L’Association des femmes autochtones du Canada appuie les recommandations formulées par le rapporteur spécial des Nations Unies dans son rapport

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 14 mai 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) accueille favorablement le rapport du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des populations autochtones, James Anaya. Ce rapport souligne les préoccupations constantes des peuples autochtones en matière de droits de la personne au Canada et comprend des recommandations en vue d’apporter les améliorations nécessaires aux lois et aux politiques gouvernementales. L’AFAC demande au gouvernement du Canada d’assurer la mise en oeuvre de ces recommandations en collaboration avec les peuples et les organisations autochtones.

Dans son rapport, M. Anaya incite le gouvernement fédéral à mener une enquête nationale approfondie sur la question des femmes et des filles autochtones assassinées et disparues. Cette recommandation arrive à point nommé à la lumière des informations récentes selon lesquelles la Gendarmerie royale du Canada a dressé une liste de quelque 1200 cas de disparition et de meurtre de femmes autochtones au Canada. L’inertie qu’oppose le gouvernement fédéral à la réclamation d’une enquête attire l’attention sur la scène internationale, soulevant un tollé général d’organisations et de communautés autochtones, de députés fédéraux et d’organismes internationaux.

Le rapport de M. Anaya est l’aboutissement de la visite qu’il a faite au Canada en octobre 2013, lorsqu’il a examiné la situation des peuples autochtones, y compris la dénonciation par des femmes autochtones et leurs familles de nombreuses violations des droits de la personne. Pendant son séjour au Canada, le rapporteur spécial a visité plusieurs endroits dans différentes régions du pays et il a rencontré des représentants du gouvernement du Canada et de groupes autochtones (dont l’AFAC).

La présidente de l’AFAC, Michèle Audette, a déclaré : « Nous sommes heureuses de voir que le rapporteur spécial réitère l’argument avancé depuis longtemps par l’AFAC, que beaucoup d’autres appuient, voulant qu’une enquête nationale publique soit tenue et qu’un plan d’action exhaustif élaboré pour faire face à cette situation. La question de la violence envers les femmes et les filles autochtones demeure cruciale et il faut agir énergiquement immédiatement et prendre les mesures qui s’imposent.

L’AFAC reconnaît l’engagement du rapporteur spécial envers la sensibilisation à l’égard de la situation des peuples autochtones, les femmes et les filles surtout, en matière de droits de la personne au Canada et applaudit les efforts qu’il déploie pour encourager le gouvernement canadien à remplir l’obligation qui lui est faite de maintenir et de protéger les droits fondamentaux des Autochtones. « J’incite fortement le gouvernement à faire preuve de considération pour les préoccupations grandissantes de la communauté nationale et internationale et à mettre immédiatement en oeuvre une enquête publique nationale », a dit la présidente Audette.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur le but collectif d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes autochtones (Premières Nations et Métisses) au sein de leurs propres sociétés et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de réaliser l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

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Pour obtenir plus d’information, contacter :

Claudette Dumont-Smith Directrice générale de l’AFAC
1, rue Nicolas, 9e étage
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14.05.14 L’AFAC appuie les recommandations formulées par le rapporteur spécial des Nations Unies dans son rapport

L’AFAC remercie le gouvernement de la Saskatchewan qui prend des mesures pour résoudre et prévenir les cas de personnes disparues ou assassinées en lançant la Missing Persons Week (Semaine des personnes disparues)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

7 mai, Ottawa (Ont.) L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) félicite le gouvernement de la Saskatchewan pour la création de la Saskatchewan Missing Persons Week du 4 au 10 mai 2014. C’est une semaine consacrée à des activités visant à résoudre des cas de disparition et à en prévenir l’occurrence tout en honorant les personnes disparues. Les activités de la semaine sensibiliseront davantage la population aux diverses raisons pour lesquelles les personnes peuvent être portées disparues et font ressortir cinq des causes les plus fréquentes.

Les services de police de la Saskatchewan ont juridiction sur les cas des personnes disparues. Depuis quelques années, tous les services de police travaillent ensemble pour partager des renseignements sur des cas historiques, incluant des personnes disparues et des découvertes de restes humains. Ces renseignements sont désormais partagés avec le public dans l’espoir d’obtenir davantage d’indices permettant de retrouver des personnes disparues.

Des centaines de personnes disparaissent chaque année, mais la plupart reviennent saines et sauves auprès de leurs familles et de leurs amis. Dans certains cas, elles ne reviennent pas et l’on craint qu’elles aient été victimes d’actes suspects. Les services de police ont créé un site web qui présente les profils de ces personnes disparues. Un des critères d’inclusion au site web est que la personne soit portée disparue depuis plus de six mois et qu’elle soit originaire de la Saskatchewan. Les services de police continuent de chercher les personnes disparues jusqu’à ce que le cas soit résolu ou que toutes les avenues d’investigation soient épuisées.

Par le biais de l’initiative gouvernementale, les services de police invitent toutes les personnes à consulter le site. Ils ont aussi publié des vidéoclips de la « Missing Persons Week » pour sensibiliser la population de manière à résoudre les cas de personnes disparues et à prévenir d’une certaine façon la disparition d’autres. Ces publications sont affichées au nom du Provincial Partnership Committee on Missing Persons dans le cadre de la Missing Persons Week en Saskatchewan. La présidente de l’AFAC, Michèle Audette, a affirmé que : « Ceci est le genre d’action dont nous avons de besoin partout au Canada, à grande échelle, pour que nous puissions mettre fin aux taux élevés de cas de femmes disparues et assassinées non résolus et prévenir la disparition d’autres femmes. »

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) vise un but collectif : favoriser, promouvoir et encourager le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières nations et métisses au sein des sociétés des Premières nations, métisses et canadiennes. À titre d’organisation nationale représentant les femmes autochtones depuis 1974, le mandat de l’AFAC est d’obtenir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

