OTTAWA – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) prend des mesures immédiates pour porter plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne et demander une intervention internationale et la tenue d’une enquête par l’Organisation des États Américains (OEA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU) afin de forcer le gouvernement fédéral à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin au génocide envers les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre autochtones.

L’AFAC prend cette mesure urgente après une tentative manquée de la part du gouvernement fédéral de présenter un plan d’action véritable pour agir relativement au génocide envers les femmes autochtones au Canada. Deux ans après la publication du rapport finale de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, le gouvernement fédéral a présenté, plus tôt aujourd’hui, un document intitulé « Federal Pathways » au lieu du plan d’action national que demandait la commission d’enquête.

Cela signifie que le gouvernement n’agit pas relativement aux 231 appels à la justice, qui sont des impératifs juridiques.

Comme l’indique l’appel à la justice 1.1, le plan d’action devait être assorti des ressources réservées, d’un échéancier de mise en œuvre, d’objectifs mesurables et des ressources nécessaires consacrées au renforcement des capacités et à des solutions viables et à long terme. Rien de tout cela ne se retrouve dans le document « Pathways » du gouvernement. En particulier, le plan d’action devait inclure des dispositions de mise en œuvre, ce qui n’est pas le cas.

« De fait, le document du gouvernement n’est rien de plus qu’un plan pour concevoir un plan. Et les mesures ambitieuses qu’il contient sont en grande partie un remâchage de vieilles idées avec quelques nouveaux éléments ajoutés, mais aucun engagement », a dit Lorraine Whitman, présidente de l’AFAC.

« C’est une question urgente de droits de la personne, qui attire l’attention mondialement », a dit Lynne Groulx, PDG de l’AFAC. « Le génocide se poursuit et c’est ce sur quoi nous voulons qu’il y ait enquête. Les structures systémiques et institutionnelles coloniales doivent être démantelées. Le gouvernement fédéral avait la chance de corriger la situation et il ne l’a pas fait. Le gouvernement peut établir toutes les priorités qu’il veut, mais il n’en reste pas moins que les priorités ne sont pas des actions. »

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