L’AFAC félicite l’ex-membre de son conseil d’administration Bernadette Smith, qui remporte la circonscription de Point Douglas

OTTAWA (Ontario), le 19 juin 2017 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) félicite la députée provinciale Bernadette Smith, candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) nouvellement élue dans la circonscription électorale provinciale de Point Douglas, au Manitoba. Ayant grandi dans le quartier nord de Winnipeg (« North End »), où la violence serait normalisée et les femmes autochtones sont exposées à un risque élevé de violence, cette activiste métisse a connu la pauvreté, elle a acquis une vaste expérience de travail et elle manifeste une grande passion pour défendre et promouvoir le bien-être des femmes des Premières Nations et des Métisses.

Mme Smith, dont la sœur, Claudette Osborne, est portée disparue depuis 2008, est bien connue pour son travail de défense et promotion des intérêts des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées; elle a reçu l’Ordre du Manitoba en 2016 pour ses contributions exceptionnelles au mouvement pour mettre fin à la violence envers les femmes autochtones. S’exprimant ouvertement contre la violence et le racisme systémiques, elle interpelle les médias pour leur représentation des femmes autochtones et de la nécessité d’éliminer la pauvreté, Mme Smith a apporté un point de vue éclairé de la base au conseil d’administration de l’AFAC à titre de présidente de Manitoba Moon Voices, l’une des treize associations provinciales et territoriales membres (APTM) de l’AFAC. Cette enseignante et mère de cinq enfants, infatigablement au service de sa communauté dans la défense et la promotion des intérêts des enfants et des jeunes, a fait campagne sur la nécessité de redonner des fonds a organisations et initiatives communautaires.

« Je suis enchantée de voir une dirigeante si engagée envers sa communauté, qui comprend les besoins particuliers des femmes et des filles autochtones, recevoir l’appui des électeurs », a dit la présidente intérimaire de l’AFAC, Francyne D. Joe. « C’était un grand plaisir d’avoir sa voix à notre conseil d’administration et je suis convaincue qu’elle continuera à servir de catalyseur de changement véritable dans sa nouvelle fonction. »

-30-

Pour obtenir plus d’information, contacter :

Lynne Groulx, directrice générale
1, rue Nicholas, 9e étage
Ottawa, ON K1N 7B7
Téléphone : 613-722-3033, poste 233
Sans frais : 1-800-461-4043
Courriel : [email protected]

COMMUNIQUÉ : La présidente de l’AFAC, Francyne Joe, représente les femmes autochtones dans un groupe d’experts sur l’environnement et les changements climatiques

MARRAKECH (Maroc), le 20 novembre 2016 – La présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), Francyne Joe, continue de représenter la voix des femmes des Premières Nations à la conférence sur le climat, au Maroc, où a lieu la 22e conférence des Parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

À l’invitation de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, Mme Joe a pris la parole lors d’un débat, mardi, sur les contributions des communautés autochtones au programme d’action du Canada en matière de changement climatique. Elle a souligné le rôle historique des femmes autochtones en tant que gardiennes de la terre, qui transmettent le savoir traditionnel aux générations suivantes par des récits et des cérémonies, et elle a parlé de la menace que représente la Loi sur les Indiens pour ces traditions.

En tant que population vulnérable qui dépend d’une relation étroite avec la terre et l’eau, elle a décrit comment les femmes autochtones sont les plus susceptibles de devenir des « réfugiés climatiques » par suite de changements climatiques, comme les inondations, qui ont des répercussions profondes sur leurs communautés. Mme Joe suggère que les contributions immédiates les plus nécessaires comprennent l’amélioration des logements et des infrastructures, la planification de secours et d’interventions d’urgence et l’adoption de mesures pour assurer la sécurité alimentaire et la salubrité de l’eau.

« Afin de protéger l’environnement des Premières Nations et de réduire le risque de violence envers les femmes, il faut consulter les femmes des Premières Nations avant de lancer des projets intensifs de développement énergétique, comme l’extraction de pétrole et de gaz ou de charbon et les développements hydroélectriques », a affirmé Mme Joe, faisant allusion au rapport d’Amnistie internationale publié récemment à propos des effets néfastes sur les droits des peuples autochtones de l’économie de l’extraction des ressources naturelles dans le nord de la Colombie-Britannique.