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Coordonnées :
Claudette Dumont Smith, directrice générale
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14.05.07 L’AFAC remercie le gouvernement de la Saskatchewan qui prend des mesures pour résoudre et prévenir MMAW

L’AFAC a mené à bonne fin le programme De la preuve à l’action et espère réaliser d’autres projets pour combattre la violence envers les femmes et les filles autochtones

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

30 avril 2014, Ottawa (Ontario) L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) célèbre aujourd’hui la conclusion fructueuse projet De la preuve à l’action II. Financée par Condition féminine Canada, la réalisation de ce projet doté d’un budget de 1,89 million $ s’est échelonnée sur la période allant du 3 février 2011 au 30 avril 2014. La gestion en était assurée par le service de la Sécurité et de la prévention de la violence de l’AFAC, qui reçoit son financement à 100 % de Condition féminine Canada. Ce projet issu de l’initiative de renommée mondiale Soeurs par l’esprit, qui a pris fin en mars 2010, représentait l’évolution naturelle du travail de recherche et de promotion des intérêts découlant de Soeurs par l’esprit, grâce à l’élaboration d’outils et de ressources qui ont permis d’atteindre les objectifs du projet De la preuve à l’action II, c’est-à-dire :

  • renforcer la capacité des communautés, des gouvernements, des éducateurs et des prestataires de services de répondre à des problèmes liés aux causes premières de la violence envers les femmes et les filles autochtones;
  • élaborer des outils pour aider les femmes, les filles, les familles et les communautés autochtones à élaborer des stratégies de prévention de la violence et à répondre à l’expérience de la violence.

En vue d’atteindre ces objectifs, sept activités clés formaient le projet De la preuve à l’action II : des veilles de Soeurs par l’esprit, des rassemblements de familles, des histoires de vie, des ateliers d’engagement communautaire, un guide de ressources communautaires, un outil clinique et un échange de connaissances. Tous les indicateurs de réussite des activités ont été atteints, et dans certains cas ils ont été dépassés. Au total, on estime à 58 553 le nombre de personnes qui ont participé directement à la réalisation du projet De la preuve à l’action II, que ce soit dans le cadre des veilles de Soeurs par l’esprit, d’ateliers d’engagement communautaire (les poupées sans visage, par exemple), les rassemblements de familles ou d’autres activités.

« Aujourd’hui, nous ressentons à la fois douceur et amertume, parce que ces initiatives très réussies ont rehaussé la visibilité des femmes autochtones, du problème de la violence et des taux élevés de disparition et de meurtre de femmes et de filles autochtones », a déclaré la présidente de l’AFAC, Michèle Audette. « Maintenant que le projet De la preuve à l’action II est terminé, nous sommes obligées de mettre à pied toute une équipe qui a travaillé en matière de prévention de la violence et qui a la mémoire organisationnelle. »

L’AFAC a présenté une nouvelle proposition à Condition féminine Canada, le projet PEACE, qui représente le meilleur moyen de passer à l’étape suivante dans ce domaine d’expertise, et nous espérons recevoir une réponse positive bientôt.

Le projet est conçu pour créer des mécanismes qui forment un filet de sécurité afin de protéger les femmes et les filles autochtones. PEACE (qui signifie littéralement paix) est un acronyme anglais, formé des mots prévention, éducation, action, changement et évaluation. Dans le cadre de ce projet, nous entendons créer un outil polyvalent, comme il n’en existe pas encore, un outil qui rassemble en une même plateforme les processus de production des filets de sécurité nécessaires à la réussite des femmes et des filles autochtones.

Le projet se subdivise en quatre modules clés, qui font écho à ce que nous a appris la réalisation des projets Soeurs par l’esprit et De la preuve à l’action II, plus particulièrement le développement professionnel des prestataires de services, l’engagement des femmes et des filles autochtones, l’engagement des hommes et des garçons autochtones et l’engagement de l’industrie.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des Métisses et des femmes des Premières Nations, au sein de leurs communautés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat de réaliser l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

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Pour nous contacter :

Claudette Dumont-Smith
Directrice générale de l’AFAC
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14.04.30L’AFAC a mené à bonne fin le programme

La présidente de l’AFAC, Michèle Taïna Audette, honorée en tant que bâtisseuse de la nation par Enbridge Famous 5 Ottawa

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

29 avril 2014, Ottawa (Ontario) L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) félicite la présidente Michèle Taïna Audette à titre de récipiendaire du prix Enbridge Famous 5 Ottawa, Listening to the Drumbeat: Recognizing our past and honouring our future with Aboriginal Women (Écoutons le rythme des tambours : reconnaître notre passé et honorer notre avenir avec les femmes autochtones).

Famous 5 Ottawa honore d’éminentes femmes autochtones canadiennes en tant que bâtisseuses de la nation, le 29 avril au Centre national des Arts d’Ottawa. Le prix est remis à la présidente Audette, de même qu’à Allison Fisher, directrice générale du Wabano Centre for Aboriginal Health Ottawa, et à Betty Ann Lavallée, chef nationale du Congrès des peuples autochtones.

La mission du Famous 5 est d’inspirer les Canadiennes à courageusement lutter pour des changements qui contribueront à une société où il n’y aura pas de limites pour les femmes, dans l’esprit des Famous Five, pour qui « intégrité, courage, initiative, détermination et égalité forment la base de tout ce que nous faisons ».

Aujourd’hui, au Canada, les femmes autochtones font systématiquement face à l’inégalité, au racisme et au sexisme. Cette inégalité trouve son origine dans l’héritage colonial du gouvernement canadien qui a miné l’égalité entre les hommes et les femmes autochtones avec la légalisation de la discrimination sexiste et raciste dans différentes parties de la Loi sur les Indiens. La présidente Audette a travaillé à éliminer cette discrimination et à faire avancer les droits des femmes autochtones au Canada.

