l’honorable Richard Feehan, a accueilli plus de 120 personnes qui ont participé à l’AGA. Le ministre a reconnu que les femmes autochtones sont exclues de la relation de nation à nation, soulignant qu’il est essentiel d’inclure dans le leadership les voix expertes des femmes autochtones.

La conférencière d’honneur et ministre des Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC), Carolyn Bennett, a réitéré son appui à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elle s’est engagée à travailler aux côtés de l’AFAC à l’élaboration de résultats mesurables pour l’habilitation réussie des femmes et des filles autochtones, ainsi qu’à la détermination du besoin de services pour les Autochtones et qu’un élément clé de ce travail sera la prestation de ces services par les Autochtones.

Deux ex-présidentes de l’AFAC, la commissaire Michèle Audette et Jeannette Corbiere Lavell, Ph. D., ont présenté des mises à jour éclairantes, l’une à propos de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées en invitant l’assistance à appuyer la version du projet de loi S‑3 modifiée par les sénateurs, désignée communément du nom de « 6(1)a) jusqu’au bout ».

Pour sa part, la présidente du Comité sénatorial des peuples autochtones, la sénatrice Lillian Dyck, a présenté une mise à jour sur le projet de loi S‑3 et l’élimination de la discrimination fondée sur le sexe de la Loi sur les Indiens. Elle a également souligné les raisons qui sous-tendaient la rédaction du projet de loi S‑215, Loi modifiant le Code criminel (peine pour les infractions violentes contre les femmes autochtones).

La sénatrice Kim Pate, partisane parmi les plus intransigeants à la Chambre des communes de la lutte par la loi et les politiques à la discrimination fondée sur la race et le sexe, a fait des rapprochements éloquents entre les causes profondes de la surincarcération des femmes autochtones et celles qui contribuent à la disparition et au meurtre de femmes et de filles autochtones. Comme moyen d’action immédiat, elle demande aux communautés de revendiquer la responsabilité de réhabiliter ou de parrainer ces femmes dans leurs propres communautés.

« Merci à chacune et chacun de vous qui avez joué un rôle dans la réalisation de l’AGA de l’AFAC cette année d’avoir partagé votre temps avec nous afin de nous aider à bâtir un avenir meilleur pour la prochaine génération de femmes autochtones », a dit la présidente Francine Joe. « Toute cette puissance qui se rallie à nous me rassure; on reconnaît de plus en plus que la manière dont ce pays s’attaque aux problèmes qui nous touchent doit être façonnée par celles qui connaissent intimement l’expérience de vie des femmes autochtones parce que c’est leur propre expérience. »

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L’AFAC joint sa voix à celles qui demandent une restructuration de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

OTTAWA (Ontario), le 11 juillet 2017 – À la suite de la démission de la commissaire Marilyn Poitras, hier, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) joint sa voix à celles qui demandent que le processus actuel de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées soit restructuré et que l’Enquête se concentre sur la mise en œuvre d’un modèle axé sur les familles. Après avoir fait des représentations pendant plus d’une décennie, l’AFAC a un engagement envers les réussites, les résultats et le legs de l’Enquête nationale.

« Ce processus est désorienté, il n’est plus concentré sur les gens qui subissent les effets de la perte d’être chers et perd de vue le devoir d’honorer la vie des femmes autochtones », a fait remarquer la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « Le départ d’une commissaire, immédiatement après la démission de la directrice générale, indique clairement qu’il y a des problèmes structurels non résolus aux niveaux les plus élevés. Il est temps de donner aux familles le processus libre d’obstacles qu’elles méritent. »

Dix mois après le début du mandat de la Commission, les commissaires doivent maintenant accepter la responsabilité de construire un nouveau modèle. L’AFAC est d’avis que l’Enquête nationale doit être capable de corriger les problèmes fondamentaux de sa structure et d’assurer les familles que la Commission de vérité et réconciliation du Canada a réussi ce genre de correction de cap.

« L’Enquête nationale a passé des mois à recevoir des conseils des familles et d’organismes internationaux des droits de la personne, ce qui ne se reflète pas dans sa structure », a dit Mme Joe. « Nous avons besoin de voir la mise en œuvre d’un processus qui tient compte des traumatismes par l’adoption d’une approche fondée sur les droits de la personne. Il faut que l’Enquête prenne clairement ses distances avec l’approche légaliste à laquelle nous avons assisté dans l’attribution des fonds et les multiples obstacles à la participation des familles, comme l’offre inadéquate de soutiens et de ressources aux membres des familles éprouvées qui veulent participer aux travaux de l’Enquête et le processus de validation inutilement intense. »

L’AFAC appuie la mise en œuvre des recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme et du rapport du Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) dans les procédures de cette enquête, particulièrement la création de mécanismes permettant de commander des examens indépendants de cas individuels lorsqu’il y a des préoccupations non résolues quant au caractère adéquat des enquêtes policières.

« Pour l’Enqupete nationale, la confiance des familles est la seule source importante de crédibilité et de confiance en elle », a conclu Mme Joe. « Les conséquences ne peuvent pas alourdir davantage le fardeau des familles éprouvées. »

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L’AFAC réclame un leadership autochtone robuste à la suite de la démission de la directrice générale de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

OTTAWA (Ontario), le 11 juillet 2017 – À la suite de la démission de la commissaire Marilyn Poitras, hier, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) joint sa voix à celles qui demandent que le processus actuel de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées soit restructuré et que l’Enquête se concentre sur la mise en œuvre d’un modèle axé sur les familles. Après avoir fait des représentations pendant plus d’une décennie, l’AFAC a un engagement envers les réussites, les résultats et le legs de l’Enquête nationale.

« Ce processus est désorienté, il n’est plus concentré sur les gens qui subissent les effets de la perte d’être chers et perd de vue le devoir d’honorer la vie des femmes autochtones », a fait remarquer la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « Le départ d’une commissaire, immédiatement après la démission de la directrice générale, indique clairement qu’il y a des problèmes structurels non résolus aux niveaux les plus élevés. Il est temps de donner aux familles le processus libre d’obstacles qu’elles méritent. »

Dix mois après le début du mandat de la Commission, les commissaires doivent maintenant accepter la responsabilité de construire un nouveau modèle. L’AFAC est d’avis que l’Enquête nationale doit corriger les problèmes fondamentaux de sa structure et assurer les familles que la Commission de vérité et réconciliation du Canada a réussi ce genre de correction de cap.

« L’Enquête nationale a passé des mois à recevoir des conseils des familles et d’organismes internationaux des droits de la personne, ce qui ne se reflète pas dans sa structure », a dit Mme Joe. « Nous avons besoin de voir la mise en œuvre d’un processus qui tient compte des traumatismes par l’adoption d’une approche fondée sur les droits de la personne. Il faut que l’Enquête prenne clairement ses distances avec l’approche légaliste à laquelle nous avons assisté dans l’attribution des fonds et les multiples obstacles à la participation des familles, comme l’offre inadéquate de soutiens et de ressources aux membres des familles éprouvées qui veulent participer aux travaux de l’Enquête et le processus de validation inutilement intense. »

L’AFAC appuie la mise en œuvre des recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l’homme et du rapport du Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) dans les procédures de cette enquête, particulièrement la création de mécanismes permettant de commander des examens indépendants de cas individuels lorsqu’il y a des préoccupations non résolues quant au caractère adéquat des enquêtes policières.