Cette année a marqué la première journée pour la justice climatique, une manifestation parallèle des Nations Unies visant la reconnaissance des effets profonds des changements climatiques sur les peuples autochtones, la relation entre les changements climatiques et les droits de la personne et le besoin urgent pour les gouvernements de consulter les communautés autochtones sur ces questions.

« En tant que représentantes des femmes et des filles autochtones, l’AFAC reconnaît que les changements climatiques se répercutent sur la vie quotidienne des femmes autochtones et qu’ils détruisent des communautés et forcent des peuples à abandonner des traditions culturelles qui sont si fortement liées à la terre, à l’eau, aux plantes et aux animaux », a conclu Mme Joe.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

-30-

CONTACT :

Lynne Groulx

Directrice générale

1, rue Nicholas, 9e étage

Ottawa, ON  K1N 7B7

Tél. : 613-722-3033

Sans frais : 1-800-461-4043

Courriel : [email protected]

l’AFAC ont collectivement déterminé les noms de trois femmes autochtones décédées à présenter à la Banque du Canada

 

OTTAWA (Ontario), le 15 avril 2016 – Le personnel et le conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada ont collectivement déterminé les noms de trois femmes autochtones décédées à présenter à la Banque du Canada dans le cadre du processus d’appel de candidatures ouvert pour faire figurer une femme sur son prochain billet de banque.

À titre de voix des femmes autochtones au Canada, l’AFAC est d’avis qu’il est de notre devoir de célébrer le rôle d’une grande influence joué par les femmes autochtones dans notre histoire collective. En mettant en vedette l’une ou l’autre des formidables femmes suivantes, la Banque du Canada ferait non seulement un grand pas vers la réconciliation, mais elle se joindrait à nos communautés pour reconnaître le leadership et la résilience de nos femmes.

L’AFAC a choisi les trois femmes suivantes dont nous soumettons les noms à la Banque du Canada :

1. E. Pauline Johnson (1861-1913) :
Mohawk de la réserve des Six Nations de la rivière Grand, en Ontario, Emily Pauline Johnson (nom mohawk : Tekahionwake) s’est fait connaître avantageusement dans le domaine des arts en tant qu’écrivaine, poète et interprète acclamée. Ses œuvres ont été publiées et applaudies par de nombreux publics au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

2. Annie Mae Aquash (1945-1975)
Mi’kmaq de Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, Annie Mae Aquash (nom mi’kmaq : Naguset Eask) était inébranlable dans la détermination avec laquelle elle revendiquait l’habilitation et la souveraineté des Autochtones. Activiste pendant toute sa vie, elle a milité pour le mouvement indien d’Amérique du Nord dans les années 1970.

3. Shannen Koostachin (1995-2010)
La jeune militante crie Shannen Koostachin, de la Première Nation d’Attawapiskat dans le nord de l’Ontario, était intrépide et courageuse. Shannen’s Dream [le rêve de Shannen], un mouvement de jeunes qui revendiquent le financement équitable de l’éducation pour les enfants des Premières Nations, découle de son activisme. Malgré le fait qu’elle ne correspond malheureusement pas tout à fait aux critères, puisqu’elle a perdu la vie il y a six ans seulement, l’AFAC croit que, par son esprit, son influence et son militantisme, Shannen a plus que mérité sa place à titre de candidate.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

―30―

CITATION :

« Chacune à sa manière, ces trois personnes incarnent ce qu’il y a de beau et de puissant chez les femmes autochtones. J’espère sincèrement que la Banque du Canada tiendra compte de la candidature de ces femmes remarquables pour son prochain billet de banque. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

CONTACT MÉDIAS :

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
[email protected]
+1 613-485-1988

 

La présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, participe à deux réunions parallèles dans le cadre de la session 2016 de la Commission du Statut de la femme de l’ONU

 

New York (New York, États-Unis), le 24 mars 2016 – Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a participé à deux réunions parallèles clés à la 60e session de la de la Commission du statut de la femme des Nations Unies (#CSW60) à New York (New York).