Parmi les réalisations de la présidente Audette jusqu’à maintenant, il y a la diffusion des enjeux-clés tels que la santé des femmes, le logement sécuritaire pour les femmes autochtones et des enjeux reliés à la jeunesse. Elle continue à représenter les femmes autochtones, à lutter pour une meilleure reconnaissance des femmes autochtones et une plus grande visibilité au niveau politique du Canada.

La présidente Michèle Taïna Audette suit les traces de sa mère, l’activiste Innu respectée Evelyne Saint-Onge, qui a inspiré Audette à militer au nom des femmes autochtones et à sensibiliser les décideurs aux inégalités qui touchent les peuples autochtones. La présidente Audette nous exhorte à « travailler ensemble, leaders et gouvernements, pour que se réalisent les aspirations et la promesse d’un meilleur avenir pour les femmes autochtones, le groupe le plus désavantagé au Canada ». L’éducation et la sécurité économique, la sécurité, et les aptitudes et la formation offriront des possibilités aux femmes autochtones et leur donneront le pouvoir de devenir des leaders et des membres essentiels des communautés où elles résident.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) vise un but collectif : favoriser, promouvoir et encourager le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières nations et métisses au sein des sociétés des Premières nations, métisses et canadiennes. À titre d’organisation nationale représentant les femmes autochtones depuis 1974, le mandat de l’AFAC est d’obtenir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au Canada.

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14.04.29 La présidente de l’AFAC, Michèle Taïna Audette, honorée en tant que bâtisseuse de la nation par Enbridge Famous 5 Ottawa

Plus qu’invisibles, invisibles pour l’action véritable : Réponse de l’AFAC au Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones

« Le moment aurait été opportun pour le gouvernement de démontrer à toute la population du Canada, et à nos collègues internationaux également, qu’il est vraiment déterminé à mettre fin à toutes les formes de violence envers les femmes et les filles autochtones. Ce rapport ne manifeste pas l’engagement ni ne mentionne les ressources nécessaires pour s’attaquer adéquatement à cette tragédie qui persiste – une tragédie qui se reflète sur le Canada en entier. » Michèle Audette, présidente de l’AFAC (mars 2014)

Fondée en 1974, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est un organisme national qui représente les femmes autochtones et qui a pour but collectif d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes autochtones (Premières Nations et Métisses), au sein de leurs propres sociétés et de la société canadienne. L’AFAC est le seul organisme autochtone national à s’être doté d’un service qui se concentre uniquement sur la prévention de la violence et sur la sécurité pour les femmes et les filles autochtones au Canada.

L’AFAC et ses associations provinciales et territoriales membres (APTM) ont travaillé sans relâche avec des femmes et des filles autochtones de tous les milieux, dans toute l’île de la Tortue, en partant du principe que l’on doit soutenir nos nations et en assurer la continuation pour les sept prochaines générations. Ce dévouement et cet engagement envers la famille et la communauté nous animent depuis quarante ans et s’accompagnent du respect, de l’ardeur et de l’intégrité que l’on n’acquière que par la création de liens, la confiance et les expériences communes.

L’AFAC traite de la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada depuis de nombreuses années et demeure profondément préoccupée par le fait que ce problème est loin d’être réglé. Dans le cadre de son projet Soeurs par l’esprit, qui a pris fin en 2010, l’AFAC a documenté 582 cas de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées au Canada; nous continuons toutefois d’entendre parler de « nouveaux » cas de femmes et de filles autochtones portées disparues ou assassinées dans diverses régions du Canada. Tout récemment, une recherche effectuée par une candidate au doctorat de l’Université d’Ottawa a révélé que ce nombre dépasse largement les 800 personnes. L’AFAC est la seule organisation qui a systématiquement amassé des données sur cette question, ce qui lui a permis de mettre le doigt sur nombre de facteurs et de points communs qui se traduisent par le fait que ces femmes et ces filles sont en danger.

Le travail novateur réalisé par l’AFAC a suscité d’un bout à l’autre du Canada une attention dont nous avons grand besoin sur la question générale des personnes disparues et assassinées. Il en est résulté une sensibilisation et une volonté politique accrues, et de nouvelles initiatives qui ont débouché sur des mesures clés en matière de justice, comme la création du Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés. Il a également mené à des réponses spécifiques à des problèmes comme la traite d’êtres humains au Canada, un sujet qui avait été négligé jusque là.

L’AFAC appuie toutes les initiatives et les actions qui se rapportent à la sécurité et au besoin des victimes de tous les éléments de la population du Canada, quelle que soit leur origine ethnique. Cependant, les actions gouvernementales qui ont résulté de ces initiatives et de ces actions ne sont pas particulières aux femmes et aux filles autochtones; la preuve est pourtant faite qu’elles sont plus à risque de subir toutes les sortes de violence, y compris le meurtre. Ce gouvernement s’est montré plutôt inflexible, affirmant qu’il est bien conscient des causes premières de la violence envers les femmes et les filles autochtones au Canada, mais il a coupé le financement et les ressources à des initiatives qui sont justement au service de cette population vulnérable.

Le 14 février 2013, la Dre Carolyn Bennett, députée fédérale de St. Paul’s, a proposé une motion à la Chambre des communes pour la formation d’un comité spécial sur la question des femmes autochtones portées disparues ou assassinées au Canada. La Chambre des communes a adopté cette motion à l’unanimité le 26 février 2013. L’AFAC avait alors appuyé le concept d’un comité pour traiter de la question, estimant qu’il s’agissait d’une étape importante du travail préparatoire et que c’était le fondement de ce qui mènerait naturellement à la recommandation de tenir une enquête nationale publique sur la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées ou d’élaborer un plan d’action national pour contrer la violence envers les femmes et les filles autochtones. L’AFAC ne voyait pas l’établissement du comité comme une solution pour remplacer la formation d’une commission d’enquête nationale publique en bonne et due forme et l’adoption d’un plan d’action national. Il est regrettable que ces deux éléments clés n’aient pas fait partie des recommandations du Comité spécial lorsqu’il a déposé son rapport, le 6 mars 2014.