« Pour l’Enquête nationale, la confiance des familles est la seule source importante de crédibilité et de confiance en elle », a conclu Mme Joe. « Les conséquences ne peuvent pas alourdir davantage le fardeau des familles éprouvées. »

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L’AFAC félicite l’ex-membre de son conseil d’administration Bernadette Smith, qui remporte la circonscription de Point Douglas

OTTAWA (Ontario), le 19 juin 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) félicite la députée provinciale Bernadette Smith, candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) nouvellement élue dans la circonscription électorale provinciale de Point Douglas, au Manitoba. Ayant grandi dans le quartier nord de Winnipeg (« North End »), où la violence serait normalisée et les femmes autochtones sont exposées à un risque élevé de violence, cette activiste métisse a connu la pauvreté, elle a acquis une vaste expérience de travail et elle manifeste une grande passion pour défendre et promouvoir le bien-être des femmes des Premières Nations et des Métisses.

Mme Smith, dont la sœur, Claudette Osborne, est portée disparue depuis 2008, est bien connue pour son travail de défense et promotion des intérêts des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées; elle a reçu l’Ordre du Manitoba en 2016 pour ses contributions exceptionnelles au mouvement pour mettre fin à la violence envers les femmes autochtones. S’exprimant ouvertement contre la violence et le racisme systémiques, elle interpelle les médias pour leur représentation des femmes autochtones et de la nécessité d’éliminer la pauvreté, Mme Smith a apporté un point de vue éclairé de la base au conseil d’administration de l’AFAC à titre de présidente de Manitoba Moon Voices, l’une des treize associations provinciales et territoriales membres (APTM) de l’AFAC. Cette enseignante et mère de cinq enfants, infatigablement au service de sa communauté dans la défense et la promotion des intérêts des enfants et des jeunes, a fait campagne sur la nécessité de redonner des fonds a organisations et initiatives communautaires.

« Je suis enchantée de voir une dirigeante si engagée envers sa communauté, qui comprend les besoins particuliers des femmes et des filles autochtones, recevoir l’appui des électeurs », a dit la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « C’était un grand plaisir d’avoir sa voix à notre conseil d’administration et je suis convaincue qu’elle continuera à servir de catalyseur de changement véritable dans sa nouvelle fonction. »

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La Commission d’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a rencontré les organismes autochtones nationaux cette semaine

OTTAWA (Ontario), le 16 juin 2017 – Les organismes autochtones nationaux (OAN) se sont réunis à Ottawa, hier, pour recevoir des mises à jour sur la progression de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et les stratégies de la Commission, représentée en personne par la commissaire en chef, Marion Buller et les commissaires Brian Eyolfson, Marilyn Poitras et Qajaq Robinson. Étaient présentes également la directrice générale Michèle Moreau, la directrice des communications Bernée Bolton et la directrice des relations avec les communautés, Waneek Horn-Miller. La commissaire Michèle Audette et l’avocate principale de la Commission, Susan Vella, se sont jointes à l’assemblée par téléconférence, Delilah Saunders était présente au nom du Cercle consultatif familial; la grand-mère et aînée Blu Waters a pris la parole au début età la fin de la réunion. Celle-ci était coprésidée par Jean Teillet pour les OAN et Marilyn Poitras pour la Commission d’enquête.

La réunion avait lieu en réponse à une lettre conjointe des OAN : le Congrès des Peuples Autochtones (CPA), Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), Pauktuutit etLes Femmes Michif Otipemisiwak(Women of the Métis Nation/WMN), exprimant leur mécontentement et leur déception en raison du manque d’information reçue de la Commission jusqu’à présent et offrant leur soutien renouvelé. Joints aujourd’hui par l’Assemblée des Premières Nations (APN), les dirigeants des OAN se réunissaient pour la première rencontre en personne entre les OAN et la Commission depuis une rencontre informelle en février.

La Commission a partagé certaines mises à jour concernant ses plans de travail et sa stratégie de communication. Voici les points saillants des discussions et des engagements communs :

  • l’élaborationd’un calendrier convenu de réunions et de jalons, y compris des réunions trimestrielles de ce groupe en personne. Une ou un commissaire participera à des téléconférences bihebdomadaires avec les OAN, ainsi qu’à des cadres plus formels, comme un protocole d’entente,seront déterminés par les OAN à titre individuel, au besoin;
  • les plans de travail et la liste des audiences avec les communautés, les institutions et les spécialistes seront communiqués bien en avance;
  • un engagement commun à travailler pour inclure les petites communautés et celles qui sont éloignées et isolées, ainsi que les familles et les individus difficiles à joindre, par des moyens de communication pertinents et appropriés qui sont ancrés dans la culture et les langues autochtones.

Les représentants des OAN présents ont exprimé leur soulagement du fait que la Commission reconnaît leur valeur dans ce processus et sont prêts à agir pour mettre à contribution l’expertise, l’expérience et les capacités de rayonnement de leurs organisations. Dans l’impossibilité de discuter en un après-midide tous les aspects du programme d’action proposé, les participants se sont engagés à se réunir à nouveau par téléconférence dans deux semaines pour conclure ces pourparlers. Les OAN attendent avec impatience de recevoir de l’information sur les plans de travail, des engagements précis quant à la fréquence des mises à jour et d’autres réunions avec le Cercle consultatif familial national. Un comité consultatif d’Inuit Nunangat sera établi en priorité pour agir à titre de conseiller clé auprès de la Commission. Celle-ci affichera en ligne un calendrier d’audiencesvisant à établir la vérité et le diffusera par d’autres moyens dès que possible afin de donner le temps aux familles et aux communautés de se préparer.

« Je me réjouis d’avance du renforcement des relations de confiance et de partage avec les organisations », a dit la commissaire en chef, Marion Buller.

Marion Buller, commissaire en chef, Commission d’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Francyne Joe, présidente intérimaire de l’Association des femmes autochtones du Canada

Robert Bertrand, chef national du Congrès des Peuples Autochtones

Melanie Omeniho, présidente de Women of the Métis Nation/Les Femmes Michif Otipemisiwak

Rebecca Kudloo, présidente de Pauktuutit Inuit Women of Canada

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COMMUNIQUÉ – Statistique Canada lance l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2017

OTTAWA (Ontario), le 16 janvier 2017 – Statistique Canada annonce aujourd’hui le début du 5e cycle de l’Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) de 2017. L’enquête assemble de l’information sur les citoyens des Premières Nations qui vivent hors réserve ainsi que les Métis et les Inuits à l’échelle du Canada.

Le thème de cette année, « Bâtir un avenir durable », est axé sur l’éducation et l’emploi des Autochtones de 15 ans et plus. La collecte de données portera sur la santé, les langues, le revenu, le logement et la mobilité. Des données sur les caractéristiques démographiques et socioéconomiques ont été assemblées dans les cycles précédents de l’EAPA, en 1991, 2001, 2006 et 2012.

L’Association des femmes autochtones du Canada encourage les femmes autochtones sélectionnées à y participer à l’enquête, puisque l’EAPA fournit des renseignements d’une grande utilité sur l’emploi, les compétences et la formation, l’éducation et la santé des femmes autochtones. Cette information contribue à l’élaboration éclairée de politiques et d’activités de programmes qui ont pour but d’améliorer le bien-être des peuples autochtones; c’est également une importante source pour divers intervenants, dont les organisations, les communautés, les prestataires de services, les chercheurs, les gouvernements et le public en général.

La collecte de données de l’EAPA se déroulera de janvier à juin 2017. Des intervieweurs de Statistique Canada entreront en communication avec quelque 48 000 citoyens des Premières Nations vivant hors réserve, ainsi que des Métis et des Inuits, par téléphone ou en personne. La sélection est fondée sur les répondants qui se sont identifiés comme Autochtones ou comme étant d’ascendance autochtone dans le Recensement de la population de 2016 de Statistique Canada. Les résultats de l’enquête seront connus à l’automne 2018.

La présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe, dit des chiffres résultant de ces enquêtes qu’ils constituent « un outil puissant pour comprendre les besoins des individus et des communautés. L’AFAC utilise régulièrement des statistiques pour faire des recommandations à la Chambre des communes, à des comités, de même que toutes les fois où l’on fait appel à notre expertise. Je conseille vivement à toutes celles qui en auront l’occasion de participer à l’enquête, pour nous aider à nous faire une idée de l’effet des programmes existants et à nous représenter les nouveaux services, programmes, services de santé et services sociaux dans les communautés et possibilités de développement économique nécessaires pour améliorer la qualité de vie des femmes autochtones et de leurs communautés ».

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Nous vous croyons : l’AFAC appuie les sœurs de Val-d’Or au monument des droits de la personne mardi

OTTAWA (Ontario), le 22 novembre 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) fait appel à tous ses partenaires et à tous les citoyens et citoyennes engagés pour qu’ils se joignent à elle en reconnaissance du résultat tragique des plaintes déposées par des femmes autochtones de Val-d’Or et d’autres régions rurales contre des agents de la Sûreté du Québec. En témoignage d’appui à ces femmes et à Femmes autochtones du Québec, cette manifestation a pour but de sensibiliser la population en général à la violence systémique dont les femmes autochtones font l’objet, à manifester notre appui aux femmes courageuses qui ont osé prendre la parole pour dénoncer les abus et exiger le respect de la police envers la population.

Quoi : Nous vous croyons; appui à nos sœurs de Val-d’Or

Quand : 18 heures, mardi 22 novembre 2016

Où : Monument des droits de la personne, rue Elgin, Ottawa (Ontario)

Une enquête a eu lieu après que l’attention des médias a été attirée sur un certain nombre de plaintes d’abus de pouvoir et de violence sexuelle par des agents de police à Val-d’Or et dans d’autres régions rurales, en octobre 2015, mais aucune accusation n’a été portée contre les policiers. La Couronne a plaidé l’absence de preuves pour expliquer ce résultat décevant.

Un rapport publié récemment par les Nations Unies demandait avec insistance au Canada d’agir dans le dossier de la violence fondée sur le sexe des victimes, en particulier dans le cas des femmes et des filles autochtones. Les Nations Unies ont déterminé qu’un nombre « très peu » élevé de cas de violence envers des femmes, combiné à des taux peu élevés de poursuites et de condamnations des auteurs d’actes de violence, constitue un échec systémique particulier au Canada. Le fait qu’aucune accusation ne soit portée après que des actes de violence ont été signalés aux autorités, comme dans le cas de Val-d’Or, explique pourquoi les femmes hésitent à porter plainte.

« Si on ne peut pas s’attendre à ce que la police nous protège, il en résulte du désespoir, de la dépression et de la colère, ce qui entrave le développement de toute relation positive avec le système du maintien de l’ordre », a dit la présidente de l’AFAC, Francyne Joe.

La présidente, Francyne Joe, et la directrice générale de l’AFAC, Lynne Groulx, prendront la parole. Une manifestation parallèle de soutien est organisée par le groupe Femmes autochtones du Québec, à Montréal. Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, a dit cette semaine que son association demande à la population du Québec d’appuyer ces femmes courageuses et de leur montrer qu’il y a des gens qui les croient.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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CONTACT :

Lynne Groulx

Directrice générale

1, rue Nicholas, 9e étage

Ottawa, ON  K1N 7B7

Tél. : 613-722-3033

Sans frais : 1-800-461-4043

Courriel : lgroulx@nwac.ca

NWAC will host speakers including NWAC President Francyne Joe and Executive Director Lynne Groulx .  A mirror event will be hosted by Quebec Native Women Inc. (QNW) in Montreal. Viviane Michel, President of Quebec Native Women, said this week “We issue a message to the Quebec population to believe these women.  Show these women, these victims, that there is someone, somewhere, who believes them.”

The Native Women’s Association of Canada (NWAC) is founded on the collective goal to enhance, promote, and foster the social, economic, cultural and political well-being of First Nations and Métis women within First Nation, Métis and Canadian societies.  As a national organization representing Aboriginal women since 1974, NWAC’s mandate is to achieve equality for all Aboriginal women in Canada.

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COMMUNIQUÉ : La présidente de l’AFAC, Francyne Joe, représente les femmes autochtones dans un groupe d’experts sur l’environnement et les changements climatiques

MARRAKECH (Maroc), le 20 novembre 2016 – La présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), Francyne Joe, continue de représenter la voix des femmes des Premières Nations à la conférence sur le climat, au Maroc, où a lieu la 22e conférence des Parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

À l’invitation de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, Mme Joe a pris la parole lors d’un débat, mardi, sur les contributions des communautés autochtones au programme d’action du Canada en matière de changement climatique. Elle a souligné le rôle historique des femmes autochtones en tant que gardiennes de la terre, qui transmettent le savoir traditionnel aux générations suivantes par des récits et des cérémonies, et elle a parlé de la menace que représente la Loi sur les Indiens pour ces traditions.

En tant que population vulnérable qui dépend d’une relation étroite avec la terre et l’eau, elle a décrit comment les femmes autochtones sont les plus susceptibles de devenir des « réfugiés climatiques » par suite de changements climatiques, comme les inondations, qui ont des répercussions profondes sur leurs communautés. Mme Joe suggère que les contributions immédiates les plus nécessaires comprennent l’amélioration des logements et des infrastructures, la planification de secours et d’interventions d’urgence et l’adoption de mesures pour assurer la sécurité alimentaire et la salubrité de l’eau.

« Afin de protéger l’environnement des Premières Nations et de réduire le risque de violence envers les femmes, il faut consulter les femmes des Premières Nations avant de lancer des projets intensifs de développement énergétique, comme l’extraction de pétrole et de gaz ou de charbon et les développements hydroélectriques », a affirmé Mme Joe, faisant allusion au rapport d’Amnistie internationale publié récemment à propos des effets néfastes sur les droits des peuples autochtones de l’économie de l’extraction des ressources naturelles dans le nord de la Colombie-Britannique.

Cette année a marqué la première journée pour la justice climatique, une manifestation parallèle des Nations Unies visant la reconnaissance des effets profonds des changements climatiques sur les peuples autochtones, la relation entre les changements climatiques et les droits de la personne et le besoin urgent pour les gouvernements de consulter les communautés autochtones sur ces questions.

« En tant que représentantes des femmes et des filles autochtones, l’AFAC reconnaît que les changements climatiques se répercutent sur la vie quotidienne des femmes autochtones et qu’ils détruisent des communautés et forcent des peuples à abandonner des traditions culturelles qui sont si fortement liées à la terre, à l’eau, aux plantes et aux animaux », a conclu Mme Joe.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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COMMUNIQUÉ : L’AFAC fait l’éloge du Gouvernement qui entame le Processus d’Élimination de la Discrimination fondée sur le Sexe dans la Loi sur les Indiens

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le 26 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – L’Association des femmes autochtones du Canada fait l’éloge du gouvernement pour la présentation au Sénat d’un projet de loi qui déclenche le long processus visant à mettre fin aux iniquités fondées sur le sexe et à la discrimination envers les femmes autochtones et leurs familles qui persistent dans la Loi sur les Indiens. Le nouveau projet de loi, intitulé Loi modifiant la Loi sur les Indiens (élimination des iniquités fondées sur le sexe en matière d’inscription), représente la première étape de l’approche en deux étapes lancée récemment par le gouvernement pour mettre fin à la discrimination fondée sur le sexe dans la Loi sur les Indiens, en ce qui concerne les dispositions relatives au statut d’Indien et à l’appartenance à une Première Nation.

La première et la deuxième étapes constituent la réponse du gouvernement à la décision de la Cour supérieure du Québec rendue en 2015 dans l’affaire Descheneaux c. Canada, dans laquelle la Cour a conclu que certains articles de la Loi sur les Indiens contreviennent à l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés. La Cour a donné au gouvernement jusqu’au 3 février 2017 pour apporter les modifications nécessaires à la Loi.

