OTTAWA – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est préoccupée par les questions sur les dossiers autochtones qui ont été posées aux chefs des partis politiques dans le débat de mercredi soir en vue des élections du 20 septembre.

« Malgré une enquête nationale et 231 appels à la justice, il n’y a eu aucune question sur le génocide ni sur les femmes autochtones en particulier », a dit Lynne Groulx, directrice générale de l’AFAC.

« On ne peut pas traiter des questions autochtones sans qu’il y ait une composante genrée », a dit Mme Groulx. « Les femmes autochtones ont été abandonnées. Nous avons besoin d’un plan pour mettre fin aux violations des droits de la personne qui ont lieu au Canada, pour donner aux femmes autochtones l’accès à de l’eau salubre et des logements sécuritaires et pour soutenir leurs entreprises. »

Non seulement n’a-t-on pas demandé aux chefs de partis comment ils mettront fin à la crise de la violence qui afflige les femmes autochtones, mais il n’y a pas eu de questions sur le legs des pensionnats autochtones, ni sur le racisme dans les soins de santé, ni sur les moyens d’apporter la prospérité économique aux Autochtones.

Les questions posées aux chefs portaient plutôt sur la salubrité de l’eau potable, les langues autochtones et les manifestations des Wet’suwet’en en 2020.

« Toutes ces questions sont importantes, a dit Mme Groulx, surtout le problème du manque d’eau propre dans les réserves. »

« Mais il y a des menaces véritables et sérieuses à la sécurité des femmes autochtones à travers le pays – des enjeux néfastes et parfois mortels qui se répercutent sur leur vie; le prochain premier ministre du Canada sera obligé de s’en occuper », a-t-elle dit. « Espérons que ces questions seront soulevées lors du débat des chefs en anglais. »

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