Dès le début, l’AFAC a craint que, sans l’inclusion expresse et entière des femmes autochtones et de l’expertise qui ne pouvait être fournie que par les représentants des organismes autochtones nationaux, notamment l’AFAC, le Comité ne soit pas en mesure de remplir son mandat. Il résulte de la conjonction des problèmes d’ordre socioéconomique et de la violence racialisée et sexualisée que connaissent les femmes et les filles autochtones un problème complexe et difficile, et les personnes qui en font l’expérience directe sont les mieux placées pour s’attaquer.

L’AFAC a offert très tôt d’apporter son expertise et sa pleine participation au Comité spécial pendant toute la durée de ses délibérations. Elle a cherché à se faire reconnaître à titre de membre d’office sans droit de vote, comme ce fut le cas à la Commission Penner. Celle-ci1 avait permis à des membres non parlementaires de participer pleinement aux travaux du comité parlementaire, y compris l’élaboration du plan de travail, de la liste des témoins, des questions posées aux témoins, les déplacements des membres du Comité et la rédaction du rapport final.

Cette demande a été refusée. Le Comité a plutôt répondu, en novembre 2013, par une motion accordant à l’AFAC le statut d’« experte-conseil » et de « témoin expert », mais n’a pas donné à l’AFAC l’accès aux documents nécessaires pour donner suite à cette motion. Il est important de noter que le Comité avait alors déjà tenu 9 des 20 réunions prévues et qu’il se concentrait sur le thème final du plan de travail avant l’élaboration du rapport final. L’AFAC n’a pas eu accès au plan de travail, à la liste des témoins, au budget du Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones pas plus qu’aux d’autres documents internes ou aux ressources qui auraient facilité un engagement, une inclusion et une participation véritables.

Selon l’AFAC, l’offre que lui a faite le Comité spécial de se présenter devant lui à titre d’« experte-conseil » et de « témoin expert » avait pour but de l’apaiser et de réduire les critiques négatives du public et des médias. Il est regrettable que, dans son rapport final, le Comité accuse l’AFAC d’avoir manqué à son rôle, alors que l’Association avait offert son expertise et sa pleine participation à tous les aspects des travaux du Comité, mais que celui-ci l’ait reléguée au rôle d’experte-conseil et de témoin expert. L’AFAC s’attendait à tout le moins, après l’adoption de la motion lui attribuant le rôle d’« experte-conseil » et de « témoin expert », à ce que des réunions aient lieu pour formuler des stratégies quant aux meilleurs moyens d’aborder la question de la violence envers les femmes et les filles autochtones dans la perspective du mandat du Comité. Comme nous l’avons indiqué, il n’y a pas eu de partage de l’information avec l’AFAC, ce qui a mis l’Association dans la situation précaire de sembler approuver les travaux et le rapport final du Comité sans discussion, sans s’y être investie pleinement.

Le Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones s’est réuni pour la première fois le 26 mars 2013 et il a organisé son étude de la question en l’abordant sous l’angle de trois thèmes principaux : la violence et ses causes profondes, l’assistance de première ligne et la prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones; peu de temps après, il a dressé la liste des témoins en se fondant sur ces thèmes. Ni l’AFAC ni d’autres organisations autochtones n’ont été invitées à contribuer à l’élaboration du plan de travail ou de la liste des témoins, pas plus qu’on ne leur a fait savoir comment et pourquoi ces thèmes particuliers avaient été choisis.

Le Comité spécial a tenu 20 réunions en tout, il a entendu 62 témoins, dont 15 étaient des membres de familles éprouvées par la disparition ou le meurtre d’une des leurs. Grâce à l’implication et aux efforts de l’AFAC, le Comité a pu entendre le témoignage de membres de familles de femmes autochtones assassinées lors de la séance spéciale qui a eu lieu le 9 décembre 2013. Par coïncidence, l’AFAC avait convoqué son rassemblement annuel des familles cette même fin de semaine, réunissant ainsi à Ottawa des dizaines de membres de familles de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées. Le Comité spécial voulait entendre le témoignage de membres des familles parler de leur expérience personnelle et il a demandé l’aide de l’AFAC à cet égard. Même si l’AFAC se sentait exclue des travaux du Comité, elle a aidé à organiser la séance de dialogue entre le Comité et les membres des familles.

Le Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones comprenait sept membres du Parti conservateur, quatre du Nouveau Parti démocratique et une du Parti libéral. Tous les membres du Parti conservateur, sauf la présidente, étaient des secrétaires parlementaires. Le recours à des secrétaires parlementaires peut présenter de nombreux avantages, mais il peut aussi créer des problèmes pour différentes raisons; par exemple, il serait moins probable que les témoins du gouvernement critiquent le travail du ministère qu’ils représentent et s’attacheraient plutôt à faire valoir les initiatives gouvernementales en cours. De plus, ils seraient moins susceptibles de s’opposer à la position actuelle du gouvernement en ce qui concerne la tenue d’une enquête nationale sur la disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones et l’adoption d’un plan national d’action pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones.

Il n’est pas question dans le rapport final du Comité spécial ni dans ses recommandations de tenir une enquête nationale publique sur la disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones ni d’établir un plan national d’action pour contrer la violence envers les femmes et les filles autochtones. Sur les 16 recommandations du Comité, cinq seulement traitent des femmes et des filles autochtones en particulier. Les recommandations sont principalement de nature générale et appuient les initiatives et les actions en cours qui correspondent aux priorités du gouvernement.