« Pendant des décennies, l’Association des femmes autochtones du Canada (l’AFAC) a travaillé pour éliminer la discrimination fondée sur le genre pour les femmes et les filles autochtones, leurs familles et leurs collectivités. Nous sommes très heureux que le gouvernement progresse dans ce dossier en déposant cet important projet de loi. Nous sommes encouragées par le fait que le gouvernement reconnaît qu’il reste encore beaucoup de travail à abattre en ce qui a trait à l’appartenance. L’AFAC se réjouit à la perspective de travailler avec le gouvernement sur ces enjeux majeurs d’une portée plus large. Nous croyons que ce projet de loi ne constitue que le commencement d’un processus complet visant à mettre en œuvre l’article 33 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : “Les peuples autochtones ont le droit de décider de leur propre identité ou appartenance conformément à leurs coutumes et traditions” »

–  Francyne Joe, présidente

Les modifications législatives proposées toucheront directement l’inscription au registre des Indiens et l’appartenance aux Premières Nations et aborderont « les iniquités quant à la façon dont les hommes et les femmes acquièrent et transmettent le statut d’Indien ». Selon certaines estimations, le nombre accru d’Indiens inscrits pourrait atteindre 15 000 personnes.

Les trois iniquités fondées sur le sexe dans la Loi sur les Indiens que le gouvernement a reconnues jusqu’ici feront partie des dispositions législatives modifiées en réponse à la décision Descheneaux :

  • La question des cousins : Régler le traitement différentiel des cousins germains dont la grand-mère a perdu son statut d’Indien en raison de son mariage avec un non-Indien, lorsque le mariage a eu lieu avant le 17 avril 1985.
  • La question des frères et sœurs : Régler le traitement différentiel des femmes nées hors mariage de pères indiens entre le 4 septembre 1951 et le 17 avril 1985.
  • La question des enfants mineurs omis : Régler le traitement différentiel des enfants mineurs (par rapport à leurs frères et sœurs adultes ou mariés), qui sont nés de parents indiens ou d’une mère indienne, qui ont perdu leur droit au statut d’Indien parce que leur mère a épousé un non‑Indien, lorsque ce mariage a eu lieu après leur naissance, entre le 4 septembre 1951 et le 17 avril 1985.

L’AFAC est impatiente de voir le redressement de ces iniquités fondées sur le sexe et d’autres lois misogynes qui ont un effet de discrimination envers les femmes et les filles autochtones depuis des siècles. Lynn Gehl, Ph. D. (2013) a signalé une telle question législative, à savoir, celle de la politique inconnue, implicite qu’on appelle politique de la paternité. Du fait de cette politique, des enfants autochtones sont exclus de leurs communautés d’origine en raison de l’hypothèse inhérente selon laquelle l’absence de signature du père sur un certificat de naissance signifierait que le père est un Indien sans statut. Pire, la politique inconnue ou implicite de la paternité s’applique même aux mères autochtones dont les enfants ont été conçus par suite d’actes violents d’agression sexuelle, d’inceste, de viol ou de prostitution, ce qui ne fait qu’ajouter l’insulte à l’injure en privant ces enfants des avantages socioéconomiques et culturels de la qualité d’Indien et de la citoyenneté d’une Première Nation.

Nous avons hâte, une fois que les modifications législatives auront été adoptées, en février 2017, de travailler avec le gouvernement pour nous assurer du plein engagement des communautés autochtones, lorsque nous commencerons à examiner collectivement les enjeux plus généraux concernant les dispositions relatives au statut d’Indien et à la citoyenneté des Premières Nations, dans le cadre de la deuxième étape de cette initiative. Pour aller au-delà des problèmes cernés dans l’affaire Descheneaux, il faut tenir des consultations de grande envergure avec les peuples autochtones du Canada afin d’établir des perspectives culturellement et régionalement diverses.

L’AFAC est impatiente de voir le gouvernement faciliter la collaboration et la consultation efficaces des dirigeants, des organisations et des communautés autochtones afin de repérer, régler et éliminer toutes les formes de discrimination que renferme la Loi sur les Indiens.

Communiqué de presse du gouvernement du Canada – http://nouvelles.gc.ca/web/article-fr.do?nid=1142979&tp=1&_ga=1.205683859.143961896.1477512682

Plus d’information sur l’affaire Descheneaux v. Canada – https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1467227680166/1467227697623

 

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Dan Peters
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COMMUNIQUÉ: Une Membre du Comité Consultatif des PEEC de l’AFAC est Nommée Membre de l’un des Conseils Consultatifs des Instituts des IRSC

le 31 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est heureuse d’annoncer la nomination récente d’Erica Samms-Hurley, Mi’kmaq de Terre-Neuve, membre de la Première Nation de Qalipu, au conseil consultatif des instituts (CCI) sur les maladies chroniques des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

En quête d’excellence et de créativité en matière de recherche, les cinq nouveaux conseils consultatifs des instituts apportent aux IRSC un éventail d’expertise plus vaste et détectent des possibilités de collaboration entre les 13 instituts des IRSC et de nombreuses initiatives. Le CCI sur les maladies chroniques donne des conseils sur la découverte, le développement, l’évaluation et l’intégration de solutions, permettant aux Canadiens qui souffrent de maladies chroniques de participer activement à la société. Les quatre autres CCI sont : le CCI sur l’excellence, les politiques et l’éthique en recherche, le CCI sur l’innovation en santé, le CCI sur la santé des Autochtones et le CCI sur la promotion de la santé et la prévention.

Mme. Erica Samms-Hurley
Mme. Erica Samms-Hurley

Mme Samms-Hurley apporte une profusion de connaissances et d’expérience au CCI sur les maladies chroniques. Elle est infirmière éducatrice au campus Grenfell de l’Université Memorial, de Terre-Neuve et elle a été élue récemment vice-chef pour la région ouest du conseil de bande de la Première Nation mi’kmaq Qalipu. Vouée à l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes autochtones, Mme Samms-Hurley a été membre du conseil d’administration de l’AFAC, elle participe activement aux travaux du comité consultatif du Projet Voies de l’équité – PEEC (Partenaires pour l’engagement et l’échange des connaissances) de l’AFAC et siège actuellement au conseil d’administration du Fonds des femmes autochtones du Canada.

En 2005, Mme Samms-Hurley a reçu le Prix jeunesse du gouverneur général commémorant l’affaire « Personne » pour sa contribution à l’avancement de l’égalité des femmes. Elle a également reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2012, en reconnaissance de ses réalisations et contributions à la promotion de la santé.

Citations :

Erica Samms-Hurley – « La gestion et la prévention efficaces des maladies chroniques constituent un des plus grands défis que le régime des soins de santé du Canada doit relever. Je me réjouis d’avance à la perspective de donner des conseils et d’avoir un effet sur la recherche en matière de maladies chroniques au Canada. »

Francyne Joe, présidente de l’AFAC — « La participation des femmes autochtones aux nouveaux CCI des IRSC est une étape importante de la lutte contre les iniquités en matière de santé des femmes autochtones au Canada. »

Francyne Joe, présidente de l’AFAC — « Le nouveau modèle consultatif des IRSC favorise un esprit de collaboration entre les Instituts et les experts autochtones, afin de relever efficacement les défis que doivent affronter les Autochtones en matière de santé. »

 

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COMMUNIQUÉ : Le Comité des Nations Unies pour l’Élimination de la Discrimination à l’égard des Femmes tient le Canada responsable de ses Résultats Décevants en Matière de Droits des Femmes

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le 28 octobre, 2016 (GENÈVE, Suisse) – Les résultats du Canada en matière d’égalité des femmes ont été la cible de toutes les critiques aux Nations Unies, à Genève, cette semaine. La 65e session du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a lieu à un moment opportun pour les Canadiennes. Le Canada a un nouveau gouvernement fédéral, ainsi qu’un premier ministre qui se dit féministe, préconise une relation de nation à nation et reconnaît que « la pauvreté est sexiste ». Nous savons que les mots comptent, mais il nous faut maintenant de l’action.