La première de ces activités parallèles, sur le thème de l’habilitation des femmes autochtones pour combattre l’épidémie mondiale de meurtre et de disparition de femmes autochtones, a jeté un regard interdisciplinaire et intergénérationnel sur la violence disproportionnée à laquelle sont confrontées les femmes et les filles autochtones partout en Amérique du Nord. Les autres panélistes étaient la Dre Mary Roessel (Navajo), de l’Indian Hospital de Santa Fe, Noel Altaha (Apache) de l’Université Columbia et Betty M. Lyons (Onondaga), présidente de l’American Indian Law Alliance. La modération de la discussion était assurée par Tia Oros Peters (Zuni), directrice générale de Seventh Generation Fund.

La deuxième réunion parallèle, sur le thème Ensemble nous sommes plus fortes : les mouvements de femmes autochtones pour mettre fin à la violence envers les Amérindiennes, les Autochtones de l’Alaska et les femmes autochtones, avait pour but de reconnaître, renforcer et honorer le mouvement mondial grandissant qui vise à mettre fin à la crise des droits de la personne que constitue la violence envers les femmes et les filles autochtones. Les autres participantes étaient Terri Henry, coprésidente du groupe de travail sur la violence envers les femmes du National Congress of American Indians et présidente du conseil d’administration de l’Indian Law Resource Centre, ainsi que Tamra Truett Jerue, directrice de l’Alaska Native Women’s Resource Centre, administratrice tribale et directrice des services sociaux pour le Conseil tribal du village d’Anvik.

CITATION

 

« C’est un honneur de participer à chacune de ces réunions parallèles d’importance critique pendant la 60e session de la Commission des Nations Unies sur le statut de la femme. Traverser l’île de la Tortue pour nous joindre à nos sœurs d’ici et d’ailleurs est un élément crucial de la solution à cette épidémie internationale. Pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones, nous devons continuer de collaborer – partager nos histoires et établir des partenariats stratégiques interdisciplinaires. Ensemble, nous sommes plus fortes. »
―Dawn Lavell-Harvard, Ph. D., présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

―30―

 

 

POUR LES DEMANDES DES MÉDIAS OU POUR OBTENIR PLUS D’INFORMATION :

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
+1 613-485-1988
[email protected]

Ovation debout à la réunion 2016 de la Commission du statut de la femme des Nations Unies pour la présidente de l’AFAC, Dawn Lavell-Harvard, qui a parlé de la détresse des femmes et des filles autochtones au Canada


New York (New York, États-Unis), le 18 mars 2016 – Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, a été invitée à joindre la soixantième session de la Commission du statut de la femme des Nations Unies, qui a commencé le 14 mars et se poursuit jusqu’au 24 mars 2016 au siège des Nations Unies, à New York.

Mme Lavell-Harvard s’est jointe hier (le 17 mars 2016) à un groupe estimé de femmes autochtones pour une réunion parallèle spéciale sur le thème des voies de l’égalité pour les femmes et les filles autochtones. Ayant pour but d’examiner les facteurs sous-jacents qui contribuent aux mauvais traitements envers les femmes et les filles autochtones, notamment les répercussions à long terme du colonialisme, du racisme et du sexisme, cette réunion parallèle était parrainée par le Canada.

Outre Mme Lavell-Harvard, le panel comprenait mesdames Chandra Roy Henriksen, chef du Secrétariat de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, Betty Lyons, présidente et directrice générale de l’American Indian Law Alliance et Mirna Cunningham Kain, ex-présidente de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones. Ce groupe d’expertes était modéré par la ministre de la Justice et procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould.

Les panélistes ont parlé collectivement du besoin persistant d’approches holistiques dirigées par des Autochtones pour s’attaquer à la discrimination dont les femmes et les filles autochtones continuent de faire l’objet, y compris la violence et les mauvais traitements.

Mme Lavell-Harvard a parlé du fait que les circonstances déplorables, complexes et particulières des femmes et des filles autochtones au Canada, malgré l’élection récente d’un gouvernement prometteur, demeurent graves et affirmé que cette situation exige que des mesures soient prises pour y remédier. La présidente de l’AFAC a décrit les efforts exténuants de la base, déployés depuis des décennies par l’Association des femmes autochtones du Canada, ainsi que d’autres groupes et activistes à titre individuel des différentes régions du Canada, qui ont travaillé sans relâche pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la réalité des femmes autochtones disparues et assassinées – ce qui a mené finalement à la tenue de l’enquête nationale maintenant amorcée.