En outre, aucune action concrète qui répondrait immédiatement aux besoins des femmes et des filles autochtones le plus exposées au danger et à ceux des familles des femmes et des filles disparues et assassinées qui ont besoin de services de soutien et de ressources. En fait, on peut percevoir par le ton global du rapport que le blâme est jeté sur les Autochtones seulement.

Notons qu’il n’est fait mention dans le rapport du Comité spécial ni des répercussions de la colonisation ni du besoin d’une réconciliation complète et véritable. La guérison ne peut pas être à sens unique, car elle aurait alors pour effet de blâmer les victimes et de favoriser la discrimination et le racisme. Il faut reconnaître les problèmes systémiques et les causes premières qui entravent un progrès sain, essentiel à la vie pour les Autochtones, dans toutes leurs dimensions. On pourrait dire que le Comité spécial lui-même, en vertu de ses interactions avec l’AFAC et de son approche paternaliste de l’engagement, a démontré comment se présentent ces problèmes systémiques et ces causes profondes. C’est vraiment dommage que le Comité formé pour effectuer une tâche aussi importante ait lui-même fait obstacle à la réussite de son propre travail. La conclusion la plus naturelle de ce travail aurait dû être un appel à l’action véritable au moyen d’une enquête nationale et d’un plan d’action. L’AFAC craint que le rapport du Comité spécial n’en soit qu’un de plus qui sera remisé sur une tablette où il amassera la poussière, qui représente une année de plus d’inaction par ce gouvernement. Et combien de vies auront été perdues pendant ce temps? Où sont les véritables solutions, les véritables actions promises lorsque ce comité a été établi? Pourquoi offre-t-il plus de mesures générales, mais rien de particulier pour répondre à nos besoins véritables en tant que femmes autochtones? Qu’est-ce que les recommandations du Comité offre aux familles des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées?

Pour sa part, l’AFAC recommande :

  • La mise sur pied d’une commission nationale d’enquête publique sur la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada.
  • L’établissement d’un plan d’action national pour contrer la violence envers les femmes et les filles autochtones.
  • La tenue d’un forum annuel pour informer la population du Canada, les prestataires de services, les éducateurs, les services de police, les décideurs et les gestionnaires de programmes, les directeurs, les dirigeants et les politiciens à la question de la violence envers les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, à la disparition et au meurtre de femmes et de filles autochtones, et les sensibiliser à ce sujet. De plus, qu’un segment particulier de ce forum rassemble des représentants des familles éprouvées par la disparition ou le meurtre de femmes et de filles autochtones pour faire en sorte que leurs voix soient entendues et que des solutions soient trouvées pour tenir compte de leurs circonstances exceptionnelles.
  • Qu’un financement spécial soit mis de côté pour relancer la base de donnes de Soeurs par l’esprit et la mettre à jour, et qu’un financement soit attribué à la recherche sur l’incidence et la fréquence des actes de violence envers les femmes et les filles autochtones

Le rapport du Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones comprend des rapports dissidents du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral. L’AFAC appuie entièrement les rapports dissidents déposés par ces deux partis.

Réponse de l’AFAC au Comité spécial sur la violence faite aux femmes autochtones

Women Are Not For Sale: The Abolition Of Prostitution

EN ANGLAIS SEULEMENT

PRESS RELEASE – FOR IMMEDIATE RELEASE

Ottawa, ON, (March 24th 2014) In December 2013 the Supreme Court of Canada found portions of the criminal laws relating to prostitution unconstitutional and held that the declaration of invalidity was suspended for 12 months to give Parliament an opportunity to put new laws in place. Parliament must respond to this decision in 2014 in a manner consistent with its constitutional and international obligations to protect and promote the equality of women.

We are organizations with decades of experience advocating for the rights of women in Canada. Our member organizations (listed below) provide front line crisis and anti-violence services, representation and advocacy for women and girls who are or have been prostituted, who are criminalized and incarcerated in relation to prostitution, who are trying to escape prostitution, who are targeted for prostitution, and who have been subject to male violence, including prostitution.

Our organizations came together as the Women’s Coalition for the Abolition of Prostitution to intervene in the constitutional challenge and to assert publicly, based on our knowledge and experience, that prostitution is a system of discrimination on the basis of sex, race, poverty and Indigeneity, and a practice of violence against women. We are deeply concerned that the Supreme Court’s decision, while recognizing that women in prostitution face severe danger and limited choices, has the effect of decriminalizing the very johns and profiteers who are the source of the harms and exploitation. We believe that is contrary to the human rights of all women to allow the buying of women’s bodies with impunity and the ability of third parties to profit from that sale. Experience tells us that decriminalizing the demand for prostitution will increase that demand substantially. To meet that demand, the most vulnerable are targeted, including youth, Aboriginal women and girls, and trafficked women. The Women’s Coalition endorses a legal and public policy approach to prostitution that has the following three essential components:

  • strategies to discourage the demand for prostitution, including public education;
  • decriminalization of prostituted persons and criminalization of johns and pimps (with a range of possible sentences); and
  • comprehensive supports to provide women with real alternatives to prostitution including funding for exit programs.

The following members of the Women’s Coalition for the Abolition of Prostitution and allies will be present to speak with the members of the media: Members of the Women’s Coalition for the Abolition of Prostitution: Native Women’s Association of Canada Canadian Association of Sexual Assault Centres Canadian Association of Elizabeth Fry Societies Action ontarienne contre la violence faites aux femmes Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle Sextrade 101 Indigenous Women Against the Sex Industry Asian Women Coalition Ending Prostitution EVE – Formerly exploited voices now educating The Native Women’s Association of Canada (NWAC) is founded on the collective goal to enhance, promote, and foster the social, economic, cultural and political well-being of First Nations and Métis women within First Nation, Métis and Canadian societies. As a national organization representing Aboriginal women since 1974, NWAC’s mandate is to achieve equality for all Aboriginal women in Canada.