Des décennies de modifications législatives régressives et de réductions budgétaires ont considérablement érodé les droits des femmes au Canada, en vertu de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Depuis 1995, le Canada est passé de la première à la 25e place sur l’Indice d’inégalités de genre des Nations Unies.

Dans le but d’assurer l’égalité des sexes, le Canada a besoin d’un plan national holistique et exhaustif qui aborde toutes les formes de discrimination envers les femmes et les filles. L’approche doit être intersectorielle, compte tenu du fait que des groupes particuliers – femmes et de filles des Premières Nations, Inuites et Métisses, racialisées, handicapées, immigrantes, transgenres, lesbiennes, bisexuelles et mères seules – font l’objet de formes particulières de discrimination et de désavantage aggravé.

Les organisations de femmes autochtones, de droits des femmes et de droits de la personne accueillent favorablement la création de l’enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées. Cependant, nous demeurons préoccupées par l’insuffisance du cadre de référence et par le fait que 37 autres recommandations de l’enquête sur la crise des meurtres et disparitions menée par le comité CEDAW n’ont pas encore été mises en œuvre.

Comme l’a démontré l’Association des femmes autochtones du Canada, les femmes autochtones demeurent marginalisées. « Les femmes et les filles autochtones au Canada sont affectées par des taux de suicide parmi les plus élevés au monde, une surreprésentation dans les prisons et des taux élevés de violence sexualisée », a déclaré Pam Palmater, Ph. D., titulaire de la chaire de gouvernance autochtone de l’Université Ryerson, qui ajoute : « Ces circonstances sont la conséquence d’années de colonisation, d’usurpation de terres et de ressources naturelles, de lois gouvernementales discriminatoires, de sous-financement chronique de programmes sociaux d’importance cruciale relatifs à l’eau, l’alimentation, le logement, la santé et l’éducation, ainsi que le vol d’enfants placés en foyers de substitution. De plus, ces circonstances sont exacerbées par les répercussions dévastatrices de l’industrie extractive, à laquelle on permet de pratiquer ses activités sans le consentement des Autochtones. »

Au Canada, l’écart de salaire entre les hommes et les femmes est deux fois celui de la moyenne nationale. Les tendances de ségrégation en matière d’emploi entre hommes et femmes restent inchangées; les femmes sont concentrées dans des emplois traditionnellement féminins, moins payés, et elles sont surreprésentées dans les emplois précaires et à temps partiel. Il faut une législation en matière d’équité salariale et de soin des enfants adéquate, à l’échelle du pays, en parallèle à de nouvelles stratégies énergiques qui supposent la participation de tous les ordres de gouvernement pour remédier aux inégalités structurelles et combler l’écart salarial. « En raison de ce qu’on appelle la taxation de la maternité (« motherhood tax »), les mères canadiennes gagnent 12 % moins d’argent que les femmes qui n’ont pas d’enfants », a déclaré la directrice générale de West Coast LEAF, Kasari Govender. « L’écart s’élargit à mesure que le nombre d’enfants augmente. Il est également plus grand pour les mères seules et celles qui sont restées plus longtemps éloignées du travail rémunéré. »

Le Canada manque à son devoir de respect, de protection et de réalisation des droits économiques et sociaux des femmes et des filles. Trop de femmes au Canada connaissent la pauvreté, l’itinérance, des logements précaires, des revenus d’aide sociale lamentablement inadéquats, l’insécurité alimentaire et d’autres formes de violation du droit à un niveau de vie suffisant. Les organisations de la société civile recommandent avec insistance au Canada de bonifier immédiatement le montant du Transfert canadien en matière de programmes sociaux aux provinces et aux territoires et de réserver expressément pour l’aide sociale des fonds suffisants assortis de conditions pour assurer la reddition de comptes en ce qui concerne les obligations liées aux droits, de veiller à ce qu’une approche axée sur les droits et les questions de genre soit appliquée à la stratégie nationale du Canada en matière de logement et d’améliorer l’accès à l’éducation pour les femmes autochtones.

Il reste que, souvent, la violence des hommes envers les femmes n’est pas signalée à la police et que les autorités policières et le système de justice pénale manquent à leurs devoirs envers les femmes. Des services inadéquats et sous-financés pour la prévention de la violence et le soutien des survivants, des logements à prix abordable et des refuges accessibles aux femmes qui fuient la violence, particulièrement dans les communautés rurales et nordiques, sont des violations des droits des femmes et des filles de vivre dans la sécurité, libres de violence. Selon l’Association des femmes autochtones du Canada, la violence racialisée affecte de façon disproportionnée les femmes et les filles autochtones au pays.

Les permis de travail fermés attribués à un employeur précis compliquent la situation des femmes migrantes, notamment celles qui s’occupent de soins aux enfants, qui voudraient quitter un emploi parce que l’employeur abuse de ses employés. Le Canada doit mettre fin à son utilisation de permis de travail fermés dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires.

L’accès à l’avortement, médical et chirurgical, particulièrement dans les régions rurales et nordiques nous préoccupe beaucoup. Le Canada est l’un des seuls pays qui se soient dotés d’un régime de soins de santé dépourvu d’un programme national d’assurance-médicaments. Le coût de certains régimes médicamenteux pénalise certains groupes de femmes, notamment les femmes enceintes qui veulent avoir un avortement médical et les femmes séropositives.

Un écart de mise en œuvre important persiste entre les obligations du Canada en matière de droits fondamentaux des femmes et l’actualisation de ces droits dans les lois, les politiques et les programmes nationaux. Il est temps que notre gouvernement fédéral fasse preuve de leadership et collabore avec les provinces et les territoires pour assurer la mise en œuvre de la Convention CEDAW et qu’il lance une initiative nationale exhaustive pour faire en sorte que toutes les femmes au Canada puissent jouir des garanties que garantit la Convention.

Aboriginal Legal Services
Amnistie internationale
Barbara Schlifer Clinic
BC CEDAW Group
Canada sans pauvreté
Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry
Alliance canadienne féministe pour l’action internationale (AFAI)
La titulaire de la chaire de gouvernance autochtone (Université Ryerson), Pam Palmater, Ph. D.
Coalition of Child Care Advocates of BC
Indigenous Women Against the Sex Industry
Mines Alerte Canada
Association des femmes autochtones du Canada (AFAC)
OXFAM
West Coast LEAF

Cliquez ici pour consulter le rapport conjoint de l’AFAC et l’AFAI, présenté à la 65e session du comité CEDAW

 

CONTACTS MÉDIA

Christa Big Canoe, directrice, Services juridiques (criminalisation des femmes autochtones; expériences de victimes autochtones de violence sexuelle; iniquités en éducation); Téléphone : + 1 647-227-4392; courriel : canoecd@lao.on.ca

Michèle Biss, coordonnatrice de l’éducation juridique et de la liaison avec l’extérieur (itinérance; pauvreté; insécurité alimentaire; taux d’aide sociale inadéquats; salaire minimum; écart salarial; mise en œuvre des droits socioéconomiques et culturels); Téléphone : +1 613-697-8743; courriel : michele@cwp-csp.ca

Shelagh Day, présidente, Comité des droits de la personne, Alliance canadienne féministe pour l’action internationale (discrimination envers les femmes dans la Loi sur les Indiens; égalité des femmes; violence envers les femmes); Téléphone : +1 604-872-0750; courriel : shelagh.day@gmail.com

Viveca Ellis, organisatrice communautaire, Single Mother’s Alliance (Groupe CEDAW de la Colombie-Britannique (engagement communautaire); Téléphone : +1 604 366 1008; courriel : info@singlemothersbc.org