―30―

 

CITATION
« Être née Autochtone et femme dans un pays comme le Canada signifie que nous sommes dès la naissance des êtres politiques. Nous reconnaissons que le Canada a maintenant les ressources et l’infrastructure nécessaires pour battre la marche afin de faire cesser la violence envers les femmes et les filles autochtones à l’échelle nationale et internationale. Mettre fin à des décennies d’oppression systémique et de mauvais traitements ne peut pas se faire du jour au lendemain, mais le pouvoir de nos femmes peut venir à bout de l’opposition la plus solide si nous sommes toutes unies. Ensemble, aux côtés de nos partenaires internationaux, nous allons mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones. »
―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada

 

CONTACT MÉDIAS

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
[email protected]
+1 613-485-1988

L’AFAC renouvelle son appel à un renforcement immédiat des services de santé et des ressources pour les communautés confrontées à une épidémie de suicides

L’Association des femmes autochtones du Canada renouvelle son appel à un renforcement immédiat des services de santé et des ressources pour les communautés confrontées à une épidémie de suicides

 

OTTAWA (Ontario), le 11 mars 2016 – L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) éprouve un immense chagrin à la suite des événements tragiques survenus récemment dans la Nation crie de Pimicikamak. Nous offrons nos sincères condoléances à la communauté, ainsi qu’aux familles et aux amis endeuillés par la perte de leurs proches.

Les rapports récents faisant état de suicides et de tentatives de suicide dans la Nation crie de Pimicikamak sont dévastateurs; cette réalité n’est toutefois malheureusement pas un fait isolé. Selon l’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations 2002-2003, trois adultes sur dix (31 %) ont indiqué avoir eu des pensées suicidaires et un sur six (16 %) avait fait une tentative de suicide au cours de sa vie. De plus, les femmes autochtones étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir tenté de se suicider (18,5 % comparés à 13,1 %).

Santé Canada rapportait en 2010 que, selon les estimations, le taux de suicide chez les jeunes Autochtones au Canada est de cinq à six fois plus élevés qu’il ne l’est chez leurs homologues non autochtones. C’est une crise de droits de la personne à laquelle il faut réagir immédiatement.

L’AFAC est actuellement partenaire des Instituts de recherche en santé du Canada dans le cadre de leur initiative Voie de l’équité en santé pour les Autochtones, laquelle est concentrée sur l’avancement de la recherche portant sur des interventions communautaires en matière de santé mentale et de mieux-être adaptées au sexe et au contexte culturel.

 

CITATION :

 

« Les communautés autochtones sont confrontées à une épidémie de suicide. Lorsque nous perdons un membre de notre communauté au suicide, surtout s’il s’agit d’une jeune personne, la communauté entière en ressent collectivement les répercussions. Il faut immédiatement des services plus robustes dans nos communautés pour empêcher ces tragédies de se reproduire, ce qui signifie reconnaître l’oppression structurelle à laquelle nos communautés sont assujetties et instaurer dès maintenant des services plus solides. Il est clair que cette épidémie exige une action immédiate; nos communautés n’ont pas les moyens d’attendre. »

―Dawn Lavell-Harvard, présidente, Association des femmes autochtones du Canada
 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières Nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

―30―

 

CONTACT MÉDIAS :
Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
[email protected]
+1 613-722-3033, poste 235
+1 613-485-1988 (cell.)

 

 

Un symposium produit 22 recommandations pour l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées

COMMUNIQUÉ  //  PUBLICATION IMMÉDIATE

 

Un symposium produit 22 recommandations pour l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées

 

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), l’Alliance canadienne féministe pour l’action internationale (AFAI) et la Revue juridique La femme et le droit ont tenu un symposium sans précédent pour débattre de la conception de l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées les 30 et 31 janvier 2016, à Ottawa.

Ce symposium de deux jours (intitulé Murders and Disappearances of Indigenous Women and Girls: Planning for Change – Towards a National Inquiry and an Effective National Action Plan [Meurtres et disparitions de femmes et de filles autochtones : Planifier le changement – vers une enquête nationale et un plan d’action national efficace]) rassemblait des experts internationaux en matière de droits de la personne des Nations Unies et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, la conseillère spéciale de la Maison-Blanche en matière de violence envers les femmes, des dirigeantes autochtones, des membres des familles éprouvées et des militantes féministes de la base de différentes régions du Canada.