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For additional information please contact:

Kim Pate, Executive Director, CAEFS Tel.: 1-800-637-4606 [email protected]

Claudette Dumont-Smith, NWAC Executive Director Tel.: 1-800-461-4043 [email protected]

14.03.24 Abolition of Prostitution

NWAC Disappointed Once Again by Report Released By Special Parliamentary Committee on VAIW

EN ANGLAIS SEULEMENT

PRESS RELEASE – FOR IMMEDIATE RELEASE

Ottawa, ON. (March 7, 2014) The Native Women’s Association of Canada (NWAC) wishes to express its’ disappointment and frustration at the report recently released by the Special Parliamentary Committee on Violence Against Indigenous Women that was touted to be the panacea for addressing the high rates of violence against Aboriginal women and girls, including their disappearances and murder.

In spite of the call by many witnesses, who appeared before the Committee, to hold a National Public Inquiry and to implement a National Action Plan, their recommendations fail to appear in the Final Report.

“This would have been an opportune time for the Government to demonstrate to all Canadians, and to our International colleagues as well, that it truly is committed to ending all forms of violence against Aboriginal women and girls. This report fails to show the needed commitment and resources to adequately address this ongoing tragedy – a tragedy that is a reflection on Canada as a whole,” said NWAC president, Michele Audette.

Early on, the Special Parliamentary Committee on Violence Against Indigenous Women and Girls offered the role of special advisor and expert witness to NWAC but this role fell short of NWAC’s expectations vis-à-vis their participation. Instead, NWAC lobbied the Committee to be granted ex-officio status to assist the Committee in developing its’ work plan, identifying and questioning key witnesses and to participate in developing the final report.

Even as a non-voting member of the Committee, NWAC with its’ extensive knowledge and experience on the issue of violence against women and girls would have been a valuable asset throughout the Committee’s mandate. Consequently, NWAC’s involvement with the Committee has been minimal.

“It truly is unfortunate that this opportunity has been lost; on paper it looks like we are the special advisor and expert witness, but what we received was tokenism and no real engagement,” stated President Audette. “The committee report does contain a few nuggets of hope, but there is no commitment to substantial change and no new funding dollars to ensure appropriate actions are taken. This Committee, like the previous Committee that was established to address violence against Indigenous women and girls, again fails to fully address the issue of violence against Indigenous women, fails the families of missing and murdered Aboriginal women and girls and, fails the Canadians who want to see this matter resolved once and for all. NWAC is deeply disappointed in this outcome.”

On February 13, 2014 NWAC presented to the Prime Minister’s office more than 23, 000 signatures calling for a National Public Inquiry into missing and murdered Aboriginal women and girls in Canada and a National Action Plan to address violence against them. On that same date, the Honorable Carolynn Bennett (LIB) and the Honourable Niki Ashton (NDP) presented the official petition into the House of Commons. All provincial and territorial premiers have indicated support for a National Public Inquiry and National Action Plan. NWAC continues to collect signatures from concerned Canadians calling for an Inquiry. The Native Women’s Association of Canada (NWAC) is founded on the collective goal to enhance, promote, and foster the social, economic, cultural and political well being of First Nations and Métis women within First Nation, Métis and Canadian societies. As a national organization representing Aboriginal women since 1974, NWAC’s mandate is to achieve equality for all Aboriginal women in Canada.

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Claudette Dumont-Smith, NWAC Executive Director
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14.03.07 NWAC Disappointed Once again VAIW

NWAC Releases Digital Life Stories

EN ANGLAIS SEULEMENT

PRESS RELEASE – FOR IMMEDIATE RELEASE

March 3, 2014 (OTTAWA) – The Native Women’s Association of Canada (NWAC) is pleased to announce the release of four new digital life stories, the last in a series of seven, created through the Evidence to Action II project, funded by the Status of Women Canada. These seven digital life stories are in addition to the eleven life stories developed during the Sisters in Spirit initiative that ended in 2010.

The seven digital life stories are based on the family members’ experiences in relation to the justice system, the media, victim services and other support services as they sought and continue to seek justice for their missing or murdered loved one. The digital life stories are a moving tribute to the lives of these women, and serve to raise public awareness, influence positive change and potentially lead to tips that may resolve any outstanding case(s).

“These digital life stories are powerful messages that speak to the tragedy of missing and murdered Aboriginal women and girls in Canada” said NWAC President Michèle Audette. “Not only do they honour the lives of these women and girls, they are an effective tool to educate and inspire the kind of social change in Canada that is required to keep all people safe, and especially those who are most vulnerable and at risk of this kind of violence.”

NWAC Violence Prevention and Safety department through the Evidence to Action II project has been honoured to work with families of missing and murdered Aboriginal women and girls. NWAC would like to thank the families of Ada Brown, Hilary Bonnell, Maisy Odjick, Claudette Osborne-Tyo, Evangeline Billy, Gladys Simon and Virginia Pictou-Noyes for participating in the digital life storytelling project.

To report a tip call Crime Stoppers at 1-800-222-8477.

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For more information please contact:

Claudette Dumont-Smith, Executive Director
Tel: 613-722-3033 or Toll-free 1-800-461-4043
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14.03.03 NWAC Releases Digital Life Stories

Ongoing Tragedy: A National Public Inquiry Is Needed

EN ANGLAIS SEULEMENT

PRESS RELEASE – FOR IMMEDIATE RELEASE

February 28, 2014 (Ottawa) – The Native Women’s Association of Canada (NWAC) is reaffirming its’ call for a National Public Inquiry into missing and murdered Aboriginal women and girls in Canada as the tragedy continues. Just in the past six months, NWAC has noted that at least eight Aboriginal women have been murdered.