Kasari Govender, directrice générale, West Coast LEAF (soin des enfants; droits fondamentaux des femmes; accès à la justice; pauvreté); Téléphone : +1 604-684-8772 x211; courriel : exec@westcoastleaf.org

Sharon Gregson, The Coalition of Child Care Advocates of BC (soin des enfants); Téléphone : 604-505-5725

Kamila Graczyk, coordonnatrice adjointe des communications, Association des femmes autochtones du Canada; Téléphone : +1 613-722-3033 x235; courriel : kgraczyk@nwac.ca

Pam Palmater, Ph. D., titulaire de la chaire de gouvernance autochtone, Université Ryerson (violence envers les femmes; droits, titre ancestral, souveraineté, incarcération des Autochtones et placement d’enfants en foyers de substitution); Courriel : ppalmater@politics.ryerson.ca

Kim Pate, directrice générale (femmes en détention), Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry; Téléphone : 1 613 238 2422; courriel : kpate@web.ca

Pamela Rice, Barbara Schlifer Clinic; Téléphone : + 1 416-312-8998; courriel : p.rice@schliferclinic.com

Cherry Smiley, Indigenous Women Against the Sex Industry (femmes autochtones); Courriel : contactIWASI@gmail.com

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COMMUNIQUÉ: Après la perte tragique de quatre jeunes filles, l’AFAC réclame des mesures immédiates pour contrer la crise du suicide chez les jeunes Autochtones

le 20 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – Après la perte tragique de quatre jeunes filles en une semaine, l’Association des femmes autochtones du Canada réclame que des mesures immédiates soient prises pour contrecarrer la crise du suicide de jeunes dans les communautés autochtones, qui va en s’aggravant. Les communautés autochtones de Stanley Mission, La Ronge et Deschambault Lake, dans le nord de la Saskatchewan pleurent quatre jeunes filles, âgées de 10 à 14 ans, qui se sont enlevé la vie.

Les suicides qui ont eu lieu au cours de ce mois, ainsi que la crise qui a eu lieu récemment dans la communauté d’Attawapiskat, dans le nord de l’Ontario, illustrent le peu de compréhension que nous avons de ce que vivent les jeunes Autochtones, filles et garçons, et à quel point notre réaction est inadéquate.

« Nous perdons nos filles autochtones de nombreuses façons. En une semaine, nous avons perdu au suicide quatre filles âgées de 10 à 14 ans. Elles ne trouvaient pas l’espoir qui leur aurait permis de continuer à vivre. Nous avons collectivement manqué à notre responsabilité envers elles, parce que nous ne leur avons pas montré qu’elles étaient valorisées et que nous allons contrer la violence systémique qui ne reconnaît ni leur beauté ni leur valeur. Nous n’avons rien fait collectivement pour empêcher qu’on leur dise qu’elles ne n’étaient dignes d’un système scolaire, d’un système de soins de santé, d’aide au bien-être des enfants, d’un système de soins à domicile égaux à ceux auxquels ont accès les autres enfants, à quelque pas de chez eux, qui ne vivent pas dans une réserve. Nous leur avons dit qu’elles sont moins importantes que les autres enfants et qu’elles peuvent donc vivre dans des logements insalubres où l’eau est imbuvable. Ce n’est pas la perte des familles ni celle des communautés : cette tragédie est notre perte collective. Nous avons perdu nos enfants. »

–  Francyne Joe, présidente

Une veille à La Ronge, Saskatchewan dans la mémoire des quatre filles perdues. (Crédit photo: Don Somers, CBC)
Une veille à La Ronge, Saskatchewan dans la mémoire des quatre filles perdues. (Crédit photo: Don Somers, CBC)

La réaction à cette crise n’est pas de fournir des soutiens en matière de santé mentale pendant la crise pour laisser les choses revenir au même point ensuite. Les communautés ont besoin de fonds pour des services de counseling en santé mentale adaptés à la culture, ainsi que des soutiens et des programmes pour les jeunes à risque, mais il faut aussi une réponse systémique exhaustive aux communautés qui perdent leurs enfants. Le travail de Cindy Blackstock, par l’intermédiaire de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada pointe constamment du doigt les problèmes auxquels nous devons remédier pour nos enfants et nos jeunes autochtones.

Les résultats des politiques gouvernementales d’assimilation, comme les pensionnats autochtones et la rafle des années 60, ainsi qu’un régime soutenu de racisme, de misogynie et de sexualisation des femmes et des filles autochtones ont mené à des taux plus élevés d’anxiété, de dépression, de troubles de stress post-traumatique et à d’autres problèmes de santé mentale dans les communautés autochtones, particulièrement chez les femmes et les filles. Cette situation mène les personnes qui en souffrent à s’infliger des blessures à elles-mêmes et à se suicider. Selon Santé Canada (2012), le suicide est devenu l’une des causes de décès les plus courantes pour les jeunes et les adultes autochtones (jusqu’à l’âge de 44 ans).

Les jeunes Autochtones qui cherchent des services de counseling en matière de santé mentale et d’intervention de crise adaptés à leur culture devraient appeler la ligne d’écoute sans frais, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, au numéro 1‑855‑242‑3310. Les services sont offerts en anglais et en français, de même qu’en cri, en ojibwé et en inuktitut.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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COMMUNIQUÉ: L’AFAC offre ses condoléances sincères à la famille et aux êtres chers de feu Annie Pootoogook

le 13 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – Du fond du cœur, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) offre ses sincères condoléances à la famille et aux êtres chers de feu Annie Pootoogook, ainsi qu’à ses connaissances de la communauté inuite. Nous compatissons avec les membres de toute la communauté inuite au Canada, qui pleurent cette artiste admirée et internationalement reconnue. Une cérémonie de commémoration a eu lieu aujourd’hui, à l’église St. Paul’s Eastern United, à Ottawa (Ontario); les funérailles se sont déroulées hier, à Cape Dorset (Nunavut), communauté d’origine de Mme Pootoogook.

En solidarité avec l’Inuit Tapiriit Kanatami et Pauktuutit Inuit Women of Canada, nous condamnons vivement les propos racistes et désobligeants affichés en ligne par un agent de police d’Ottawa après la découverte du corps de Mme Pootoogook dans la rivière Rideau, à Ottawa, le 19 septembre.

Rebecca Kudloo, présidente de Pauktuutit Inuit Women of Canada, a déclaré : « Nous ne commenterons pas la mort d’Annie maintenant, par respect pour la volonté de sa famille. »

L’AFAC appuie Natan Obed, président de l’Inuit Tapiriit Kanatami, qui demande que des mesures disciplinaires sévères soient prises à l’endroit de l’agent dont les paroles blessantes et méprisables attirent davantage l’attention sur le problème du racisme systémique envers les peuples autochtones au Canada et l’urgente nécessité d’y remédier.

Les membres des familles et de la communauté appelant à la justice pour Annie Pootoogook à la veille du 4 octobre à Ottawa (Ontario).
Les membres des familles et de la communauté appelant à la justice pour Annie Pootoogook à la veille du 4 octobre à Ottawa (Ontario).

« Deux mois à peine depuis le lancement officiel de l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, dont le cadre de référence souligne comment le rôle du racisme institutionnel dans les organismes d’application de la loi entraîne des enquêtes de police inadéquates dans le cas de crimes violents envers les femmes autochtones, il est absolument répréhensible que l’agent de police d’Ottawa se permette de discréditer la communauté autochtone d’Ottawa sans répercussions », a dit la présidente de l’AFAC, Francyne Joe.

Les membres des familles et les proches pleurent la perte de l'artiste renommée mondiale Annie Pootoogook.
Les membres des familles et les proches pleurent la perte de l’artiste renommée mondiale Annie Pootoogook.