 

Les délibérations du symposium ont donné lieu à 22 recommandations concernant la conception de l’enquête nationale tant attendue, chacune de ces recommandations étant impérative pour faire de cette enquête un examen approfondi, pragmatique et objectif et pour qu’elle soit, au bout du compte, couronnée de succès.

 

Les 22 recommandations font ressortir les besoins suivants :

 

  • mettre clairement l’accent sur la violence genrée et racialisée envers les femmes et les filles autochtones;

 

  • l’importance critique de prendre en compte les torts causés par la violence aux membres des familles éprouvées et celle de les soutenir par la réparation, la guérison, des cérémonies, la commémoration et l’indemnisation;

 

  • l’explication, dès le départ, que l’enquête est d’envergure nationale et qu’elle comprendra l’examen minutieux du comportement des autorités fédérales, provinciales et territoriales et de leurs politiques;

 

  • l’examen 1) des failles dans le système judiciaire et dans le travail des forces de l’ordre et 2) l’inégalité sociale et économique sous-jacente des femmes et des filles autochtones, qui permet la violence et la perpétue;

 

  • l’encadrement de l’enquête dans l’optique des droits de la personne, pour que les recommandations déjà formulées par les Nations Unies et la Commission interaméricaine soient mises en œuvre et que les solutions proposées soient mesurées par rapport aux normes des droits de la personne.

 

Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, a dit : « La violence genrée, sexualisée et racialisée envers les femmes et les filles autochtones viole nos engagements à l’égard de l’égalité et cause des torts intergénérationnels durables aux familles et aux communautés. Ces 22 recommandations établissent les mesures nécessaires pour nous permettre de nous attaquer à cette crise efficacement et commencer à renverser le cycle de la violence. »

 

Document accès complet des résultats du symposium avec 22 recommandations ici

 

CITATIONS

« Le symposium a mis le doigt sur le nœud du problème, c’est-à-dire que l’égalité ne sera jamais réalisée tant qu’on ne mettra pas fin à la violence genrée, racialisée et sexualisée envers les femmes et les filles autochtones, perpétrée par les hommes, autochtones et non autochtones et par les représentants de l’État. Pour y arriver, il faut que tous les ordres de gouvernement au Canada agissent [TRADUCTION]. »

―Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada
« Il est essentiel que l’enquête nationale s’inscrive dans un cadre de ressources humaines. Non seulement le Canada doit-il mettre en œuvre les recommandations du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, mais il doit aller plus loin encore. Nous devons faire en sorte que le plan national qui émergera de l’enquête nous fera avancer dans le sens du respect des droits des femmes et des filles autochtones et du respect de leurs obligations par les gouvernements du Canada [TRADUCTION]. »

―Shelagh Day, présidente, Comité des droits de la personne, Alliance canadienne féministe pour l’action internationale (AFAI)

 

―30―

 

 

Pour obtenir plus d’information et pour les requêtes médiatiques :

Jenn Jefferys
Association des femmes autochtones du Canada
[email protected]
+1 613-722.3033, poste 235
+1 613-485-1988 (cell.)
 

 

L’AFAC est solidaire de l’est du centre-ville aujourd’hui pendant la 26e Marche commémorative annuelle des femmes

L’AFAC est solidaire de l’est du centre-ville aujourd’hui pendant la 26e Marche commémorative annuelle des femmes

Vancouver (Colombie-Britannique), le 14 février 2016 ― Aujourd’hui, pour la 26e année consécutive, la Marche commémorative annuelle des femmes pour les femmes autochtones disparues et assassinées a lieu dans l’est du centre-ville de Vancouver. Cette marche a lieu à la mémoire de toutes celles qui sont décédées des suites de la violence physique, mentale, émotionnelle et spirituelle dans la région.

L’est du centre-ville de Vancouver, en Colombie-Britannique, a été témoin de la violence la plus horrible contre les femmes et les filles autochtones au pays. Par suite de l’inaction de la police, du racisme, du sexisme, de la pauvreté et des structures socioéconomiques qui continuent de défavoriser de façon disproportionnée les femmes et les filles autochtones, l’est du centre-ville est la scène du meurtre de plus de 100 femmes autochtones. C’est inacceptable.