“These statistics should raise the alarm for all Canadians,” stated President, Michèle Audette. Much too frequently, somewhere in Canada, families feel the pain and loss of a loved one who has been a victim of violence. This happens way too often for our Aboriginal people, and to the most vulnerable in our society, the women and girls.”

On behalf of NWAC, President Audette would like to publicly express heartfelt sympathies to the families who have suffered recent losses under such horrible circumstances: Goforth, Kelly Nicole: 21 year old woman found on September 25, 2013 in Regina, SK; Ballantyne, Heather: 40 year old woman found on October 29, 2013 in Pellican Narrows, SK; Desjarlais, Cassandra Joan: 24 year old woman October 31, 2013 in Regina, SK McKinney, Miranda: 50-year-old woman found on November 3, 2013, from Swan Lake, MB Roberts, Jodi: 24 year old woman found on November 27, 2013 near Sucker River, SK; Boisvert, Tricia: 36 year old woman found on January 23, 2014 near Quyon, QC; Gabriel, Rocelyn: 20 year old woman found on January 26, 2014 in Portage la Prairie, MB; Saunders, Loretta, 26 year old found on February 26, 2014 near Salisbury, NB.

Through the five-year Sisters in Spirit initiative (2005 – 2010), NWAC was able to identify 582 missing and/or murdered Aboriginal women and girls in Canada. Continued tracking of occurrences have indicated that the numbers continue to climb; recent reports now list over 800 incidents of missing or murdered Aboriginal women and girls. On February 14, 2014, NWAC delivered a petition signed by over 23,000 Canadians in support of NWAC’s call for a National Public Inquiry and National Action Plan.

Anyone with information on the above noted cases (or any other case) can leave an anonymous tip to Crime Stoppers by calling toll-free 1-800-222-TIPS (8477).

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14.02.28 Ongoing Tragedy

Conférence de presse – L’Association des femmes autochtones du Canada présente des pétitions réclamant la tenue d’une enquête publique nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées

AVIS AUX MÉDIAS

QUOI : Le 13 février 2014, Michèle Audette, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), sera sur la Colline du Parlement pour faire appel au gouvernement du Canada afin de lui remettre plus de 23 000 signatures réclamant la tenue d’une enquête publique nationale sur la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.

QUI : Michèle Audette, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, l’aînée Annie Smith St Georges, des membres de familles éplorées, Lorna Martin, Sue Martin et Gail Nepinak, ainsi que des députées fédérales : la Dre Carolyn Bennett et Niki Ashton

QUAND : Le jeudi 13 février 2014 13 h (HNE)

OÙ : Salle de conférence de presse Charles-Lynch, édifice du Centre 111, rue Wellington, Ottawa (Ontario)

POURQUOI : L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) remettra au gouvernement du Canada les signatures de plus de 23 000 personnes qui réclament la tenue d’une enquête publique nationale sur la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées. Dans le cadre de l’initiative Soeurs par l’esprit, qui a duré cinq ans (2005-2010), l’AFAC a documenté près de 600 cas « connus » de femmes et de filles disparues et/ou assassinées. Les résultats de ce travail ont été publiés à des fins de sensibilisation et pour promouvoir l’action dans ce dossier. Selon des recherches plus récentes, il y a maintenant plus de 800 femmes autochtones disparues et/ou assassinées au Canada.

COMMENT : Pour obtenir plus d’information, contacter :
Claudette Dumont Smith, directrice générale
1-800-461-4043 ou [email protected]

14.02.13 Conférence de presse – L’Association des femmes autochtones du Canada présente des pétitions

Des Milliers de Canadiens Réclament la Tenue d’une Enquête Publique Nationale sur les Femmes Autochtones Disparues et Assassinées

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 13 février 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a livré aujourd’hui à la Chambre des communes plus de 23 000 signatures appuyant la position de l’AFAC, qui réclame la tenue d’une enquête publique nationale sur la disparition et le meurtre de plus de 600 femmes et filles autochtones. « C’est une tragédie nationale qu’on ne peut pas ignorer plus longtemps », a dit la présidente, Michèle Audette.

Au cours des deux dernières années, l’AFAC a recueilli 23 088 signatures de Canadiens préoccupés par cette situation, qui veulent que des mesures soient prises pour remédier au taux élevé de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées. Les signataires de la pétition réclament la tenue d’une enquête publique nationale, une étape essentielle, selon l’AFAC, en vue de mettre en oeuvre un plan d’action national détaillé et coordonné pour apporter une solution à l’ampleur et à la gravité de la violence à laquelle sont confrontées quotidiennement les femmes et les filles autochtones. Le 13 février 2014 marque le dernier jour des entrevues entendues par les membres du Comité spécial du Parlement sur la violence faite aux femmes autochtones au Canada. Le  Comité spécial a été créé par suite de l’adoption à l’unanimité par la Chambre des communes d’une motion présentée par la députée libérale Carolyn Bennett pour traiter du taux élevé de femmes autochtones assassinées et disparues au pays. Le Comité a entendu de nombreux intervenants, mais n’a pas reconnu à l’AFAC la qualité d’intervenant, comme on l’avait demandé, malgré le fait que celle-ci représente les femmes autochtones de tout le Canada.

« De combien d’autres signatures avons-nous besoin, ou combien d’autres femmes et de filles autochtones doivent-elles disparaître ou être assassinées, pour persuader le gouvernement du Canada qu’une enquête publique nationale s’impose afin d’examiner cette question et de trouver et appliquer des solutions pour mettre fin à cette tragédie nationale. Il est temps d’agir! », a imploré la présidente de l’AFAC, Michèle Audette.