Annie Pootoogook, 46 ans, était une artiste inuite mondialement reconnue; ses dessins à l’encre et au crayon représentant la vie quotidienne et les difficultés des populations du Nord lui ont valu la célébrité internationale et de nombreux prix. Ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées et galeries au Canada, aux États-Unis et en Europe. Le talent artistique est une tradition familiale et communautaire, à Cape Dorset; Annie Pootoogook était la fille d’un couple d’artistes inuits renommés, Napachie Pootoogook et Eegyvudluk Pootoogook et la petite-fille de la récipiendaire de l’Ordre du Canada Pitseolak Ashoona.

En tant qu’artiste dont le travail a un effet de sensibilisation aux problèmes auxquels sont confrontées les communautés inuites dans le Nord et en tant que femme autochtone forte, Annie Pootoogook et sa famille méritent le respect, l’empathie et la justice, tant du public canadien en général que du service de police d’Ottawa. Nous avons la responsabilité collective d’honorer Annie Pootoogook et de célébrer son importante contribution au monde.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

– 30 –

Pour obtenir plus d’information, s’adresser à :

Dan Peters
Directeur général intérimaire
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COMMUNIQUÉ : Des communautés partout au Canada observent la 11e veille annuelle de Sœurs par l’esprit du 4 octobre pour honorer les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

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le 4 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – Partout au Canada des communautés tiennent des veilles pour honorer et commémorer la vie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées dans le cadre des veilles annuelles de Sœurs par l’esprit.

Pendant 11 ans, depuis 2006, les membres de familles éprouvées par la perte d’un être cher, les membres de communautés et les citoyens que ce problème préoccupe se rassemblent le 4 octobre pour organiser des veilles à la chandelle, des rassemblements et des festins communautaires pour honorer nos sœurs, filles, mères, guérisseuses, éducatrices et dirigeantes perdues.

La veille annuelle de Sœurs par l’esprit du 4 octobre du l'année 2015.
La veille annuelle de Sœurs par l’esprit du 4 octobre du l’année 2015.

« Je veux reconnaître la force et la résilience des dirigeantes autochtones partout au pays qui ont créé et fortifié ce mouvement de changements social en exerçant des pressions chaque année sur les gouvernements pour qu’ils agissent face aux taux alarmants de violence envers les femmes et les filles autochtones », dit la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne Joe. « Cette année, les veilles de Sœurs par l’esprit du 4 octobre revêtent une importance cruciale, alors que nous portons notre attention et nos attentes à l’égard du travail de l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. »

Les premières veilles de Sœurs par l’esprit du 4 octobre ont eu lieu en 2006; l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) avait alors entrepris une recherche détaillée relativement aux taux alarmants de violence envers les femmes et les filles autochtones au Canada, sous la bannière du projet de recherche et de politiques Sœurs par l’esprit, financé par Condition féminine Canada. La base de données qui en est résultée a permis de constater que plus de 582 femmes et filles autochtones avaient été victimes de meurtre ou portées disparues au Canada; ce chiffre a par la suite été porté à 1 181 personnes avec la publication du rapport de la GRC en 2014.

L'aînée algonquin Annie Smith St. George à la veille du 4 octobre du l'année 2015.
L’aînée algonquin Annie Smith St. George à la veille du 4 octobre du l’année 2015.

Près de 100 communautés à l’échelle du Canada tiendront des veilles de Sœurs par l’esprit du 4 octobre, cette année, illustrant la force et le leadership des femmes, des familles et des communautés autochtones dans leur appui aux membres des familles éprouvées et la sensibilisation du public à cette crise tragique de la société canadienne.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est solidaire des nombreuses communautés qui observent des veilles du 4 octobre, aujourd’hui, dans la lutte contre la violence et les injustices infligées à nos femmes et filles autochtones.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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COMMUNIQUÉ: Un Rapport Commun de l’AFAC et de Statistique Canada Démontre des Taux Élevés d’Idées Suicidaires chez les Jeunes Autochtones

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le 13 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), en collaboration avec Statistique Canada, a publié un rapport fondé sur les données provenant de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2012, qui est intitulé Pensées suicidaires au cours de l’année précédente parmi les Premières Nations vivant hors réserve, les Métis et les Inuits âgés de 18 à 25 ans : prévalence et caractéristiques connexes. Les résultats de ce rapport ne sont pas étonnants, puisque la perte d’êtres chers par le suicide est une réalité dans beaucoup de communautés autochtones depuis plusieurs générations.

La prévalence de pensées suicidaires au cours de la vie parmi les jeunes adultes autochtones était presque deux fois plus élevée (27 %) que chez leurs homologues non autochtones (15 %). Les statistiques montrent, en particulier chez les jeunes femmes autochtones, une tendance à une prévalence plus élevée de pensées suicidaires au cours de la vie et qu’elles sont plus susceptibles que les hommes de déclarer avoir eu des troubles de l’humeur et/ou d’anxiété et un climat d’intimidation à l’école.

En 2012, de 5 à 10 % des jeunes adultes parmi les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze mois précédents. Parmi les trois groupes autochtones à l’étude, les jeunes adultes qui déclaraient avoir des troubles de l’humeur et/ou d’anxiété, avoir déjà consommé des drogues ou avoir éprouvé du désespoir étaient plus susceptibles d’avoir eu des pensées suicidaires au cours de la dernière année.

Inversement, un niveau élevé d’estime de soi était associé à une probabilité réduite de pensées suicidaires chez les membres des Premières Nations vivant hors des réserves, les Métis et les Inuits. Des liens solides avec les membres de la famille élargie et la fréquentation d’un établissement d’études postsecondaires n’étaient associés que dans le cas des jeunes adultes des Premières Nations hors réserve. Ces associations pourraient nourrir la discussion sur l’élaboration et l’évaluation de programmes de prévention du suicide axés sur le genre et la communauté particuliers aux groupes cibles.

Dans des travaux de recherche publiés en 2008, Chandler et Lalonde ont conclu que certains facteurs ont un effet protecteur contre le suicide. Ces facteurs comprennent l’habilitation des communautés et des individus, le contrôle de la vie personnelle, les liens à la culture, la participation des femmes aux conseils de bande locaux et le contrôle des services aux enfants et aux familles dans la communauté.

L’AFAC applaudit l’engagement que le gouvernement libéral a annoncé récemment d’investir 70 millions de dollars en nouveau financement au cours des trois prochaines années pour contrer l’état de crise liée à la santé et au suicide chez les Autochtones qui vivent dans des réserves et dans les territoires. Cependant, le besoin de solutions à long terme, de ressources améliorées et de services de santé mentale sensibles à la culture pour les Autochtones sur et hors réserve est urgent afin de contrer cette crise et de remédier aux problèmes systémiques sous-jacents qui contribuent au risque de suicide et aux pensées suicidaires chez les jeunes Autochtones, partout au Canada.

CITATION :

« L’épidémie de suicides dans nos communautés autochtones impose d’agir immédiatement. C’est seulement par le partage des connaissances et l’application de la recherche dans des programmes de prévention viables qu’on peut réduire les taux effarants de pensées suicidaires parmi les jeunes Autochtones. Les interventions doivent être adaptées aux besoins spécifiques des communautés. »

— Francyne Joe, présidente, l’Association des femmes autochtone du Canada

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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COMMUNIQUÉ : L’AFAC est Déçue du Peu de Progrès de l’Enquête Nationale sur les Femmes et les Filles Autochtones Disparues et Assassinées

le 5 octobre 2016 (Ottawa, Ontario) – À l’occasion des veilles de Sœurs par l’esprit du 4 octobre, nous avons entendu des membres de familles autochtones éprouvées par la disparition ou le meurtre d’un être cher exprimer leur déception et leurs préoccupations du fait que l’enquête nationale tarde à commencer. L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) veut aussi exprimer sa déception et sa frustration face à l’absence de progrès substantiels de l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées depuis son lancement, le 3 août 2016.