Dawn Lavell-Harvard, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, déclare que : « Il y a 26 ans, plutôt que de se laisser emporter par la douleur, des militantes féministes ordinaires ont audacieusement manifesté dans les rues pour honorer ces soeurs qui ont été ravies dans l’est du centre-ville. Aujourd’hui, nous continuerons à marcher comme seules les femmes autochtones le peuvent. L’AFAC est fière de se montrer solidaire avec vous. Merci de votre grâce et de votre force constantes malgré cette tristesse. Vous avez toute mon affection. »

Nikki Fraser, représentante jeunesse de l’Association des femmes autochtones du Canada pour la région Ouest, affirme que : « Aujourd’hui, tant ici en Colombie-Britannique que dans le reste du pays, nous devons nous tourner vers nos Aînés et nos traditions et recentrer nos efforts pour mettre fin à la violence commise contre nos soeurs. Nous devons veiller à ce que nos filles ne soient pas témoins à leur tour de telles tragédies. »

L’AFAC continuera de demander instamment au gouvernement fédéral de faire en sorte que l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées à venir procure guérison et justice à toutes les régions du pays où des familles sont affectées par ces tragédies, y compris l’est du centre-ville.

L’AFAC a dans son coeur et dans ses prières les familles (de même lignée ou non) en quête de paix et de réconciliation dans la foulée de ces tragédies. Nous espérons que vos cœurs trouveront la paix aujourd’hui. Ensemble, nous obtiendrons justice.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) est fondée sur l’objectif commun d’améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes des Premières nations et des Métisses au sein des sociétés autochtones et de la société canadienne. À titre d’organisme national qui représente les femmes autochtones depuis 1974, l’AFAC a pour mandat d’accomplir l’égalité pour toutes les femmes autochtones au pays.

 

―30―

 

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :

Jenn Jefferys
Agente d’information
Association des femmes autochtones du Canada
+1 613-485-1988 (cell)
[email protected]

Bourse d’études prestigieuse attribuée à la gestionnaire principale du service Sécurité et prévention de la violence de l’AFAC, Gail Gallagher

L’Association des femmes autochtones du Canada vous invite à vous joindre à nous pour féliciter notre gestionnaire principale du Service Sécurité et prévention de la violence de l’AFAC, Gail Gallagher, à qui l’Université de l’Alberta vient d’attribuer une importante bourse d’études universitaires.

 

Fière membre de la Première Nation crie de Frog Lake, en Alberta, Mme Gallagher réside actuellement dans la capitale nationale. Elle en est à sa dernière année d’études de maîtrise à la faculté d’études autochtones de l’Université de l’Alberta.

 

Sa thèse de maîtrise porte sur l’exploitation sexuelle et la marginalisation des femmes autochtones, ainsi que les moyens qu’emploient les activistes autochtones pour les amoindrir – sujet essentiel, qui non seulement continuera d’enrichir l’expertise de Gail dans son rôle à l’AFAC, mais contribuera aussi au fonds croissant d’études universitaires sur la question de l’inégalité sociale, économique et culturelle des femmes autochtones au Canada.

 

La « Queen Elizabeth II Graduate Scholarship » décernée à Gail Gallagher est une bourse de chercheur boursier des cycles supérieurs. « C’est remarquable », dit la directrice générale de l’AFAC, Claudette Dumont-Smith. « Je demande à tous les membres du personnel et du conseil d’administration de l’AFAC, ainsi qu’à tous les amis de l’Association dans l’ensemble du Canada de se joindre à moi pour féliciter Mme Gallagher pour cette réalisation extraordinaire. Le travail de Gail inspirera sans doute d’autres femmes autochtones et les encouragera à réussir comme elle dans leurs études. »

 

Avant d’être embauchée à titre de gestionnaire principale du service Sécurité et prévention de la violence à l’Association des femmes autochtones du Canada, Gail avait acquis une expérience de travail considérable par l’établissement de relations et de partenariats aux niveaux du gouvernement fédéral, des provinces et des administrations régionales des Premières Nations.

 

Félicitations, Gail!