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14.02.13 Des Milliers de Canadiens Réclament la Tenue d’une Enquête Publique Nationale

Déclaration commune, le 13 février 2014

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a remis au gouvernement du Canada plus de 23 000 signatures réclamant la tenue d’une enquête publique nationale sur la disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones. Il y a des années que les familles et les communautés éplorées s’efforcent, mais en vain, d’attirer l’attention sur le nombre élevé de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées au Canada.

Dans le cadre de l’initiative Soeurs par l’esprit, qui a duré cinq ans (2005-2010), l’AFAC a documenté près de 600 cas « connus » de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées. Les résultats des recherches de l’AFAC ont été publiés et diffusés comme moyen de sensibilisation et de promotion d’un dialogue à ce sujet. Nous poursuivons les travaux en ce sens, et le nombre de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées se chiffre maintenant à plus de 800. L’AFAC est reconnaissante envers les nombreux autres organismes et individus qui continuent de sensibiliser le public à ce grave problème qui est loin d’être résolu. Ensemble, nous collaborons à l’atteinte d’un objectif commun pour dénoncer cette injustice.

Le mouvement de sensibilisation des Canadiens prend de l’essor. La colère monte chez les Premières Nations, les Métis et les Inuits, qui ont recours à leurs propres moyens d’expression et d’appel à l’action. À travers le Canada et sur la scène internationale, des groupes réclament qu’on mette fin à la violence fondée sur le sexe, dans le cadre d’actions collectives comme la journée « Ayez un coeur » de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada, le mouvement « One Billion Rising », des marches commémoratives et la Journée nationale d’action de la Fondation filles d’action.

Il y a un an, l’AFAC lançait une pétition réclamant la tenue d’une enquête publique nationale, à la suite de quoi les signatures et les messages de solidarité ont afflué. Plus de 23 000 signatures ont été recueillies jusqu’ici. Les pétitions seront remises au gouvernement du Canada le 13 février pour marquer le dernier jour d’entrevues du Comité spécial du Parlement sur la violence faite aux femmes autochtones au Canada.

La tenue d’une enquête publique nationale est une étape essentielle en vue de mettre en oeuvre le plan d’action national détaillé et coordonné que réclament l’AFAC et ses nombreux sympathisants. « Comme l’ont répété nos organisations communautaires, cette mesure s’impose pour apporter une solution à l’ampleur et à la gravité de la violence à laquelle sont confrontées quotidiennement les femmes et les filles autochtones. Ensemble, nous réclamons de tous les ordres de gouvernement qu’ils s’engagent et qu’ils agissent », a déclaré Michèle Audette.

En terminant, nous tenons à exprimer notre gratitude et nos sincères remerciements aux familles éplorées; nous les remercions de partager leurs histoires avec nous et pour le leadership dont elles font preuve dans ce mouvement. Vous êtes la raison pour laquelle nous continuons de réclamer de l’action. Nous sommes honorées de cheminer à vos côté dans cette démarche!

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14.02.13 Déclaration commune, le 13 février 2014

L’Association des femmes autochtones du Canada est déçue du budget déposé hier

COMMUNIQUÉ – PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA (Ontario), le 12 février 2014 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) était heureuse initialement en apprenant que le nouveau budget fédéral comprenait de nouveaux investissements dans l’examen de la situation des femmes autochtones disparues et assassinées. « Cependant, déclare la présidente de l’AFAC, Mme Michèle Taïna Audette, les montants prévus dans ce budget ne sont pas suffisants pour réduire la violence envers les femmes autochtones en général et sont très loin de répondre à notre demande pour la tenue d’une enquête publique nationale et l’élaboration d’un plan d’action détaillé ».

Le budget fédéral 2014 comprend le renouvellement pour deux ans de la Stratégie de la justice applicable aux Autochtones et des ressources visant à réduire la violence, y compris la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. Ces investissements seront utiles pour la prise de mesures communautaires, mais ne feront rien pour contrer le ciblage des femmes et des filles autochtones qui entraîne la disparition et la mort par des délinquants non autochtones, parce que ceux-ci croient que leurs actes ne donneront même pas lieu à des enquêtes. « Les autres investissements, en ce qui concerne l’ADN et d’autres mesures gouvernementales en matière de justice, ne sont pas particuliers aux femmes autochtones. En l’absence d’objectifs spécifiques de réduction de la violence et des meurtres de nos femmes, ces investissements n’auront probablement aucun impact », dit la Mme Michèle Taïna Audette.

Le budget fédéral 2014 déposé par le ministre des Finances, Jim Flaherty, confirme l’octroi d’un nouveau financement de base de 1,25 milliard de dollars à l’appui de l’éducation des Premières Nations de 2016-2017 à 2018-2019, avec un taux de croissance annuel de 4,5 %, et inclut un fonds bonifié pour l’éducation de 160 millions de dollars sur quatre ans à compter de 2015-2016 et 500 millions $ sur sept ans, à partir de 2015-2016, pour la création d’un nouveau fonds pour l’infrastructure éducationnelle des Premières Nations. L’AFAC est satisfaite de l’augmentation du financement global de l’éducation, mais craint qu’aucune mesure ou soutien particuliers ne soient encore une fois prévus pour répondre aux besoins de plus de la moitié de la population autochtone, c’est-à-dire les femmes autochtones, dont un grand nombre sont chefs de familles monoparentales.

Le Plan d’action économique 2014 propose de fournir 36 millions $ sur quatre ans pour renouveler le Programme des ordinateurs pour les écoles, pour que les élèves et les stagiaires aient accès à du matériel de technologies de l’information et des communications ainsi qu’à une formation professionnelle dans ce domaine. Pourtant, seulement 150 000 $ sont attribués à Condition féminine Canada en 2014-2015 pour développer le mentorat parmi les entrepreneures. « C’est totalement inacceptable », de dire Mme Michèle Taïna Audette.

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14.02.12 L’Association des femmes autochtones du Canada est déçue du budget déposé hier