« Nous sommes très inquiètes », a dit la présidente de l’AFAC, Francyne Joe. « Le mandat de deux ans de la commission laisse très peu de temps pour les tâches qui font l’objet de son mandat : établir des organismes consultatifs régionaux et portant sur certains aspects particuliers de la question, créer des services de consultation sensibles à la culture et conscients de l’importance des traumatismes, mettre en marche un important processus d’écoute des familles, des êtres chers et des survivantes dans l’expression de leurs histoires, partout au Canada. »

Les familles et les proches de MMIWG à la vielle du 4 Octobre de 2016 à Ottawa.
Les familles et les proches de MMIWG à la vielle du 4 Octobre de 2016 à Ottawa.

« Après 11 années au cours desquelles nous avons fait de la recherche en profondeur, publié des rapports volumineux et mené des campagnes de sensibilisation pour la tenue d’une enquête nationale sur les taux alarmants de violence envers les femmes et les filles autochtones, nous sommes très déçues de voir que plus de deux mois après le début d’un mandat de deux ans, l’enquête ne semble avoir fait aucun progrès. Les membres des familles et les êtres chers éprouvés attendent depuis des décennies l’occasion de se faire entendre. Nous reconnaissons que c’est une tâche exigeante que de lancer le processus d’une enquête nationale, mais le manque de communication est décevant et inquiétant », a dit la présidente Francyne Joe.

Les membres des familles, les êtres chers et les survivantes méritent une enquête nationale transparente, capable de rendre la justice et d’honorer correctement les plus de 1200 femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Pour que l’enquête nationale soit transparente, il faut, entre autres éléments d’infrastructure nécessaires à la réussite de l’enquête, de l’information facilement accessible sur l’emplacement des bureaux dans les différentes régions du Canada et les coordonnées des commissaires et de leur personnel, un guide étape par étape de participation à l’enquête et un site Web simple et cohérent.

Les familles et les proches expriment leur inquiétude sur le manque de progrès dans l'enquête nationale.
Les familles et les proches expriment leur inquiétude sur le manque de progrès dans l’enquête nationale.

Le moment est venu pour la commission d’enquête de démontrer sa compétence en s’attaquant adéquatement aux causes systémiques qui sous-tendent les taux élevés de violence envers les femmes et les filles autochtones. L’immense responsabilité associée à la tâche énorme d’aborder l’un des pires cas de violations des droits de la personne de toute l’histoire du Canada ne laisse place à aucun gaspillage. C’est maintenant qu’il faut commencer cet important travail.

L’Association des femmes autochtones du Canada entend surveiller le progrès accompli par l’enquête nationale et continuera d’exercer des pressions sur la commission d’enquête pour qu’elle se montre à la hauteur des ententes élevées des familles éprouvées.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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COMMUNIQUÉ : L’AFAC annonce les noms des lauréates 2016 de la Bourse commémoratif Helen Bassett à l’intention des étudiantes

Le 30 septembre 2016 (Ottawa, Ontario) – L’Association des femmes autochtones du Canada est heureuse d’annoncer les noms des lauréates 2016 du Prix commémoratif Helen Bassett à l’intention des étudiantes. Cette bourse d’études a pour but d’aider des femmes autochtones inscrites à des programmes postsecondaires d’études de droit, ou autres études liées au domaine du droit, qui sont engagées à l’égard de l’avancement des femmes autochtones, de leurs familles et de leurs communautés sur les plans politique, social, économique et culturel.

Le Prix commémoratif Helen Bassett à l’intention des étudiantes résulte de la générosité d’Helen Bassett, supportrice active de l’égalité des droits pour les peuples et les femmes autochtones. Mme Bassett voulait que les fonds servent à créer des prix pour encourager la poursuite d’études de niveau postsecondaire, plus particulièrement pour venir en aide à des femmes autochtones qui veulent faire carrière dans le domaine juridique.

NORD
Samantha Lee Dawson
Whitehorse (Yukon)

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Samantha Lee Dawson, Lauréate 2016 du Bourse commémorative Helen-Bassett à l’intention des étudiantes. Crédit de photo: Red Works Photography

 

 

Samantha Lee Dawson est membre de la Première Nation de Selkirk. Elle est née et a grandi dans son territoire traditionnel au Yukon. Elle est actuellement en troisième année de la faculté de droit de l’Université de la Colombie-Britannique, où elle obtiendra son diplôme avec spécialisation en droit autochtone et justice sociale l’an prochain. Samantha consacrera son année de stage au domaine de la défense des droits en matière pénale, tout en s’impliquant auprès du Yukon Aboriginal Women’s Circle [Cercle des femmes autochtones du Yukon], l’une des associations territoriales membres de l’AFAC.

 

 

 

 

 

 

 

 

SUD
Alana Robert
Winnipeg (Manitoba)

Alana Robert is a 2016 Helen Bassett Student Award winner.
Alana Robert, Lauréate 2016 du Bourse commémorative Helen-Bassett à l’intention des étudiantes.

 

 

Alana Robert appartient à la Nation métisse du Manitoba. Elle étudie en vue d’obtenir un diplôme en droit à la faculté de droit Osgoode Hall de l’Université York. Elle a fondé Justice for Women [Justice pour les femmes], organisme qui a pour but d’éliminer la violence fondée sur le genre par la défense des droits, l’éducation et le soutien. Ce travail a amené Alana à diriger des campagnes de sensibilisation à la question des femmes autochtones disparues et assassinées, tout en apportant des changements dans sa communauté à l’Université du Manitoba, où elle a créé des ateliers de culture du consentement, formation qu’une politique a rendue obligatoire pour les leaders étudiants, ainsi qu’un centre de ressources à l’intention des étudiantes, en matière d’autotraitement et pour contrer la violence sexuelle.

 

 

 

 

OUEST
Leanna Gruendel
Victoria (Colombie-Britannique)

Leanna Gruendel is a 2016 Helen Bassett Student Award winner.
Leanna Gruendel, Lauréate 2016 du Bourse commémorative Helen-Bassett à l’intention des étudiantes.

 

 

Leanna Gruendel est Crie. Elle est en première année du programme J.D. à la faculté de droit de l’Université de Victoria. Elle a l’intention de concentrer ses études sur le droit autochtone et le domaine des droits de la personne. Leanna espère travailler pour améliorer les services juridiques à l’intention des femmes autochtones. Dans ses moments de loisirs, elle pratique la photographie et travaille comme bénévole à son centre d’amitié local. Elle est extrêmement honorée d’avoir été sélectionnée pour le Prix commémoratif Helen Bassett à l’intention des étudiantes.

 

 

 

 

 

 

 

EST
Ashtyn McLean
St. George (Terre-Neuve-et-Labrador)

Ashtyn McLean is a 2016 Helen Bassett Student Award winner.
Ashtyn McLean, Lauréate 2016 du Bourse commémorative Helen-Bassett à l’intention des étudiantes.

 

 

Ashtyn McLean appartient à la Première Nation mi’kmaq Qalipu. Elle étudie à l’Université Memorial, à Terre-Neuve, en vue d’obtenir un baccalauréat en travail social. Elle souhaite œuvrer ensuite dans le domaine de la gérontologie. Comme activités de loisirs, elle aime passer du temps avec sa famille et ses amis et participer à des activités de plein air, comme la randonnée et la pêche; elle aime beaucoup passer du temps au camp de sa famille.

 

 

 

 

L’AFAC tient à féliciter les quatre lauréates pour leur réussite et remercie toutes celles qui avaient posé leur candidature. De plus, l’AFAC souhaite tout le succès possible à toutes les étudiantes qui entreprennent une nouvelle année d’études cet automne.

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

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